II
vent sans lien, sans transition appréciables. C'est comme une encyclopédie dont on aurait bouleversé Tordre alphabétique. Il n'y aurait aucun inconvénient aie lire au rebours., en commençant par la tin. Ceci n'est point une censure. Nous n'ignorons pas que dans une effusion lyrique comme celle-ci,
Souvent un beau désordre est un effet de l'art.
Quant aux beaux endroits, le choix'seraitpour nous impossible. Ces deux mille vers nous semblent tous frappés au même coin, et pour notre goût, — assez peu subtil à la vérité, — ceux de la page B sont aussi bons que ceux de la page A. C'est donc plutôt à cause de la spécialité des sujets qu'en vue du style et de la forme que nous en citerons ici quelques-uns. Ils donnent d'ailleurs une idée suffisante de la manière de
L'auteur.
Des art?, de la science, invoquant le secours, Ils les font converger vers des centres d'amour Dont les rayonnements portés sur la souffrance, En calmant la douleur raniment l'existence.
l'anatomie.
Par un zèle pieux, dans les restes des corps, Us ont interrogé les organes des morts ; Des venins empestés dont suintent les tombes
Ils ont bravé l'horreur et dans les catacombes
Leurs mains osent toucher la poussière des os, Pour que l'anatomie, éclairant un chaos, Dévoile de nos maux les causes ténébreuses.
LE PLESSIMÉTRLSME , l'ORGANOGHAI'HISME.
Percutant l'estomac aux parois caverneuses,