ESPÈCE
/ fumigatus.
y Bouffardi.
<. repens.
/ malignus.
f flavus.
V pictor.
^ nidulans.
\ nigra.
crustaceum.
minimum.
pictor.
brevicaule.
/ bovis.
Israeli.
Thibiergei.
madura:.
astéroïdes.
Fôrsteri.
buccalis.
pulmonalis, îingualis.
minutissima.
Tozeuri.
pyogenes. stellata.
subtile.
cutaneum.
Schenki.
Beurmanni.
furfur.
Bergeli.
ovoïdes, ovale, giganteum.
mj'cetomï.
Mansoni.
Reynierï.
somaliensis.
LESIONS PRODUITES
Aspergillosc.
M y Ce tome à grains noirs.
Otomycoses.
Carates.
Mycétome, otomycose.
Otomycose.
Otites.
Otomycose.
Carates.
Onychomycose.
Actinomycose.
Nodules sous-cutanés.
Mycétome.
Pseudo-tuberculose.
Concrétions lacrj-males. Mycose buccale.
— pulmonaire.
Langue noire.
Erythrasma.
Mycétome.
Abcès froids.
Abcès froids.
Ulcères.
Sporotrïchose.
Pityriasis versicolor.
Tricosporie de la barbe.
Piedra.
Mycétome.
Dans la famille des mucoracées nous trouvons Liclitheimia corymhifera (Mucor corymhifer)^ bien étudiée expérimentalement par Lichtheim et rencontrée chez l'homme par Paltauf, et Khi:{omucor parasiiicus que Lucet et Constantin ont découvert dans les crachats d'un malade semblant atteint de tuberculose.
Le genre Saccharoniyces, renferme les levures dont un grand nombre sont pathogènes. En prenant au hasard des levures employées dans l'industrie ou administrées en thérapeutique, on en trouve plusieurs dont l'inoculation détermine chez les animaux des pseudo-tuberculoses mortelles. Chez l'homme des levures ont été rencontrées plusieurs fois dans des angines (Troisier et Achalme), des abcès, des lésions plus ou moins analogues à des tumeurs.
Le genre Cryptococcus^ genre provisoire dans lequel on range les levures dont le mode de reproduction est inconnu, renferme des espèces pathogènes dont quelques-unes ont été accusées de provoquer le développement de tumeurs.
Des levures on peut rapprocher Endomyces alhicans (Oidium, Saccharomyces albicans) qui produit sur la muqueuse buccale une lésion décrite sous le nom de stomatite crémeuse ou muguet. Dans certains cas, il envahit l'organisme et provoque de véritables infections, caractérisées par le développement de granulations tuberculiformes dans le cerveau, les reins, les poumons.
Les champignons rentrant dans la famille des gymnoascées sont les agents producteurs des teignes. Les travaux de Sabouraud ont établi que le nombre en est extrêmement considérable.
Les diverses variétés de TrichopJiyton produisent dans les cheveux la teigne tondante, dans la barbe le sycosis parasitaire, sur la peau l'herpès circiné, sur les ongles une affection rentrant dans le groupe des onychomycoses. Ceux qui se transmettent de l'homme à l'homme végètent dans l'intérieur du poil [Trichophyton eiidothrix.) Ceux qui se transmettent des animaux à l'homme végètent aussi bien dans le poil qu'autour de lui (T, ectoihrix et cndo-cctothrix).
Parmi les espèces observées dans les pays chauds il faut signaler T. concentricum^ produisant une dermatomycose connue sous le nom de tokelau.
Citons encore : Epidermophyion cruris qui produit Fec/éma marginé de Hébra, Microsporon Audouini qui produit une teigne tondante rebelle dite teigne à petites spores.
Achorion Schonîeùii provoque une affection bien différente, caractérisée par le développement de godets jaunes :
c'est le favus, qui atteint le cuir chevelu, la peau, les ongles.
Dans les périsporiacées, nous trouvons d'abord les Aspergillus.
Le plus important, A. fmnigaius, végète en simple saprophyte sur le chènevis et détermine des lésions pulmonaires chez les hommes qui mâchent les grains pour le gavage des pigeons. On a signalé encore chez l'homme quelques cas, d'ailleurs exceptionnels, d'aspergillose du rein, de la peau, de la cornée, du nez, du pharynx.
