Qnod aniini mores, lemp. seq., cap. 4, f. IV, p
lionnelle et une espèce irrationnelle, et que celle dernière se divise de nouveau en deux parlies ; ils n’auraient pas ôté la science à l’ame rationnelle pas plus qu’ils n’y auraient fait participer les âmes irrationnelles. » Un peu plus loin il ajoute ; « Celui qui sait que nous n’avons pas une forme simple et unique d’âme, comme les plantes qui n’ont que l’âme concupiscente, ou comme les dieux qui n’ont que l’âme rationnelle , mais que l’homme a toutes les deux, et de plus encore l’âme courageuse, celui-là connaît en même temps le nombre, la force des vertus et la manière de les acquérir. »
Cette doctrine est conforme à celle d’Aristote ‘, suivant qui les vertus morales s’acquièrent par l’exercice; le médecin de Pergame est encore aristotélicien lorsqu’il soutient ^ que la mesure est ce qu’il y a de meilleur, et que rien d’immodéré n’est bien ; pour Aristote, toutes les vertus consistent également en un certain juste milieu entre les passions opposées’. Enfin Galien^ admettait, avec le philosophe de Stagire % qu’on ne saurait être heureux sans les biens extérieurs ; opinion qui a été, de la part des stoïciens, la source d’une longue et vive controverse contre Aristote.