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(1) TASKIN. — Injections intraveineuses de teinture d’opium. Bulletin de la Société Centrale, 1919.
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lique légère, puis un effet calmant absolu sans l’excitation ni les mouvements de manège qu’on note parfois avec la morphine et, pour les secondes, un effet hyperexcitant avec des signes tétaniformes : d’où, l'indication de ne pas dépasser les premières doses. Pour éviter l'ivresse alcoolique, conséquence des fortes doses de teinture, Taskin a expérimenté un soluté alcoolique d’opium concentré, mais les résultats ont été fort inconstants. Nous nous rangeons volontiers aux conclusions de Taskin, qu'il énonce ainsi : « La teinture d’opium introduite dans le torrent circulatoire y est très bien tolérée, quelle que soit sa concentration et paraît avoir des effets identiques à ceux de la morphine introduite par la même voie. Toutefois, son action excitante semble moins précoce et moins violente. La dose de 30 à 40 cm* ne devrait pas être dépassée. » Personnellement, nous faisons cependant des réserves sur l’action prétendue excitante de la morphine par voie veineuse.
C'est, en effet, la voie veineuse que nous employons exclusivement pour l’administration de la morphine au cheval, malgré l'opinion de Desoubry ( qui lui préfère la sous-cutanée. Notre pratique nous à démontré que la phase d’excitation, reprochée souvent à l'emploi de la morphine, alors qu'elle est en effet des plus fréquemment obtenue consécutivement à l'injection sous-cutanée, ne suit que très
exceptionnellement l’utilisation de cet alcaloïde par
(4) DEsouBry. — Bulletin de la Société Centrale, LOANTE
la voie veineuse. Nous sommes d'accord en cela avec Teppaz et Dufrechou, ainsi qu'avec Chanier (1 @). Il ne nous surprend pas que Desoubry, employant la voie hypodermique, accuse la morphine de provoquer une phase d’excitation fort gênante, se traduisant par des mouvements de manège : Nous avons noté bien souvent cet inconvénient, suffisant à lui seul lorsqu'il survient sur un malade déjà irrité par la douleur, pour faire renoncer à l'emploi de ce précieux alcaloïde. Nous sommes étonné que Taskin ait formulé un grief semblable à l'emploi de la morphine employée par voie veineuse : jamais la morphine ne nous a donné par cette voie de mécomptes sérieux.
Ce qu'il ne faut pas perdre de vue c’est que, plus peut-être pour ce médicament que pour beaucoup d'autres, il existe de fréquentes manifestations réactionnelles, de susceptibilités individuelles. Nous avons rencontré des malades nerveux, chez lesquels la morphine, même administrée par voie veineuse, était absolument incapable de calmer l'excitation ou les douleurs, alors que certains sujets, mous et Iymphatiques, recevaient de fortes doses de cet alcaloïde sous la peau, sans en paraître autrement excités.
Dans la pratique journalière, l'emploi de la morphine dans le traitement des coliques, donne, des résultats particulièrement brillants. Sans compter le
(1) TEPpAZ et DUFREGHOU. — Bulletin de la Société Centrale, 1917. (2) CHANIER. — Bulletin de la Société Centralte,:19117. (3) TASKIN. — Bulletin de la Société Centrale, 1919,