Les Aspergillus, comme les Sterigmatocystes et certaines mucoriacées, se développent facilement dans le conduit auditif externe. Les otornycoses se traduisent par de la démangeaison, des troubles de l'ouïe aboutissant plus ou moins vite à la surdité, à des manifestations réflexes et notamment à des vertiges. L'examen direct montre la présence d'un bouchon de cérumen dans lequel on décèle facilement le parasite.
Il est d'autres affections que leurs caractères cliniques rapprochent et qui peuvent être provoquées par des végétaux assez différents.
C'est ainsi qu'un grand nombre de champignons produisent des lésions plus ou moins comparables à la tuberculose, faisant parfois la transition entre la gomme syphilitique et la gomme tuberculeuse.
Nous signalerons d'abord les Diycélonies (pied de Madura, pied de Cochin, pérical), tumeurs mycosiques consécutives généralement à l'inoculation d'un parasite par un éclat de bois ou une épine et siégeant le plus souvent au pied qu'elles déforment complètement. Des abcès et des fistules s'établissent donnant issue à des grains de couleurs et de dimensions variables formés par un feutrage mycélien. Parmi les principaux mycétomes il faut signaler ceux qui sont produits par Aspergillus Boufjardi (mycétome à grains noirs du pays Dankali), Sterigmatocystis nidulans (mycétome à grains blancs de Tunisie), Madurella mycetomi (mycétome à grains noirs, fréquent en Afrique), Indiella Mansovi (mycétome à grains blancs de l'Inde), Indiella Reynieri (mycétome à grains blancs de France), Indiella somaliensis (mycétome blanc de l'Inde),
Oospora Madiirœ (mycétome blanc ou pied de Madura). Oospora To^enri (mycétome noir).
Certains mycétomes sont dus à des champignons dont l'importance pathogène est considérable. Nous les faisons rentrer dans le groupe Oospora, suivant la classification proposée par Sauvageau et Radais; de nombreux mycologues les décrivent sous les noms de Discomyces, de Streptothrix^ de Nocardia.
Les plus intéressants sont : Oospora hovis et O. Israeîi qui produisent la maladie bien connue sous le nom à^actiiioniycose. Observés chez les bovidés par Ch. Robin et Laboulbène, puis par Rivolta, qui les considéraient comme de simples cristaux, les actinomycètes ont été étudiés par Perroncito, Bollinger, et surtout par Harz qui proposa la dénomination, souvent employée aujourd'hui, qui rappelle leur nature végétale et leur aspect radié (àxTiç, \^q^, rayon; u.u/t,ç, champignon). Les premiers cas observés chez l'homme ont été publiés par Israël (1878) et par Ponfick (1879-1882).
L'actinomycète suscite deux ordres de lésions : des productions d'apparence sarcomateuses, des foyers suppures. Dans les unes et dans les autres, on trouve des grains jaunes ressemblant à de la fieur de soufre. L'examen microscopique d'un de ces grains permet de voir facilement le parasite. Il est essentiellement formé de la façon suivante : une partie centrale, constituée par un feutrage de filaments mycéliens qui irradient comme les rayons d'une roue et vont se terminer dans des renflements ou crosses, d'aspect piriforme ou allongés en massue.
Ce champignon vit à l'état de saprophyte sur les végétaux et spécialement sur les graminées. C'est en broutant les plantes que les herbivores s'inoculent. La maladie est surtout fréquente chez le bœuf, mais elle s'observe aussi chez le porc, le mouton, le chien et, plus rarement, chez le cheval.
Les Oospora jouent en pathologie un rôle considérable. Très répandus dans la nature, ils peuvent provoquer des maladies chez les plantes aussi bien que chez les animaux et chez l'homme.
Chez l'homme on a pu décrire des oosporoses oculaires^ dont la plus fréquente est due à O. Fœrsteri et est caractérisée par le développement de concrétions dans le canal lacrymal; des oosporoses cutanées et sous-x:utanées (O. Thihiergei); une oosporose linguale (O. îmgualis, de Guéguen) dans la langue noire pileuse; des oosporoses buccales évoluant sous forme de stomatite crémeuse et aboutissant parfois à la formation d'abcès amygdaliens; l'agent pathogène est une espèce assez délicate, O. buccal is {Koget, Bory, Sartory). L'oosporose des voies digestives est assez rare, mais l'oosporose pulmonaire due à O. pulmonalis (Roger, Bory, Sartory) est fréquente et se caractérise par des lésions pseudo-tuberculeuses ou des dilatations bronchiques remarquables par la présence de grains blancs. Il existe enfin des pyémies oosporiques dont un bel exemple a été rapporté par Eppinger (O. astéroïdes).
