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«le sang du territoire brachio-céphalique obstrué va se jeter par des perforantes, dans les veines mammaires internes du côté opposé et probablement dans les veines thoraciques inférieures tributaires de la veine axillaire du côté opposé ». Chez le malade
FiG. 3. — Circulation veineuse collatérale. Oblitération du tronc veineux brachio-céphalique gauche (Obs. XID). J: veine sous-cutanée aboutissant à la jugulaire antérieure. — M: veines sous-cutanées se terminant dans une perforante aboutissant aux veines mammaires internes droites. — T: veine sous-cutamée se terminant dans une perforante qui aboutit probablement aux veines thoraciques inférieures.
que nous avons observé avec le D' Lacapère la circulation veineuse collatérale présentait un schéma à peu près analogue.
Les troubles laryngés et les paralysies récurrentielles sont souvent très précoces. Ils se traduisent par de la raucité de la voix (dysphonie), par des spasmes de la glotte. C’est d’abord de l'enrouement, puis la voix devient bitonale et rauque. Ces troubles
vocaux sont intermittents ou continus.Ils s'expliquent par la paralysie de la corde vocale correspondante au nerf récurrent lésé. En palpant légèrement le larynx entre le pouce et l'index au moment où l’on fait parler le malade à voix peu élevée, on sent fort bien que les vibrations glottiques transmises au doigt ‘sont beaucoup moindres du côté de la paralysie vocale (Bonnier). L'examen laryngoscopique permet de constater l’immobilité et le relâchement de la corde vocale atteinte. :
Avant d'aboutir à ce stade de paralysie, qui d’ailleurs peut survenir d'emblée, la compression des récurrents se manifeste parfois par des symptômes d'irritation des plus pénibles. Ce sont des accès de suffocation, de strangulation, d’aphonie, de pharyÿyngisme et d'œsophagisme (obs. Dieulafoy) des plus inquiétants et qui peuvent faire songer à latrachéotomie.
Ces troubles laryngés peuvent s’associer à des phénomènes de dyspnée bronchique et réaliser le syndrome broncho-récurrentiel de l’anévrisme de l'aorte (type récurrent). En dehors des cas où Ja médiastinite est satellite de l’anévrisme, nous étudieront plus loin les signes différentiels de ces deux affections.
Les troubles respiratoires résultent de la compression de la trachée et des bronches. C’est d’abord de l'essoufflement à l’occasion d’un effort, mais rapidement une dyspnée permanente s'installe et par son importance domine tout le tableau clinique. La