Lîb.supra 776. Voy. aussi cap. 5, p. 788, où ilestditque
tout tend à prouver que l’âme n’est pas immatérielle. Dans le traité De loch affecih, in, 7 , il est dit que la substance de l’âme est le mélange des quatre qualités. Cf. encore De elem.sec. Hipp., cap. 3, t. I, p. 433-434.
2. De usu part., vu, 8, t. III, p. 542 sqq., et dans ma traduction, t. 1 , p. 476 ; De util. resp., cap. 5, t. IV, p. 508.
3. De subst. facult. nat., t. IV, p. 760-762; Com. v, in lib. ri, Epid., § 1 et 5, t. XVII*’, p. 222 et 246; De med. simpl., v, 9, 1. 1, XI, p. 631.
4. Voyez surtout Quod anim. mor. temp. seq. — Ce curieux traité se trouve dans ma traduct. des Œuvres de Galien, t. I, p. 46 et suiv.
p. De dogm. Hipp, et Pial., ix, 9, t. V, p. 792 sqq.
6. De praesag. ex puhib., n, 8, t. IX, p. 305. Je sais que dans ce passage, il s'agit particulièrement de la nature des forces ; mais pour Galien, la question de la nature des forces et de celle del’àme sont connexes; on peut donc, sans trop de précipitation, conclure de l’une à i’autre. Galien finit par se déterminer pour le matérialisme.
On voit, par ce qui précède, combien les idées de Galien sur la nature de l’âme s’éloignent de celles de Platon; cependant, par une contradiction plus apparente que réelle, ce sont précisément les doctrines exposées dans les Dialogues, et en particulier dans le Timée, sur le siège, les divisions et les facultés de l’ame, qui ont inspiré à Galien la profonde admiration qu’il professe pour le chef de l’Académie ; il l’appelle tt le prince des philosophes*. » Les sept premiers livres que Galien a écrits Sur les opinions d’Hippocrate et de Platon servent uniquement à exposer la doctrine de Platon sur les trois âmes de l’homme , doctrine commune à Hippocrate, d’après Galien, et empruntée en partie aux pythagoriciens ; l’âme concupiscihîe ou femelle dont le siège est dans le foie, l’âme
mâle ou énergique dont le siège est dans le cœur, et l’âme pensante ou commandante {r^'(e'^o'r.%6ç) dont le siège est dans le cerveau^. Il défend à outrance cette théorie contre Aristote et contre les stoïciens, qui n’admettaient qu’une seule âme dont le siège est dans le cœur. Entre l’opinion d’Aristote et celle des stoïciens, il y avait cette différence qu’ Aristote nommait facultés de l’âme ce que Platon et Galien, d’après lui, appelaient les ti'ois âmes, et qu’il les plaçait toutes les trois dans le cœur, tandis que les stoïciens ne reconnaissent pas même des facultés de l’âme distinctes entre elles par leur nature