On a trouvé bien des fois des parasites du même groupe ayant la propriété acido-résistante, c'est-à-dire résistant à la décoloration par les acides exactement comme le bacille de Koch. Cette constatation a une importance capitale. Elle établit un rapprochement entre les oospora et le bacille tuberculeux, rapprochement que semblent confirmer certains caractères morphologiques et qui cadre assez bien avec l'observation clinique.
On a parfois rangé dans le même groupe le champignon qui produit l'erythrasma {Dlscomyces mlntctlssitmcs, Mlcroscop 0 ru m m in u t Iss lin u ni) .
A côté des Oospora, il faut placer le genre Chalara, dont une espèce, Chalara pyogenes (Roger, Ménard, Sartory) produit chez l'homme de petits abcès froids.
Non moins important est le genre Sporotrlchum^ qui comprend plusieurs espèces dont deux surtout méritent d'être bien connues : celle qui a été décrite par Schenk aux États-Unis en 1896, et celle qui a été individualisée en France par les travaux de de Beurmann, Ramond, Matruchot, Gougerot.
La sporotrlchose de de Beurmann est une affection très fréquente, caractérisée par le développement de lésions gom-
144 l^ MÉDECINE
meuses disséminées. Les lésions sporotrichosiques ont été longtemps confondues avec des lésions tuberculeuses et surtout avec des lésions syphilitiques. La confusion était d'autant plus facile que l'iodure de potassium fait rapidement rétrocéder les gommes produites par le sporotrichum.
Il nous reste encore à mentionner brièvement quelques affections mycosiques de la peau. Nous citerons d'abord les caratcs, dermatoses parasitaires caractérisées par de larges plaques desquamatives, parfois colorées en gris et bleu, en violet et rouge et en noir. Ces affections sont très répandues en Colombie. On y a décrit divers végétaux appartenant aux genres Aspergillus (A. picior) et Pénicillium. — Le pityriasis versicolor est une dermatose fréquente, caractérisée par la production de squames d'un jaune brun; elle est due à un hyphomycète, Malasse^ia furfur ou Microscoporon furfnr. De nombreuses espèces voisines déterminent dans les pays chauds des dermites analogues. La inchosporie de la barbe est due à diverses espèces de trichosporurn.
Parasites animaux. — Les parasites animaux sont tous des invertébrés qui rentrent dans le groupe des annelés ou dans celui des protozoaires.
Parmi les annelés, nous signalerons d'abord les insectes parasites; les uns vivent simplement sur le tégument cutané (puces, poux); les autres donnent des larves qui pénètrent dans le derme et dans les cavités naturelles; quelques-uns envahissent les sinus de la face et peuvent produire des accidents fort graves.
Les ACARIENS renferment quelques espèces cuticoles dont la principale est Sarcoptes scabici, l'agent de la gale. Signalons Demodex folliculorum qui se trouve fréquemment dans les comédons des glandes sébacées chez les personnes atteintes d'acné punctata. D'après Borrel, des demodex se voient, souvent en grand nombre, dans les lésions épithéliomateuses du sein et de la face et servent de vecteur au germe inconnu du cancer.
Les linguatules^ qui sont considérées aujourd'hui comme des acariens dégradés, se rencontrent chez l'homme sous deux états : adultes, elles peuvent envahir les fosses nasales;
à l'état larvaire, elles ont été signalées dans les organes abdominaux et surtout dans le foie.
Des MYRIAPODES peuvent s'introduire dans les fosses nasales ou les oreilles ou même dans le tube digestif. Ils peuvent s'acclimater au point de vivre plusieurs mois dans l'organisme, y suscitant des accidents souvent graves dont on possède actuellement 46 observations bien étudiées.
Le groupe des helminthes comprend un très grand nombre d'espèces parasites de l'homme et des vertébrés.
