‹ La Médication Chlorurée Sodique à DaxChapitre 13 sur 18 · TG NUE · texte numérisé non relu

TG NUE

On constate à ce moment l'existence au coude gauche d’un trajct fistuleux mesurant un centimètre environ avec une suppuration abondante. Les muscles du bras et de l’avant-bras présentent une atrophie considérable, Les mouvements de flexion du coude ne peuvent se faire spontanément. Lorsqu'on les provoque, le malade ressent de vives douleurs dans l'articulation. L'état général est bon.

Traitement. — 15 bains avec 20 litres d’eaux-mères et 18 avec 30 litres d’eaux-mères; durée, vingt puis trente minutes. La suppuration a augmenté dès les premiers bains pour s’atténuer bientôt et disparaître définitivement. La cicatrisation est complète à son départ de Dax : les mouvements volontaires du coude impossibles avant le traitement ont repris une certaine amplitude et ils se font sans douleur. Enfin, la force musculaire a augmenté en même temps que l’atrophie musculaire est moins considérable.

OBsERVATION VIII (Larauza).

Périlonile tuberculeuse; trente-quatre jours de trailement; Très forte amélioration.

X.., douze ans. La malade entre en avril dans le service de M. le professeur agrégé Rondot, pour une péritonite tuberculeuse accompagnée d’une légère pleuro-pneumonie des deux sommets. Grâce au traitement tonique suivi à l’hôpital jusqu’en juin, les symptômes pulmonaires disparaissent et les phénomènes abdominaux se sont heureusement modifiés. L'état général laisse à désirer, les sueurs nocturnes sont très abondantes. C’est ce mauvais état général qui décide l’envoi de la malade à Dax.

L'anémie est profonde; les muqueuses sont décolorées; l'appétit est médiocre. L’abdomen volumineux est étalé sur les flancs; l’épanchement est assez abondant et, à la palpation, on sent des masses ganglionnaires indurées variant du volume d’une grosse noisette à celle d’une noix. La marche est difficile, car la malade étouffe.

Trailement. — 14 bains à 40 litres d’eaux-mères et 20 bains à b0 litres d’eaux-mères; température, 340; durée de trente minutes. Ce traitement est bien supporté par la malade. A son départ l’état est satisfaisant : l'abdomen a presque repris son volume normal et la jeune malade qui ne pouvait marcher qu'avec peine à son arrivée, peut à la fin de son séjour faire d’assez longues courses et même courir sans fatigue. Son poids, de 27 kil. 500 à l’arrivée, est AUVOCDALLEQ CAO RIOS D OMR PUCES UGS

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Et à propos de cette dernière observation, M. le professeur agrégé Rondot explique très bien le mode d’action des eauxmères, dont l'effet dans ces cas-là est bien supérieur à celui des bains salins ordinaires. «Les eaux-mères de Dax, dit-il, possèdent une double action curative s’exerçant aussi bien sur les lésions d’origine bacillaire qu’elles enrayent que sur l’ensemble des processus organiques de la nutrition au ralentissement de laquelle elles semblent s'opposer dans une très large mesure. » |

Ces quelques lignes expliquent très bien l’action des eauxmères : en dehors d’une action locale, n’avons-nous pas vu que les eaux-mères plus que les bains salins avaient une action d'épargne sur l’organisme”? Il est fort probable que c’est en diminuant cette déminéralisation, en l’arrêtant même, que les eaux-mèêres agissent aussi activement dans les lésions tuberleuses. M. le professeur agrégé Gautrelet, notamment, a démontré que les tuberculeux perdent par les urines une quantité de chlorures qui dépasse de beaucoup lPexcrétion normale avec conservation de la dose physiologique des autres éléments de l’urine.

En tout cas, l’action générale sur l’organisme des bains produit une augmentation de poids indiquant un état général bien meilleur, et ce résultat, serait-il seul, n’est pas à dédaigner.

Dans certains cas, dans les adénites, par exemple, on ne peut prétendre à une guérison complète qu’après plusieurs saisons. Les ganglions, qui ont toujours diminué, souvent disparu à la fin de la première saison, ce qui faisait croire à un résultat définitif, réapparaissent dans la suite.

Comme on peut le voir, ce sont les trajets fistuleux qui donnent les meilleurs résultats : on comprend le précieux auxiliaire que peut être le bain d’eaux-mères après certaines interventions chirurgicales dont les séquelles sont interminables.

Si d’ailleurs le traitement peut être appliqué dans presque tous les cas, les résultats seront plus rapides et plus beaux lorsque l’état général du sujet ne sera pas trop mauvais et lorsque surtout les lésions seront bien localisées.

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En examinant les propriétés des eaux-mères on peut concluré a priori qu'indistinctement toutes les lésions tuberculeuses peuvent être traitées ainsi, sans s’occuper de la constitution du sujet : jamais les effets sédatifs et surtout reconstituants des bains d’eaux-mères ne peuvent nuire. Mais de ces propriétés découlent des indications spéciales; plus que les sujets lymphatiques, mous, à nutrition alanguie, sans réactions, les enfants nerveux, amaïigris, à réactions vives, tireront les meilleurs résultats de ce traitement. Ces derniers d’ailleurs ne peuvent pas le plus souvent supporter la cure marine; enfin cette dernière, qui dans ces cas-là n’est qu’une cure d'air, n'a jamais une action reconstituante aussi énergique que les bains d’eaux-mères. Le climat, essentiellement sédatif, vient ajouter ses effets à ceux du bain.

L'action fortement résolutive des eaux-mères est également employée dans le traitement des affections utérines, et c’est peut-être là que l’adjonction des eaux sulfatées aux eaux-mères joue le rôle le plus important. Ce sont en réalité deux agents thérapeutiques différents employés, chacun dans des stations spéciales, et dont la réunion à Dax donne les meilleurs résultats. Le traitement des affections utérines à Plombières, à Néris n'est-il pas célèbre? Les eaux chlorurées sont souvent en effet beaucoup trop actives, et en présence de symptômes d’intolérance, on est obligé d'interrompre le traitement : tantôt les phénomènes inflammatoires réapparaissent, tantôt la malade devient trop irritable.

C’est dans ces formes que l’on peut recourir avec sécurité aux eaux indéterminées. On obtient souvent « un de ces résultats qui, à défaut d’intervention curative directe, sont le propre de la médication thermale : ramener l'organisme au point où peut s’opérer la guérison spontanée, et où les médications demeurées impuissantes jusqu'alors retrouvent une efficacité réelle »1.

Du reste, par le mélange progressif d’eau sulfatée et d'eaux

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