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dant Îles manœuvres de la XV® division, en 1910, de diarrhée attribuable à l'ingestion de fruits peu mûrs, de chareuterte suspecte, où de trop grandes quantités d’eau, et à des refroidissements inévitables. Dans les deux cas, la diarrhée fut enrayée en quarante-huit heures au maximum, sans vomissements, ni conslipation consécutive. D'autres soldats, traités en même temps que les précédents, par le bismuth, par le lannin, ou par les purgatifs, furent sensiblement plus longlemps malades, et conservèrent leur diarrhée pendant quatre ou cinq Jours et même plus. Plusieurs durent même être
évacués sur linfirmerie régimentaire.
Ogservarion XVI!
(Due à notre camarade Détouillon, interne à l'hôpital de Dijon, médecin auxiliaire au 27% réoiment d'infanterie, manœuvres 1910.)
Coliques.
M. X..., liculenant au 27° régiment d'infanterie.
Douleurs abdominales très vives survenues brusquement, sans cause. Ni diarrhée, ni constipation. Ventre un peu ballonné ct douloureux à la palpalion.
2 comprimés de L centigramme de Pantopon ont fait cesser ous ces phénomènes en quelques heures.
Pas de symplômes secondaires.
OgservarioN XVIII
(Due à notre camarade Bonnefoy, externe suppléant à l'hôpital de Dijon, service du docteur Petitjan.)
Tuberculose pulmonaire.
N..., 23 ans, journalier.
Anlécédents héréditaires. — Rien à signaler.
Antécédents personnels. — Bronchite depuis quelques mois Amaigrissement, sueurs nocturnes. Perte d’appétit. À plu: sieurs reprises, ce malade à eu des crachats sanglants.
Ste
Il entre à l'hôpital en juillet 1910, pour sa toux, et à cause d'une légère hémoptysie qu'il a eue deux jours auparavant. Submatité à gauche, au sommet. Gargouillements et râles humides dans les fosses sus et sous-épineuses de ce côté, Rales de congestion au sommet droit, Caverne à gauche, de la gros seur d'une pièce de 3 franes environ dans la partie moyenne de son omoplate.
Le malade se plaint d'élancements et de points douloureux dans le côté gauche de la poitrine, qui, avec sa toux, l'empèchent de dormir. Vomissements alimentaires ramenés par ses quintes de toux.
En dehors du repos au lit, et du traitement hygiénique habituel, on lui prescrit deux comprimés de 1 centigramme de Pantopon, dont il prend un le matin et un le soir. Au bout de peu de jours, les phénomènes subjectifs s’amendent rapidement ; les douleurs disparaissent dès le soir même où il commença son traitement, ainsi que les maux de tête dont il se plaignait depuis quelque temps.
Le malade à continué ce traitement pendant deux mois, el n'a jamais accusé aucun phénomène d’intolérance où d'intoxication.
Ogservarion XIX
(Due à l'obligeance de M. le docteur Chapon, de Rouen.) Cancer de l'utérus.
Me Z..., 48 ans.
Rien à signaler comme antécédents héréditaires.
Comme antécédents personnels, règles toujours irréguliè- 168, qui ont cessé 1] y à cinq ans environ.
Depuis deux ans, pertes rouges assez abondantes alternant avec quelques pertes blanches. Douleurs d'abord peu accentuées, devenues violentes depuis quelque temps. Pertes rougeâlres continues à odeur très désagréable. Au toucher, col mou, fongueux, saignant très facilement, Ganglions nom breux.
6 so
La malade paille caractéristique. Le ventre est un peu dur, et, à la pal-
a beaucoup maigri. Teinte cacheclique jaune
palion, on sent vaguement une masse dure située en arrière de la vessie.
Pour calmer les douleurs, on fait à cette malade des piqüûres de 2 centigrammes de Pantopon, renouvelées tous les quatre à cinq jours. Les douleurs cèdent rapidement chaque fois sans symptômes d'intolérance.
La malade reprend peu à peu appétit et s’alimente bien maintenant. L'état général s'améliore sensiblement, ce à quoi on ne s'attendait nullement.
OBsERvATION XX
(Personnelle.) Maux de lèle el insomnies chez un cardiaque.
MMPTS ANS:
Endocardite et myocardite. Maux de tête violents par suite d'insomnie prolongée cardiaque. Janvier 1910.
Difficulté d’administrer les hypnotiques qui ont été donnés sans grand résultat par un confrère.
Le D' X..., de Montluçon, voit le malade et lui donne un flacon de comprimés de Pantopon à 1 centigramme chacun. I lui en prescrit un chaque soir. Le sommeil revient, et les maux de tête s’amendent rapidement. Aucun symptôme d’inlolérance opiacée.