Nous signalerons d'abord les vers rubanés, Tœnia etBotriocéphale^ qui vivent à l'état adulte dans l'intestin. Ils ne produisent que peu de troubles; cependant, ce ne sont pas des parasites inoffensifs. Comme tous les êtres vivants, ils sécrètent des substances toxiques. Injectés aux animaux, les extraits detasnia amènent des troubles nerveux, des paralysies; ils provoquent une diminution des globules rouges; une production d'hématies nucléées et de leucocytes éosinophiles et enfin une dégénérescence graisseuse des cellules hépatiques. Le Botriocéphale produit, chez les sujets qui l'hébergent une anémie spéciale due à un lipoïde hémolysant.
Contrairement aux cestodes précédents, Tœnia ecliiyiococcus vit chez l'homme à l'état larvaire. Adulte, il habite l'intestin du chien. Les œufs avalés par l'homme sont en partie digérés par le suc gastrique. Les embryons qui en proviennent, dénommés embryons hexacanthes parce qu'ils sont pourvus de six crochets, passent dans la circulation et vont se fixer dans un organe ou un tissu, généralement dans le foie, donnant naissance à un kyste hydatique. Celui-ci grossit, atteint souvent des proportions énormes; mais, bien que son contenu renferme des substances toxiques, il agit surtout mécaniquement, en comprimant les parties voisines.
Cependant les matières solubles imprègnent toute l'économie, suscitant la production d'anticorps dont la connaissance sert de base à différentes méthodes de diagnostic.
Parmi les autres vers, les uns vivent en simples parasites dans le tube digestif : tels sont les oxyures très fréquents chez les enfants; ils pullulent autour de l'anus et y déterminent de vives démangeaisons. Les Ascarides lomhrico'ides sont,
Roger. — La Médecine. 10
comme on sait, très répandus. On en trouve souvent un grand nombre dans l'intestin, jusqu'à 5 000 dans une observation de Fauconneau-Dufresne. Généralement bien supportés, ils peuvent déterminer des accidents d'ordre réflexe et même provoquer des manifestations générales, fébriles, graves, qui ont fait décrire une ascaridiose ou lombricose typhoïde. L'expérience a démontré, en effet, que le corps des ascarides renferme des substances toxiques, mais on peut se demander si les accidents observés ne relèvent pas d'une infection concomitante. IJuncinaire ou ankylostome duodênal vit sur la muqueuse de l'intestin grêle et provoque de petites hémorragies. Celles-ci, par leur répétition, ont été accusées de produire l'anémie grave dont sont atteints les malades, pour la plupart des mineurs (anémie du Saint-Gothard, des bassins houillers de la Loire, du sud de la France) et des ouvriers travaillant dans les rizières ou maniant l'argile. Mais les recherches modernes tendent à mettre au premier plan l'influence des substances solubles élaborées par ces parasites; l'anémie serait le résultat d'une intoxication.
Les Trichoslrongyles^ dont trois espèces ont été décrites chez l'homme, peuvent produire aussi des troubles anémiques.
Les Tricocéphales se rencontrent fréquemment dans le tube digestif; ils sont introduits par les eaux de boisson et se localisent dans le caecum et l'appendice. Généralement inoftensifs, ils déterminent parfois des accidents réflexes. D'après Metchnikoff et Guiart, ils seraient capables de provoquer l'appendicite en lésant la muqueuse et en servant à l'inoculation des agents bactériens. Les ascarides et les oxyures pourraient remplir un rôle analogue.
Il ne nous reste plus à signaler parmi les vers intestinaux que l'anguillule intestinale {StrongyJoidcs intcstinalis), qui a été accusée de causer la diarrhée de Cochinchine.
Certains vers, entrés par le tube digestif, pénètrent dans l'économie et vont se localiser dans un organe ou un tissu. Ainsi se comportent les douves. La douve du foie {FascioJa hepaiica) habite les voies biliaires : elle produit des accidents graves, de la douleur, de l'ictère et une cachexie qui finit par entraîner la mort. La douve du- poumon (Taragonitiius Wcs-
icnuaiii) est fréquente en Extrême-Orient et provoque une toux chronique avec crachements de sang.
