‹ La médecine et les médecins (volume 2)Chapitre 59 sur 89 · POEME MÉDICAL · texte numérisé non relu

POEME MÉDICAL

trop loin. Ces rimes sont fort bonnes, et nous l'engageons à en faire usage à l'avenir, sans aucune espèce de crainte. Ne fait-il pas rimer lui-même un peu plusloin libellules et mandibules ? A propos de ces mandibules, il se demande (note 30) si ce mot scientifique est admissible dans un poème. Il répond par l'affirmative : o Pour éviter les termes de science, dit-il, il aurait « donc fallu sacrifier l'idée au défaut d'usage poétique a d'un mot : or, l'auteur a cru devoir conserver cette « idée et ne s'est pas conformé à l'usage. » Ceci est péremptoire ; il n'y a pas à répliquer.

Une des plus remarquables applications de cet esprit d'indépendance terminologique se trouve dans ces vers du premier chant :

Le diamant gazeux et le pur oxygène, Se mariant à l'hydrogène, Se groupèrent en végétaux ;

L'azote, élastique fluide, Se métamorphosant en matière solide, S'y joignit pour former le corps des animaux.

Nous avons à peine effleuré la riche matière qu'offre à l'admiration la lecture de cet étonnant poëme. A défaut des observations littéraires de détail dont notre incompétence nous fait une loi de nous abstenir, nous aurions voulu du moins donner une idée du plan et de la composition, et signaler les passages qui nous ont le plus frappé. Mais le plan, s'il est vrai que l'auteur s'en soit tracé un, nous échappe complètement. Les idées et les matières les plus disparates s'y ^ui-

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