‹ La Médication Calmante dans les Coliques du ChevalChapitre 17 sur 21 · RS PR · texte numérisé non relu

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morphine, ni de la belladone ou de l’atropine. C’est dans ces cas qu'il est indiqué de recourir à un excellent hypnotique, le chloral.

L'hydrate de chloral cristallisé, hypno-anesthésique, est un des plus précieux médicaments calmants en raison de ses propriétés : suivant les doses, il est hypnotique, narcotique ou plus simplement antispasmodique et anticonvulsif. Bien manié, il constitue une arme excellente dans le traitement des crises douloureuses intestinales.

Bien que la narcose complète, qui avait été demandée au chloroforme par Lafargue (1) avec plus ou moins de succès, soit rarement demandée au chloral, celle-ci pourrait ‘être obtenue par l'emploi de ce dernier. La voie veineuse n’est pas à envisager en raison du danger des phlébites nécrosantes (on pourrait peut-être employer les solutions en milieu sucré), encore moins la voie intratrachéale (Cadéac et Malet).

Beaucoup d'auteurs, dont Deysine ©), ont préconisé l’administration per os, en solution aqueuse, à la dose de 60 grammes pour le début, Deysine à pu administrer par cette voie jusqu’à 230 grammes de chloral. I1 dit que l'effet obtenu est rapide et durable.

Joyeux se range à son avis. Nous-même donnons

(4) LAFARGUE. — Essai de chloroformisation dans le traitement des coliques du cheval. Revue d'Hygiène el de Médecine militaires, %e série, Tome X, 1908.

(2) DEYSINE. — Revue générale de Médecine vétérinaire, 1904.

(3) JoYeux. — Revue générale de Médecine vétérinaire, 1904,

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per os le chloral en solution hydro-huileuse, bien que nous préférions la voie rectale. Cette dernière a pour elle un mode d'administration facile, qui plaît aux propriétaires et qui les occupe dans l'intervalle des visites du praticien. En général, nous prescrivons les lavements de chloral après avoir évacué le rectum, soit par la fouille rectale, soit par lavements préalables.

La voie intrapéritonéale a la préférence de nom-

breux auteurs, entr’autres Richet, Breton et Sendrail, Eselauze et Edmond, qui lui reconnaissent de grands avantages pratiques.

: Breton ( J’emploie dans les cas graves et la technique qu’il préconise est des plus simples. Il va de soi qu'il faut opérer aseptiquement. D'abord, s’il existe le moindre signe de tympanisme cœcal, il est indispensable de faire la ponction du réservoir distendu. Dans le flanc opposé et en un point symétrique à celui adopté pour la paracentèse, on ponctionne le péritoine avec un fin trocart; on s'assure par l'olfaction ou par tout autre moyen que le trocart n’a pas pénétré la lumière intestinale, puis on relie la tige du trocart soit à une douche bock, soit à un appareil à soufflerie. On injecte ainsi lentement de 30 à 80 grammes de chloral, suivant les effets qu’on se propose d'obtenir, en solution fraîche au 1/10.

Breton est d'avis qu'il ne faut pas employer le

(4) BRETON. — Le chloral en injections intrapéritonéales. Bullelin de la Société Centrale, 1907.

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