La ïrichime {Trichinella spirulis) provoque une maladie redoutable. L'homme s'infecte en mangeant la viande de porc insuffisamment cuite. Les parasites qui s'y trouvent à l'état larvaire, se développent et pullulent dans l'intestin; leur présence se traduit par des accidents diarrhéiques, des troubles généraux, parfois des hémorragies intestinales, bref par une série de troubles qui font penser à une fièvre typhoïde. Les mâles restent dans l'intestin et sont expulsés; les femelles traversent la paroi du tube digestif, et s'arrêtent dans les ganglions et le mésentère. Des embryons se développent qui passent dans les chylifères, envahissent les ganglions mésentériques, atteignent le canal thoracique, pénètrent dans le sang et, après avoir franchi les poumons, se répandent dans les capillaires; d'autres passent directement de l'intestin dans le sang; d'autres enfin traversent les parois du tube digestif. Les embryons vont alors s'enkyster dans les muscles. Quand ils atteignent en grand nombre les muscles respiratoires, ils entraînent la mort par asphyxie. Assez fréquente en Allemagne, la trichinose est exceptionnelle en France.
11 nous reste à signaler des vers qui peuvent vivre dans le sang. En Egypte, on observe une maladie fort grave, la bilharziose, qui est due à Scliistosomiim on Distomiim hœmaiobium^ Bil/iarj{ia hœmatohia. Le parasite vit dans le sang veineux dont il se nourrit; mais il a une grande tendance à aller se fixer dans les veines vésicales, utérines et hémorrhoïdales. Il serait assez bien supporté s'il ne donnait naissance à des œufs munis d'un éperon, qui, déchirant les capillaires, produisent des hématuries fort graves (hématurie d'Egypte), et provoquent dans les organes génitaux et urinaires des inflammations chroniques qui peuvent être le point de départ de néoplasmes malins.
11 existe une bilharziose intestinale qui se rencontre aussi en Egypte, associée généralement à la bilharziose vésicale; celle-ci se montre à l'état de manifestation isolée dans l'Amérique du Sud. Elle est due à Schisiosojiutiïi Mansoni et se traduit par des symptômes dysentériformes et le développe-
ment d'excroissances polypeuses, molles et friables, qu'on peut extirper; en les examinant au microscope, on y voit des œufs généralement très nombreux.
Signalons encore S. japonicuvi qui vit dans le système veineux et artériel de l'homme et provoque une hypertrophie du foie et de la rate, accompagnée d'ascite.
Les Pilaires sont des nématodes des pays chauds, parasites du sang et de la lymphe, transmis par divers moustiques.
La Pilaire de Médine produit une maladie appelée la dracontiase^ caractérisée par la production d'abcès siégeant surtout aux jambes et aux pieds. Les abcès ouverts, on voit le parasite pelotonné au fond de la plaie. On l'extirpe en l'attirant au dehors et en l'enroulant autour d'un petit bâton. L'opération doit être faite avec grande précaution, car la rupture du ver, donnant lieu probablement à l'issue d'une substance toxique, est suivie d'accidents graves. Aussi a-t-on modifié la méthode et a-t-on recours à l'intoxication préalable du ver par des préparations mercurielles.
Une autre filaire, Pilaria ou Onchocerca volvulus, donne naissance à des tumeurs siégeant dans les régions riches en lymphatiques.
Les filaires qui vivent dans le sang sont assez nombreuses. Quelques-unes n'envahissent ce liquide que pendant la nuit. Telle est Pilaria Bancrofti qui vit dans les vaisseaux lymphatiques; elle produit diverses lésions locales, abcès lymphatiques des membres, tumeurs lymphatiques du scrotum; ou bien elle provoque la rupture des lymphatiques viscéraux, donnant naissance à la chylurie ou à des épanchements chyliformes dans les réservoirs. On lui attribue encore le rôle principal dans le développement de l'éléphantiasis des Arabes.
Pilaria loa^ contrairement à la précédente, ne se trouve dans le sang que pendant le jour; elle est très mobile et se déplace constamment, mais se loge d'ordinaire entre la conjonctive et le globe oculaire. Pilaria perstaiis, qui se retrouve à toute heure dans le sang est très fréquente chez les nègres du Vieux-Calabar et du Congo.
Nous avons indiqué rapidement les principaux vers parasites en tenant compte, non de leurs caractères zoologiques, mais
de leur habitat. Dans le tableau suivant ces parasites sont rangés d'après leurs caractères naturels.
Classification des vers parasites