‹ La médecineChapitre 17 sur 41 · PLATHELMINTHES · texte numérisé non relu

PLATHELMINTHES

Cestodes.

Txniadés.

Txnia solium

— saginata

— ecbinococciis. . . .

— inultilcciilaris. . .

Boirîocephalidés .

Botriocephalus laUis . . .

Trématodes.

FascioUdês.

Fasciola hepatica ....

— g'g<^fii^(i ....

FascioJopsis Biiski. . . .

Paragonimus JVeslennanni Schisiosomidés.

Schistosum in m hœ m a tohium

— Mansoni . .

— japonicum. .

Amphistoniidcs.

Cladorchis IFatsoni . . .

Gastrodiscus hominis. . .

NEMATHELMINTHES.

Nématodes.

Ascarides.

Ascarides hmhricoïdes . .

Strongylidés.

Oxyurus vermîcuJaris Eustrongyhis visccralis Trichosirongylus instabilis

— prohohirus

— vitrinus Anhylosiomiim duodenale Necator aine rica nus . .

TricJiotrachelidés-r

Trichocephah.ts irichiurus

TrichineUa spiralis . .

Filaridcs. .

Dracuncidus medinensis

Onchocerca volvulus . .

Filaria Bancrofti . . .

— loa. . . . , .

— perstans. . . .

Angiostoniidcs.

Strofigyloidts intest inalis

Habitat chez l'homme.

Intestin.

Kystes hydatiques dans différents organes et surtout dans le foie.

Intestin.

Foie.

Poumon.

Intestin grêle.

Poumon.

Système veineux.

Système veineux.

Système veineux ou artériel.

Intestin grêle.

Gros intestin.

Intestin grêle.

Intestin.

Voies urinaires.

Intestin.

Intestin.

Intestin, Intestin grêle.

Intestin grêle.

Cxcum.

Intestin grêle et muscles.

Tissu conjonctif sous-cutané.

Système lymphatique.

Système lymphatique.

Tissu conjonctif et sang.

intestin.

IbO LA MÉDECINE

Protozoaires pathogènes. ■^— L'importance des protozoaires PATHOGÈNES s'accroît de jour en jour. Si quelques-uns vivent en simples parasites, d'autres sont capables de provoquer des accidents graves et de donner naissance à de véritables processus infectieux.

Les protozoaires se divisent en quatre classes : les rhizopodes, les sporozoaires, les flagellés, les infusoires.

Parmi les Rhizopodes, nous signalerons les Amibes dont l'une, Amœha dysenteriœ ou Entamœha hisiolytica joue un rôle pathogène considérable : elle produit la dysenterie des pays chauds qui peut d'ailleurs s'observer dans nos régions et qui est remarquable par sa marche chronique et par la fréquence des rechutes et se complique souvent de gros abcès hépatiques.

Dans la classe des sporozoaires, nous trouvons les Qoccidies^ dont une espèce s'observe fréquemment dans l'intestin et dans le foie du lapin; elle envahit les voies biliaires et suscite des proliférations cellulaires extrêmement curieuses. Ce parasite a été retrouvé chez l'homme.

Le groupe des hémosporidies est encore plus important. Il comprend des parasites qui vivent dans les globules rouges et les globules blancs des vertébrés. On en connaît actuellement plusieurs centaines d'espèces. Celles de l'homme habitant toujours les globules rouges.

L'hémosporidie la plus importante a été découverte par Laveran; elle produit le paludisme. On doit en admettre trois types distincts : PJasrnodinm malariœ^ qui donne naissance à la fièvre quarte; P. vivax, qui produit la tierce; P. falciparum^ qui se rencontre dans les formes irrégulières, estivoautomnales.

Des travaux récents ont montré le rôle considérable que jouent, tant chez l'homme que chez les animaux, les protozoaires appartenant au groupe des flagellés.

Les Flagellés se divisent en quatre ordres : SpirocJuTtidés^ Trypanosouiidcs, Ccrcomo)iadidés^ Lanihliadés.

Les SpiROCHETiDÉs renferment les genres SpirocJurta et Trcponeuia.

Certains spirochètes sont sanguicoles et produisent les

diverses formes de fièvres récurrentes : tels sont Spirochœta recurrcntis, dëcouveri par Obermeier en 1868; 5. Diittoîii Q{m produit la fièvre des tiques; 5. Novyi et 5. Carter/'.

Les travaux de Inoda et Ido (191 5), confirmés par de nombreuses recherches poursuivies pendant la guerre (Stokes et Ryle, Martin et Pettit, Garnier et Reilly, Troisier), ont montré qu'une forme d'ictère infectieux, dont le type le plus fréquent est l'ictère à rechute, est due à un spirochète, Spirochœta ictero hemorrhagiœ. Ce parasite se trouve dans le sang, pendant la première semaine de la maladie; vers le deuxième jour, il passe dans l'urine, où on peut le déceler pendant plusieurs semaines et même deux et trois mois. La maladie semble transmise par différentes espèces de rats, qui sont de véritables réservoirs à spirochètes, maintenant et propageant les épidémies.

Parmi les spirochètes non sanguicoles il faut citer Spirochœta Vincenti qui, associé au bacille fusiforme (Bac il lus hastilis), se rencontre dans l'angine chancriforme, la stomatite ulcéro-membraneuse, la pourriture d'hôpital; et 5. brouchialis (Castellani) qui provoque une bronchite s'accompagnant souvent de crachats sanglants.

