‹ La Médication Opiacée RationnelleChapitre 17 sur 35 · I. 1..., 58 ans, garde champêtre · texte numérisé non relu

I. 1..., 58 ans, garde champêtre

Pas d'antécédents héréditaires où collatéraux connus.

ua jamais été malade jusqu'en avril 1910.

\ celle époque, le malade ressent une douleur sourde avec exaspéralions el irradiations dans toute la région sous-hépalique. En même temps, ses digestions sont plus lentes et son appéUit diminue,

Le médecin trouve le foie normal, et traite le malade pour dyspepsie et dilatation de l'estomac, qui est distendu.

En mai, le malade commence à jaunir, et passe bientôt el

Oo

rapidement par loutes les teintes de Fictère, du jaune cluir au vert foncé et bronzé.

Rien à l'examen, à la percussion, ni à la palpation dans la région vésiculaire, Le médecin et le chirurgien qui l'exa minèrent font cependant le diagnostic de cancer des voies bilaires, où de la tête du pancréas, et proposent une laparatomice exploratrice, curative à l’occasion. Le malade accepte, ant le prurit le fait souffrir : ce prurit était tellement intense que le malade avait, à plusicurs reprises, fait part à son enlourage de son intention de se suicider pour y échapper.

L'opération est donc décidée, et le chirurgien fait une laparatomie.

On ne trouve aucun cancer apparent des voies bilaires, ni cancer de la tête du pancréas, ni tumeur de voisinage, ni calcul : seulement une vésicule à parois épaisses, et peu dilalée. Le cholédoque est impossible à cathétériser, on ne sent pas de calcul dans sa lumière.

On fait alors une cholécystolomie,

Le malade se rétablit assez bien tout d'abord ; le prurit disparaît, ainsi que PFictère, L'appélut revient, @t le malade reprend un peu d'embonpoint.

L'amélioration s'arrête au bout d'un mois : des douleurs continues, avec paroxysmes violents, apparaissent lous les soirs entre 5 et 7 heures, dans la région hépatique, avec 1rradiations dans les lombes et Je bas-ventre,

Le malade réclame à grands cris quelque chose pour le soulager.

Le 18 août, je lui ais une première injection de 2 cenligrammes de Pantopon. Calme complet au bout d’une heure et demie. Pas de douleurs le lendemain n1 le surlendemain.

Le 21 août, nouvelles douleurs calmées en une heure environ par ? ceuligrammes de Pantopon.

Pas de douleurs pendant quatre jours.

Le 25 août, une nouvelle injection est nécessaire. Même résultat.

De même le 29 août.

Page 1