‹ La Médecine et les ReligionsChapitre 5 sur 67 · MIE · texte numérisé non relu

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mêmes. Le second est plein d’incantations, de formules magiques, d’hymnes conjuratoires. C’est un rituel de haute sorcellerie, de magie blanche que les prêtres devaient pratiquer sur les malades ou dans les villages contaminés, ou, en temps d’épidémies, sur l’eau souillée des rivières et des puits.

Exercice de la Médecine. — Au début, les brahmes seuls exerçaient la médecine. — Parmi eux un certain nombre se vouaient à l'étude exclusive de cette science. Ils formaient la seconde confrérie sacerdotale, ayantau-dessus d’eux les sages quines’occupaient que de métaphysique et de théologie.

Plus tard, probablement à l’occasion de grandes guerres intestines, les kéhatryas (guerriers) purent se livrer à l’art médical; plus tard enfin la profession déchut et fut permise aux vaisyas (laboureurs) et aux soudras (races conquises). Mais Les médecins recrutés dans ces deux dernières castes ne furent jamais que dessortes de rebouteurs universellement méprisés par les prêtres et les guerriers. C’est d’eux qu'il est question dans les lois de Manou; lorsque le législateur dit: « Les médecins doivent être exclus de toute cérémonie consacrée aux mânes et aux dieux », et plus loin: « La nourriture partagée avec un médecin équivaut à du pus et du sang. »

Etudes médicales. — L'étudiant en médecine portait le même titre que l'étudiant en théologie, c’était un Brahamacari. L'initiation se faisait suivant un rituel fixe et avec un cérémonial imposant. Elle durait quatre jours et avait lieu au printemps. Le premier jour, le maître et les élèves offraient à So-

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