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soulagement qu’on apporte au malade, il ne faut pas négliger l'excellente impression faite sur l'entourage — et Dieu sait. dans un village, combien il peut y avoir de spectateurs autour d’un cas de coliques! — par le résultat presque instantané d'une injection intraveineuse. Il s’en faut toutefois que celle-ci soit toujours facile à pratiquer : soit que le sujet présente un caractère difficile, soit que la douleur le rende inabordable. Dans ce cas, l'emploi du tord-nez est indispensable; son action de surprise, éminemment fugace, commande souvent l'exécution d'une intra-veineuse véritablement à la volée. Pour ces cas, l'aiguille Pravaz est trop petite et trop faible. Nous employons une sorte de trocart bien effilé, dont l'embout femelle peut recevoir l'embout mâle d’une seringue hypodermique ordinaire, et encore, pour cet usage, nous servons-nous d'une seringue entièrement en métal, en raison des risques de casse vraiment excessifs.
. Avec beaucoup de confrères, dont nous nous sommes plu à recueillir les opinions, nous regardons l’action de la morphine intra-veineuse, sur la douleur abdominale, comme tellement assurée que, si celle-ci ne cède pas d'une manière nette et quasi totale, on peut tenir pour certain qu'elle est conditionnée par une lésion matérielle de la plus haute importance : déchirure d’un réservoir Où gangrène en voie d'évolution au niveau d’une torsion, d'un volvulus, d'un calcul. Toujours, les autopsies nous ont confirmé dans cette façon de pronostiquer. Pratiquement, on peut émettre un ‘pronostic fatal si on se
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trouve en présence de la trilogie : inaction de la morphine, — dissociation du pouls et de la température, — odeur fécaloïde de l’air expiré,
Nombre d'auteurs sont d’avis que les bons effets de ia morphine sur la sédation des douleurs doivent être mis à profit pour mettre en œuvre l’action des . hypersécrétoires et en particulier de la pilocarpine. La morphine n'est, sous ce rapport, nullement l’antagoniste de l’alcaloïde du jaborandi, et l’association alternée des deux médicaments a été préconisée par Teppaz (1
Dans cet ordre d’idées, seule l’action hypersécrétoire de la pilocarpine était recherchée, et nous n'avons trouvé nulle part, dans la littérature vétérinaire, mention d’une propriété secondaire de cet alcaloïde, savoir, son action antagoniste de celle de la morphine sur le système neuro-végétatif.
Nous avons mentionné, au début de ce travail, les intéressantes recherches de Roger ®) sur les états de déséquilibre vagotoniques ou sympathicotoniques qu'on trouve dans les crises abdominales suivant les symptômes qu'elles présentent. Or, si le rôle d’excitant du sympathique n'est pas contesté à la pilocarpine — à telle enseigne que Roger en déconseille l'emploi dans les sympathicotonies -
si l’on sait d’autre part que la morphine est un calmant de ce même sympathique, par contre, un fait qui n'a pas encore été mis
(1) TEPPAZ. — Emploi simultané de la morphine et de la pilocarpine dans le traitement des coliques du QHEYAË Soc, Centr., 1919. (2) ROGER. — Les coliques du cheval,
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