‹ La médecine, histoire et doctrinesChapitre 29 sur 118 · De cœlo, IV · texte numérisé non relu

De cœlo, IV

Timée(t. II, p. 234 et suiv. derédition deM.H. Martin), expliquait la différence des quatre éléments par la différence des corps géométriques réguliers; selon lui, le feu était formé de tétraèdres, Tair d’octaèdres, l'eau d’icosaèdres, la terre d’hexaèdres; l’univers entier avait la forme d’un dodécaèdre.

Cependant Galien se rapproche de nouveau d’Aristote, en ce qu’il attribue deux qualités premières à chaque élément ; le chaud et le sec au feu, le froid et le sec à la terre Cette doctrine s’accorde en effet exactement avec un passage du troisième chapitre, livre II, du traité Sur la génération et la corruption^ où nous lisons ; « Le feu est chaud et sec, l’air est chaud et humide, car l’air est comme une vapeur, l'eau est froide et humide, et la terre froide et sèche. » (Voyez aussi chap. 2).

Ce qu’il y a de plus clair dans les idées de Galien sur la nature, c’est qu’il admet, avec Platon et surtout avec Aristote, le principe des causes finales. Ce principe , qui revient à chaque page dans ses œuvres, qu’il applique à tous les détails de l’organisme et de la vie, est en même temps la preuve sur laquelle il s’appuie pour reconnaître au-dessus de la nature un être infini en sagesse, en bonté et en puissance. Le passage ^ où il exprime cette conviction est devenu classique, et mérite d’être reproduit en entier.

« Pourquoi disputerais- je plus longtemps avec ces

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