‹ La médecine, histoire et doctrinesChapitre 30 sur 118 · I. De elem. sec. Hipp., cap. G, t. I, ii · texte numérisé non relu

I. De elem. sec. Hipp., cap. G, t. I, ii

5. Peusu part., ni, 10, t. lit, p. 237, et dans ma traduction, t. I, p. 250 et siiiT.

DE GALIEN

êtres dépourvus de raison (les blasphémateurs)? Les personnes sensées ne seraient-elles pas en droit de me blâmer, et de me reprocher à juste titre de profaner le langage sacré qui doit être réservé pour les hymnes à l’honneur du Créateur de l’univers? La véritable piété ne consiste pas à immoler des hécatombes ou à brûler mille parfums délicieux en son honneur, mais à reconnaître et à proclamer hautement sa sagesse, sa toutepuissance, son amour et sa bonté... Le père de la nature entière a prouvé sa bonté en pourvoyant sagement au bonheur de toutes ses créatures, en donnant à chacune ce qui peut lui être réellement utile. Gélébronsle donc par nos hymnes et nos chants ! Il a montré sa sagesse infinie en choisissant les meilleurs moyens pour parvenir à ses fins bienfaisantes ; il a donné des preuves de sa toute-puissance en créant chaque chose parfaitement conforme à sa destination. »

Mais, tout en proclamant la puissance divine, Galien croit, avec l’antiquité païenne, qu’elle ne peut agir qu’en se soumettant à certaines conditions naturelles inhérentes à la matière. « C’est là, dit-il, ce qui dis tingue l’opinion de Moïse (on remarquera cette mention de la cosmogonie biblique) de la nôtre, de celle de Platon, et de tous les Grecs qui ont bien traité la science de la nature; car pour Moïse, il sufîit que Dieu veuille arranger la matière, et elle est de suite arrangée ; il croit que tout est possible à Dieu, quand même il voudrait changer de la cendre en cheval ou en bœuf. Nous ne pensons pas ainsi ; nous croyons qu’il y a des choses naturellement impossibles, et que Dieu ne touche pas à ces^ choses-là, mais qu’entre les choses possi-

blés il choisit le meilleur » — Quelques lignes plus bas on lit encore ; « Kous disons que Dieu est la cause de deux choses ; de l’élection du meilleur dans les œuvres qu’il construit, et du choix de la matière. «

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