‹ La Médecine et les ReligionsChapitre 64 sur 67 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous avons étudié aussi exactement, aussi scrupuleusement que possible et avec une entière impartialité, les rapports de la médecine et des grandes religions. En terminant, nous nous croyons autorisé à formuler les conclusions suivantes:

I. — Chez chaque peuple, la médecine fut d’abord purement sacerdotale et rituelle.

IT. — Elle s’évada des temples avec l’aide de la philosophie, qui fut toujours son émancipatrice.

III. — Les religions furent toutes, au début, un excellent moyen de lutte pour la vie. Toutes eurent une seule et même tendance: développer et rendre forte moralement, intellectuellement et physiquement la race au caractère de laquelle chacune d’elles adaptait ses dogmes et ses commandements. C’est ainsi que les législateurs religieux eurent toujours le souci de l’hygiène et qu'ils créèrent la médecine légale.

IV. — Toutes les religions prétendent avoir été révélées et du fait de cette prétention sont réfractaires aux lois du progrès. À cause de cela fatalement elles perdent avec les siècles leur utilité et finissent par mettre entrave à l’évolution. Le traditionna-

FR D'un

ati

lisme les fait devenir peu à peu les ennemies de la vie. Dédaigneuses des sciences expérimentales, elles perpétuent des coutumes nuisibles à la santé publique.

V. — En proclamant l'excellence du sentiment, elles livrent l'esprit humain aux atteintes de certains états morbides qui portent ombrage à l’intégrité de ses fonctions.

Ceci étant posé, il nous paraît évident que la meilleure religion serait celle qui, basée sur le raisonnement, consentirait à sortir de son immobilité dogmatique pour appuyer les découvertes scientifiques et prêter aux nouvelles exigences de la vie individuelle et sociale sa grande autorité morale.

Vu : Vu :

Le Doyen, Le Président de la thèse, DEBOVE. G. Poucer

Vu et permis d'imprimer,

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, L. Lrarp.

Page 1