‹ La Médication Calmante dans les Coliques du ChevalChapitre 20 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Du travail qui précède, quelles conclusions se dégagent? Elles peuvent se résumer en quelques propositions,

1° La médiation calmante est une médication sympotomatique. Elle ne peut avoir aucune prétention à guérir la cause d’une crise abdominale; tout au plus peut-elle se targuer de faire durer l'animal souffrant et lui permettre d'attendre la guérison

naturelle ou provoquée.

2° Dans l'impossibilité où nous nous trouvons souvent de diagnostiquer la cause d’une crise abdominale et d'y porter remède, les résultats tangibles obtenus par l'emploi des calmants appropriés soulagent les douleurs des patients et les appréhensions

de leur entourage.

3° Souvent même, à supposer que nous COnnaissions la ou les causes exactes de la crise abdominale et le remède à y apporter, l'éréthisme douloureux de l'intestin enflammé s’opposerait à la mise en œuvre

de l'intervention thérapeutique appropriée.

4 Le tractus intestinal du cheval atteint de coliques est matière éminemment fragile. Ne jamais

perdre ceci de vue dans l'intervention.

LADA

5° L'emploi systématique de tel ou tel médicament calmant est un non-sens. Si chaque cas envisagé ne comporte pas, pratiquement, une thérapeutique spéciale, tout au moins, chaque cas rentre, dans ses grandes lignes, dans une des deux classes importantes suivantes : les vagotoniques et les sympathicotoniques. À chacune ses médicaments.

6° L'’opium et la morphine, l’atropine et la belladone, sont de beaucoup les médicaments calmants les plus employés. Les premiers sont les spécifiques au sympathique, les seconds ceux du pneumogastrique. |

7° En adjoignant aux premiers l’ésérine, aux seconds la pilocarpine, le praticien a en mains un arsenal de calmants et d'hypersécrétoires qui cons-

tituent le fond de ses armes contre les coliques.

8° La médication calmante n’est pas une panacée des crises abdominales du cheval. C’est un instrument à haut rendement entre des mains averties et exercées et sa supériorité sur les médications excitomotrices est manifeste.

Vu VU ot PERMIS d'imprimer :

Le Président, Le Recteur de l'Académie de Paris, LOEPER. CHARLETY.

Vu Le Doyen.

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