Au bout de cinq jours, on lui fait supprimer cette médica- Lion, mais les céphalalgies et l'insomnie font rapidement leur réapparition.
On reprend alors l'usage du Pantopon à la même dose que précédemment, en même lemps que la médication cardiaque (digitale et caféine), Mêmes résultats calmants abou- Hssant à une disparition complète des symptômes. Ce malade lul soigné utlérieurement pour son cœur, mais ses phénoinènes céphaliques el son insomnie n'ont pas reparu.
CPTRQILE
Ogservarion XXI
(Due à notre camarade Détouillon, interne à l'hôpital de Dijon, médecin auxiliaire au 27€ régiment d'infanterie, manœuvres 4910.)
Diarrhée et coliques.
M. Z..., commandant au 27° de ligne.
Tombé en syncope deux fois de suite, Violentes douleurs abdominales, diarrhée. Trouvé couché au coin d’un bois. Avait absorbé déjà 2 comprimés d'extrait d’opium sans résultat. On Jui fait prendre 4 comprimés de 1 centigramme de Panlopon, Au bout de quelques instants, cessation des douleurs. Il put se relever et remonter à cheval. La diarrhée céda également rapidement sans constipation consécutive.
Pas de somnolence. Un peu de sécheresse de la bouche.
OBsERvVATION XXII
(Due à notre camarade Detouillon, interne à l'hôpital de Dijon, médecin auxiliaire au 27"€ régiment d'infanterie, manœuvres 1910.)
Diarrhée el vomissements.
M. V.., soldat réserviste au 27° de ligne, sculpteur.
Diarrhée abondante, Ballonnement du ventre qui est douloureux. Vomissements. Langue sâle. Température, 38. On le met au lait pendant vingt-quatre heures, et, comme seule médication, on lui donne G comprimés de Pantopon. Cessation rapide des douleurs, de la diarrhée, et des vomissements,
Revu le lendemain, [l n'a pas eu de nausées. Pas de somnolence, Nuit calme, sommeil sans rêves, Légère sécheresse de la bouche au réveil. Un peu de constipation, Il reprend son service le lendemain matin.
OgservaTion XXII
Due à l'obligeance de notre vieil ami le docteur Sancey, de Lyon:) Cancer du testicule opéré. — Mélastase dans le jote.
NT. R:., 33 ans/comptable
Le malade se présente en 1909 à la consultation avec une bourse du volume du poing. Son testicule droit, dès l’âge de 15 ans, s'est mis à grossir, sans douleurs pendant les cinq premières années, puis, des Uraillements ont commencé à se faire sentir dans le testicule, laine et le bas-ventre.
A l'examen, on trouve celle tumeur constituée par une énorme masse, dure, entourée d'une légère couche de liquide dans la vaginale. Comme le malade avait parlé de syphilis possible, on le soumet, pendant un mois, au traitement mixte (biodure de mercure et iodure de potassium), mais aueun changement ne se produit dans la fumeur. Le malade est ensuite perdu de vue pendant trois mois.
En 1910, je suis appelé d'urgence auprès de ce malade, que je trouve en proie à des douleurs violentes dans la fosse iiaque droite et dans la région lombaire, La tumeur, dital, a grossi rapidement dans la journée précédente, mais n'est pas plus douloureuse que les jours précédents, Le malade, décidé à se faire opérer, entre à l'hôpital en Janvier, L'opéra- Hon est praliquée, on ouvre la vaginale, d'où s'écoule un }iquide citrin, clair. La tumeur est enlevée, examinée, et on conclut alors à un cancer du testicule.
Les suiles opératoires furent bonnes, mais Fétat général ne se releva pas.
Un mois après, le malade se plaint de souffrir de son flane droit, On sent, à Ja palpalion, le foie rempli de noyaux durs. \maigrissement considérable, ielère, décoloration des féces. douleurs mltolérables.
On lui fuit, pour calmer ses souffrances, une injection de
= cenligrammes de Pantopon, matin et soir. Soulagement com-
re plet et rapide des douleurs, sans nausées où vomissements, ni sans aucun phénomène d'intolérance, Pas d'état de stupeur ou de somnolence, ni d'excilation. Sommeil calme pendant la nuit.
Le foie augmente rapidement de volume, mais il n'y a pas d'ascite. On sent des ganglions nombreux dans l’aine droite, et les ganglions illaques eux-mêmes sont perçus gros comme des mandarines.
Le malade meurt rapidement, mais ses souffrances sont calimées par des imjections biquolidiennes de 2? centigrammes de Pantopon, qu'on porta à 3 el à 4 injections par vingt-quatre neures pendant les derniers Jours. On ne nola jamais aucun phénomène nauséeux où d'intoxication.