‹ La médecine, histoire et doctrinesChapitre 41 sur 118 · Dedogm. Hipp. et Plat., t, à, t. V, p · texte numérisé non relu

Dedogm. Hipp. et Plat., t, à, t. V, p

DE GAUEN

Cependant ceci ne nous semble pas résoudre la difficullé ; car, selon Galien, ce ne sont pas seulement les deux âmes irrationnelles , mais aussi l’âme rationnelle qui suit le tempérament du corps C

Il s’éloigne encore de Platon en distinguant « les erreurs qui viennent d’un jugement faux et les passions produites, au contraire, par une faculté irrationnelle qui est en nous et qui désobéit à la raison ; » car pour .Platon (voyez le Ménon et particulièrement la conclusion) la vertu n’est pas une science, elle ne s’enseigne pas; ce n’est ni un fruit de l’éducation, ni un don de la nature, mais un don de Dieu. Galien admet que quelques vertus s’apprennent- celles de l’âme rationnelle, et que d’autres s’acquièrent par l’exercice ou l’habitude, celles des âmes irrationnelles ; c’est au moins le sens que nous trouvons dans un passage Des Opmions d Hippocrate et de Platon ^ :

« J’ai déjà montré que, le plus souvent, la diversité d’opinions vient de ce qu’on ne sait pas distinguer le particulier du général; c’est la source du désaccord entre les médecins sur l’usage de la décoction d’orge et des autres choses qu’on donne aux malades ; c’est aussi la source des dissentiments qui existent entre les philosophes sur les vertus de Pâme. Quelques-uns croient qu’elles s’apprennent, d’autres qu’elles sont naturelles, ou qu’elles s’acquièrent par l’habitude ou par l’exercice ; mais s’ils avaient distingué les espèces d’âme, ils auraient reconnu clairement qu’il y a une espèce ra-

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