‹ La Médecine et les ReligionsChapitre 4 sur 67 · TER · texte numérisé non relu

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savaient que, dans l'Inde, les prêtres pratiquaient communément l’art de guérir. HippocrarEe ne parlet-il pas deux ou trois fois des médicaments indiens ? Théophraste connaît sûrement certaines plantes de la thérapeutique des Brahmes. Strabon décrit les jardins botaniques qui entouraient les temples ; il en a lu les descriptions dans Ctésias et dans les Mégasthènes. A certaines fêtes avait lieu la cueillette des herbes que des pontifes spéciaux préparaient et conservaient.

Découverte des Védas. Leur Etude. — Pendant longtemps nous n'avons guère su autre chose sur cette période. La connaissance des Védas nous la révéla. — C’esten 1780 que le colonel Polier obtint de Djeypour un manuscrit qu'il prit pour une copie complète des Védas et qu’il donna au Muséum britannique. À la même époque, Sir Robert Chambers, alors juge à Bénarès, recueillit de nombreux fragments des écritures indiennes. En 1792, le général Martine obtenait d’un brahme la copie de quelques chapitres de ses livres. En 1797, sir William Jones se procura la presque totalité des Védas et en traduisit de longs passages en anglais. Un savant fran-. çais, Loiseleur-Deslongchamps, réunit, il y a quelques années, le texte complet et le commentaire de ces livres célèbres.

Deux des quatre Védas nous donnent des renseignements médicaux : le Rigveda et l’Atharvaveda. Le premier contient un vrai cours de thérapeutique ainsi que des prières adressées aux génies guérisseurs et des exhortations à l’âme des remèdes eux-

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