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C. iiuriiuttus

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obtenait un liquide dont l'inoculation à un animal neuf reproduisait la maladie. Le virus traversait le filtre, mais toutes les tentatives qu'on fit pour le cultiver ^ur les milieux artificiels ne furent suivies d'aucun résultatt

Peu de temps après, Nocard et Roux faisaient une constatation analogue avec le virus de la péripneiinionie bovine. Ils montraient qae l'agent pathogène traverse le filtre de porcelaine. Mais ce microbe diffère notablement de tous les autres ultra-microscopiques. C'est le seul qu'on arrive à cultiver facilement sur les milieux artificiels : il donne naissance à des colonies minuscules, mais visibles à l'œil nu; examiné à l'ultra-microscope, il apparaît nettement sous l'aspect de points brillants. Ces caractères le rapprochent des bactéries, les autres virus filtrants étant généralement considérés comme des protozoaires.

Depuis ces recherches fondamentales, les travaux publiés sur cette question si importante permettent d'attribuer à des virus filtrants un grand nombre de maladies, humaines ou animales, telles que la fièvre jaune (Reed, Carroll et Agramonte), la dengue (Ashburn, Craig), \2i fièvre de trois jours ou fièvre saisonnière des pays chauds (Doerr), la grippe, la rougeole (Anderson et Rothberger), \2i scarlatine (Bernhard), la variole et la vaccine (Casagnardi, Siegert, Negri, Nicolle), la rage (Vestea, Bertavelli etVolpini, RemlingeretRiffas-bey), \^ poliomyélite aiguë (Landsteiner et Levaditi), Vacné varioliforme ou molluscuin contagiosum (Juliusberg), le trachome (Bertarelli et Cechetta), peut-être même les oreillons (Granata). Parmi les affections spéciales aux animaux on peut citer, outre la clavelée et la péripneumonie, la peste bovine, la glossite contagieuse des brebis et des chèvres laitières, la fièvre catarrhale du mouton, l'anémie pernicieuse du cheval, la maladie des jeunes chiens, la peste des oiseaux, le moUuscum des oiseaux, l'épithélioma contagiosum des poules, la septicémie des merles. Les plantes elles-mêmes ne sont pas à l'abri, Beijevinck a démontré que la maladie du tabac appelée « mosaïque » est transmissible par le liquide obtenu en filtrant sur porcelaine le suc des feuilles malades.

Pour établir la virulence des liquides filtrés, des recherches

très nombreuses oftt été poursuivies sur les animaux et même sur l'homme. La commission américaine envoyée en 1900 à Cuba et à la Havane inocula une dizaine de soldats américains et d'émigrants espagnols qui voulurent bien servir à l'expérience. Elle démontra ainsi que la maladie est transmissible par inoculation du sang frais, du sang défibriné, du sérum dilué ayant traversé un filtre de Berkefeld en terre d'infusoires. Les résultats ont été confirmés par la commission française composée de Marchoux, Salimbeni et Simond.

Il résulte encore de ces recherches que le virus de la fièvre jaune résiste peu aux élévations de température, c'est d'ailleurs un caractère commun à la plupart des virus filtrants; il est détruit quand on l'a chauffé 355° pendant 5 ou 6 minutes.

C'est aussi en opérant sur l'homme qu'on a démontré la virulence du sang prélevé sur des malades atteints de dengue ou de fièvre à papataci et soumis à la filtration. Pour d'autres infections à virus ultra-microscopiques, on a pratiqué les inoculations sur des singes. Ce sont surtout les anthropoïdes qui contractent les infections humaines. On les a utilisés pour l'étude de la rougeole et de la scarlatine. Il est facile de comprendre combien l'expérimentation est coûteuse. Aussi les recherches sont-elles forcément limitées et assez restreintes.

Il est plus aisé d'étudier les infections à virus filtrants transmissibles aux animaux usuels des laboratoires. La rage est inoculable, non seulement au chien, mais encore au lapin et au cobaye. La vaccine se développe facilement sur la peau du lapin et le virus pullule dans la cornée. La variole comme la vaccine, est inoculable aux singes inférieurs et aux makis. L'étude de ces infections a conduit à des constatations très importantes. En inoculant le virus vaccinal dans la cornée du lapin, Guarnieri a observé la formation de corpuscules spéciaux. On lui objecta que c'étaient de simples cellules cornéennes dégénérées. Il semble plus probable que ce sont, soit des formes évolutives du parasite, soit des productions de l'organisme autour des grains parasitaires.

Des discussions analogues se sont produites à propos de la rage. En examinant le cerveau de chiens qui avaient succombé à Cette malndie, Negri a dévouvcrt des corpuscules spéciaux,

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surtout abondants dans la corne d'Ammon. Leur aspect est assez particulier pour que leur constatation puisse sendr à affirmer la cause de la mort.

On ne sera véritablement fixé sur la nature, les caractères et les transformations des virus filtrants que lorsqu'on sera parvenu à les étudier dans des cultures artificielles. Nocard et Roux ont réussi à cultiver le virus de la péripneumonie bovine. Mais, comme nous l'avons dit, ce virus est assez spécial et semble occuper une place particulière parmi les ultra-microscopiques.

Noguschi a indiqué une méthode générale qui a déjà donné des résultats. Il emploie comme milieu de culture un fragment d'organe plongé dans du sérum sanguin. Il est parvenu à obtenir ainsi le développement du virus rabique.

Ces recherches ne font que commencer, mais les résultats déjà publiés semblent indiquer qu'on arrivera bientôt à cultiver les virus ultra-microscopiques.

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