‹ La Médiastinite SyphilitiqueChapitre 11 sur 29 · PS PPT PT DENTS PC ES SE SP A ET ET · texte numérisé non relu

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malade de M. Thiroloix (obs. V) ne pouvait ni marcher, ni quitter son lit, ni s'étendre dans le décubitus dorsal. En état d’orthopnée permanente, elle devait nuit et jour rester assise sur son lit. Spontanément apparaissent des accès de dyspnée paroxystique avec angoisse, la nuit surtout. Ces accès de suffocation sont en général de courte durée et ne s’accompagnent pas de douleur rétro-sternale. On peut observer une toux rauque et quinteuse qui, lorsque la compression des bronches et de la trachée est très accentuée s'accompagne d’une inspiration rude et sifflante, véritable cornage. La dyspnée peut être formidable (obs. Sergent), s'accompagner de tirage sus-sternal et épigastrique et déterminer le médecin à pratiquer une trachéotomie, qui d’ailleurs restera impuissante à amender la gêne respiratoire dûe à la compression trachéo-bronchique médiastinale. L’auscultation décèle une diminution notable de la respiration au niveau du poumon. La sonorité à la percussion et les vibrations sont conservées. Il est fréquent d’observer dans l’espace interscapulovertébrale, à l'expiration surtout, l'existence d'un souffle bronchique.

L'Inégalité pupillai'e, le Myosis, le signe d'Argrll-Robertson sont signalés par plusieurs observateurs.

L’inégalité pupillaire, à elle seule n'a pas une valeur séméiologique spécifique. Elle peut être congénitale, peut être en rapport avec un vice de réfraction des milieux de l’œil, elle peut aussi exister au cours

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d’affections pleuro-pulmonaires (1) aiguës (pneumonie, pleurésie franche, aiguë) ou chroniques (tuberculose du sommet, emphysème, symphyse pleuropulmonaire). Enfin, toutes les compressions du moteur oculaire commun (tumeurs de la base du crâne, méningite, tumeurs de l'orbite) peuvent la provoquer.

Lorsqu'elle procède de la syphilis, l'inégalité pupillaire s'accompagne d’altérations des réflexes pupillaires et quelquefois d’altération de la vision (névrite optique).

Le signe d’Argyll-Robertson, c’est-à-dire la disparition du réflexe d’accommodation à la lumière, avec conservation du réflexe d'accommodation à la distance a une valeur séméiologique considérable. Qu'elle soit associée ou non à des troubles pupillaires {inégalité ou myosis) l'abolition du réflexe à la lumière, quand elle est permanente, qu’elle n’est liée à aucune lésion des globes oculaires et qu’elle n’est pas associée à une lésion de la troisième paire

est l'indice d’une altération du système nerveux

central presque sûrement syphilitique (Babinski).

Nous voyons l'importance de ces différents signes pour le diagnostic différentiel des médiastinites.Bien que n'ayant aucun lien avec les troubles de compressions médiastinales, ils permettent en l’absence de tout autre signe d’en interpréter la nature.

1. E. Sergent, L’inég'alité pupillaire dans les affections pleuropulmonaires.(Prog'rès médical, mai 19r2).

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