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culeuse chez un enfant hérédo-syphilitique, la réaction de Wassermann était positive et l’autopsie révéla des lésions manifestement tuberculeuses. Il doit en être ainsi dans toutes les formes associées
syphilo-tuberculeuses et dans l’anévrysme de l’aorte.
Lorsqu'elle est positive la séro-réaction, à part
quelques rares exceptions est toujours l'indice d'une syphilis latente. Lorsqu'elle est négative, elle n’est pas une preuve de non syphilis. Les variations du Wassermann au cours de la syphilis sont aujourd’hui
bien connues, le pourcentage de réactions positives
chez les vieux syphilitiques,même avec des accidents,
ne dépasse guère 30 0/0. C’est dans ces cas que le
traitement d’épreuve devient un moyen de diagnostic important.
La séro-réaction de Wassermann positive permettra de distinguer la médiastinite syphilitique de la médiastinite cancéreuse banale qui le plus souvent
accompagne les cancers de l’œsophage, de l'estomac
ou du poumon.
La médiastinile rhumatismale s’obserÿve surtout
chez l'enfant, à titre de complication de l’endopéri-
cardite et nous trouvons bien décrites dans un article
de J. Carles (r), de Bordeaux, et dans les cliniques de Hutinel (2) ces pancardites infantiles, où les
orifices (mitral et aortique) sont lèsés,où le péricarde
1. J. Carles, Journal de Médecine de Bordeaux, 6 avril 1902, 2. Hutinel, Bulletin Médical, août 1911.
Re
adhère au cœur d’un côté, aux plèvres de l’autre et où les adhérences de médiastinite adhésive entament l’artère pulmonaire, l'aorte, se propagent au sternum,
au diaphragme, soudant entre eux les divers organes :
du médiastin et provoquant rapidement le syndrome de l’asystolie hépatique qui emporte ces malades. La syphilis n’est pas coutumière de ces périviscérites généralisées, bien caractéristique du rhumatisme. Les antécédents de polyarthrite, les manifestations
péricardiques et valvulaires, la séro-réaction aide-
ront au diagnoctic.
C’est également chez l'enfant que s’observe le plus fréquemment la médiastinite tuberculeuse. Car « contrairement à ce qui se passe chez l'adulte, c'est la bacillose qui en pathologie enfantile occupe la
première place, la syphilis ne vient que bien loin
derrière elle » (Hutinel).Tantôt le point de départ de
cctte inflammation sournoise et progressivement sclérosanté est une adénopathie médiastinite, un engorgement de ces ganglions qui plongent dans le péricarde. Cette séreuse, à leur contact, s’enflamme
à son tour et parfois il se produit une symphyse péri- À cardique. Le tissu cellulaire du médiastin se prend
lui aussi et l’inflammation gagne bientôt la plèvre médiasüinale: d’où une médiastinite chronique,tantôt contemporaine de lésions péricardiques et pleurales,
tantôt isolée. D’autrefois, c'est une pleurésie, et de #
préférence une pleurésie gauche qui a débuté. Au
lieu de se résoudre promptement, elle s’aitarde, …
provoque des adhérences pleurales, puis l’inflamma-
CÉECE PES N EE JE Sea " £ ? ie re , Se Sn Se
tion se propage au médiastin et peut parvenir au péricarde (Hutinel). :
Chez l'adulte la médiastinite tuberculeuse peut comme la syphilis réaliser le syndrome d’oblitération de la veine cave supérieure. MM. Sergent et Combier en ont rapporté une observation des plus nettes (1). Comme nous l'avons vu, elle peut aussi s’associer à la syphilis pour créer le syndrome médiastinal.
Le plus souvent le diagnostic de tuberculose s’imposera par l’évolution même de. l'affection qui succédera à des lésions pleurales ou péricardiques con-
nues, mais dans certains cas, il n’est aucun signe clinique, aucun procédé de laboratoire qui permettent de se faire une opinion bien précise et l’on re peut que s’en rapporter au résultat du traitement d'épreuve.
L'adénopathie trachéo-bronchique isolée, est rarement assez prononcé chez l’adulte pour déterminer à
elle seule des accidents médiastinaux. Quant à la iymphadénie médiastinale, elle s'accompagne d’hypertrophie des ganglions périphériques et de la rate et de modifications de la formule leucocytaire.
Le diagnostic différentiel le’ plus délicat est celui de la médiastinite avec l’anévrysme de l’aorte. Nous avons vu que la radioscopie seule permettrait de reconnaître les cas où ces deux affections coexistent. Lorsque l’anévrisme est isolé, c'est encore la radios-
copie qui permettra de le distinguer d’une autre
ss Sergent et Combiér, Société médicale des Hôp. 16 février 1906.