‹ La médecine, histoire et doctrinesChapitre 61 sur 118 · Lettres 255 et · texte numérisé non relu

Lettres 255 et

2. En 1658 Martinet {Portrait du roi dans la galerie \de de Montpensier, p. 6, édit, de Barthélemy) trouve encore à Louis XIV « cette couleur de 1^ vertu que la pudeur a conservée tout entière! » Dans cette même année. Mademoiselle écrit que « le roi est fort propre à être galant, mais qu’il ne trouve point de belle tournée à son point. » ;ibid.,p. 496.)

LOÜIS XIY

plication à ces vertiges et lournoiemenls de tête, que \ affection et l'assiduité avec lesquelles S. M. continuait ses soins aux affaires de l’Etat. Vallot ne manque jamais non plus une occasion de faire de la politique dans le Journal. Il traite fort mal la Fronde, célèbre l’entrée du roi à Paris en 1632, se raille deFouquet qu’on vient d’arrêter, et admoneste sévèrement la Provence sur son audacieuse révolte.

Le métier de médecin et celui de courtisan ne suffisant pas à Vallot, il prend encore le rôle d’un impudent astrologue; il lit dans les constellations, connaît « les dispositions favorables en l’air et en la terre, » censure les mauvais principes, combat les faux prophètes, et, jusqu’à ce que les vents « lui tournent le dos, » fait des prédictions ridicules à tort et à travers, assure le roi que ses sujets pourront bien être décimés par toutes sortes de maladies populaires, mais que S. M. sera épargnée, car il ne meurt «personne de marque L »

Le cynisme avec lequel les premiers médecins parlent des calamités qui ravagent la France et de la bonne santé du roi, a quelque chose de révoltant ; dans tout le Journal je ne trouve qu’un seul passage où il semble que le roi et ses médecins aient songé qu’il y avait quelqu’un dans le monde à côté de Louis XIV ; ce passage même, où Vallot célèbre à la fois sa candeur, son dévouement pour les pauvres et l’extrême charité du roi, semble presque grotesque à force d'être boursouflé de flatterie et de vanité.

Page 1