‹ La Médecine et les ReligionsChapitre 14 sur 67 · RON · texte numérisé non relu

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un corps de doctrine les idées qui lui étaient antérieures. Cette religion est toute moraleet ne contient pas de métaphysique. Elle repose sur la piété filiale. Ce seul grand principe dicte les actions humaines et sert de base à la société.

Tous les êtres sont fils de Tien et de Ti, le ciel et la terre ; donc tous les êtres sont frères. Il y a trois ordres de sacrifices : les grands sacrifices qui s’adressent à Tien, le ciel aïeul, à Ti, la terre mère, aux grands ancêtres leurs fils, et au dieu qui fait germer le riz et le crue les sacrifices moyens qu’on offre aux astres, à Confucius, à l’année; et les petits sacrifices en l’honneur des défunts, du vent, de la pluie, des fleuves et des montagnes. Il y a trois grades sacerdotaux. Toutes les maladies sont cataloguées en trois scrupuleuses listes et distinguées en graves, moyennes et bénignes.Les graves sont soignées par les prêtres de première classe. Pour cela aucune thérapeutique, mais seulement des prières, d’humbles suppliques aux grands ancêtres, des aspersions d’eau sainte, des consécrations de farines, des fumigations de nard et d’encens, toute une foule de cérémonies dont le rituel compliqué constitue un véritable casse-tête chinois. Les prêtres de la seconde classe soignent les maux de la seconde catégorie, toujours par des prières et des pratiques dévotieuses. Le divin Confucius est invoqué avec insistance, car sa sagesse el sa science sont infinies.

Le clergé inférieur se charge des maladies a la troisième catégorie. Ici apparaît un rudiment de thérapeutique et chaque mal a un remède. Aux fiévreux,

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