On a encore signalé des spirochètes dans la carie dentaire (5. buccal is; S. dentiuni)^ dans diverses lésions suppurées (S. pyogenes)^ dans des lésions syphilitiques {S. refringens, S. gracilis)^ dans certaines entérites dysentériformes (Le Dantec), dans les néoplasmes ulcérés (Borrel).

Le genre Treponema ne comprend que deux espèces : Treponema pallidum (Schaudinn et Hoffmann, 1905), l'agent de la syphilis; et Treponema pallidiihim^ agent d'une affection exotique assez analogue à la syphilis, \t pian^ limitée à la zone intertropicale.

Peut-être convient-il de rapprocher du tréponème syphilitique les formes parasitaires observées dans la variole et la vaccine {Cytorrhyctes variolœ de Guarnieri et C. vacciiiœ) ainsi que dans la rage (corpuscules de Negri).

Les parasites du genre Trypariosouia causent chez l'homme et chez les animaux de redoutables maladies.

Telle est d'abord la nagâna qui, en Afrique australe, frappe

les équidés et les bovidés et est bien connue sous le nom de maladie de la mouche tsé-tsé. L'insecte ne fait que transmettre le parasite, découvert par Bruce {Trypajwsoma Brucei) en 1894.

La surra, qui sévit aux Indes sur les équidés et les bovidés, est due à Trypanosonia Evansi (1891). Le mal de Caderas, qui atteint les équidés dans l'Amérique du Sud, est produit par un autre Trypanosome découvert par Elmassian. On a trouvé des parasites analogues chez les bovidés du Transvaal (Theiter), et, à Paris, chez les rats (Mesnil).

Enfin, la dourine, qu'on a rapprochée parfois de la syphilis, est une affection fréquente en Algérie : elle atteint les chevaux et elle est due à un Trypanosome découvert par Schneider et Buflar {T. equiperdiun).

Chez l'homme on connaît deux trypanosomoses : l'une, la maladie du sommeil^ sévit en Afrique, dans la région du Congo, elle est provoquée par Trypanosoma gamhiense (Fordes et Dutton); la transmission se fait par l'intermédiaire d'une mouche tsé-tsé, Glossina palpalis.

L'autre trypanosomose est due à Trypajiosoma Cruyi; elle produit chez l'homme et en particulier chez l'enfant une anémie fébrile, qui sévit dans l'état de Minas, au Brésil, et est transmise par un insecte, Conorhinus megitus.

Des trypanosomes on peut rapprocher les Leishmania. L'un à^^xm^Leishmania Donovani^ produit chez l'homme la splénomégalie tropicale et le kala a:{ar; l'autre, Leishmania furonculosa, est l'agent causal du bouton d'Orient.

Les cerconionadidés renferment deux genres, les trichomonas et les monas.

Trichomonas vaginalis a été trouvé dans le vagin, la vessie, l'intestin, les voies biliaires, dans la bouche, dans les expectorations de malades atteints de gangrène pulmonaire. Il semble peu redoutable, mais contribue sans doute à maintenir certains étals inflammatoires du vagin et de l'intestin.

Monas pyophila a été trouvé dans un abcès du foie; Monas lens^ dans des crachats fétides.

Parmi les lamhliadés^ il suffit de citer Lamhlia intestinalis.

LES VIRUS FILTRANTS 153

qui vit dans les intestins, dont les fonctions digestives sont troublées.

Les infusoires parasites de l'homme se divisent en deux ordres, les hétérotriches et les holotriches'.

C'est dans le groupe des hétérotriches que se trouve Balantidinm coll. Ce parasite suscite le développement d'une dysenterie grave qui semble assez répandue aussi bien en Europe que dans les pays chauds.

On a encore rencontré dans les selles dysentériques d'autres infusoires, tels que Balantidiuni niiniituni^ Colpoda cuciillus^ Chiîodon dentatiis.

On voit, par le rapide exposé que nous venons de faire, quelle place importante occupent les protozoaires dans la pathologie. C'est un chapitre nouveau; toutes ces découvertes sont récentes, mais elles se sont accumulées avec une rapidité étonnante.

Aussi avons-nous cru intéressant de réunir dans un tableau (page 154) les principaux protozoaires pathogènes. Nous nous bornons à ceux qu'on a rencontrés chez l'homme.

Virus filtrants. — Pendant longtemps on considérait qu'un moyen très simple de séparer les poisons des virus consistait à filtrer les liquides suspects. Les poisons, qui sont des substances dissoutes, passent à travers les bougies de porcelaine; les virus, qui sont des particules solides, sont retenus à leur surface et n'en peuvent franchir les pores.

Une telle distinction ne peut plus être admise aujourd'hui; on connaît toute une série d'êtres vivants, d'une petitesse extrême, qui traversent certains filtres poreux et sont tellement ténus qu'ils ne peuvent être décelés à l'examen microscopique, même quand on utilise les objectifs les plus puissants. L'application de l'ultra-microscope permet de les apercevoir sous forme de grains brillants.

Les agents pathogènes, qui rentrent dans le groupe des microbes filtrants ou microbes invisibles ou microbes ultramicroscopiques, sont assez nombreux.

Le premier connu est celui de X-s. fièvre aphteuse. En 1898, Lôffler et Frôsch constatèrent qu'en filtrant sur de la terre d'infusoires, le contenu dilué d'une vésicule aphteuse, on

Principaux protozoaires pathogènes pour l'homme :

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