‹ La Médication Opiacée RationnelleChapitre 27 sur 35 · OBSERVATION XXX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX

(Due à M. Détouillon, interne à l'hôpital de Dijon, médecin auxiliaire au 27e régiment d'infanterie, manœuvres 1910.)

Coliques el diarrhée.

M. X.., lieutenant au 27° régiment d'infantene.

Depuis quelques heures, douleurs abdominales et diarrhée abondante. Langue sèche, Pas de ballonnement du ventre. On lui donne quatre comprimés de 1 centigramme de Pantopon. Revu le lendemain, où 1l a accusé une cessalion rapide des symplômes. :

Un peu de sécheresse de la bouche. Pas de constipation conséculive.

OBseRvATION XXXI

(Due à l’obligeance de notre vieil ami le docteur Sancey, de Lyon.)

Arlhrite blennorrhagique chez une éthéromane, avec troubles cardiaques.

M'e R..., 20 ans, fille de salle.

Blennorrhagie chronique professionnelle.

Depuis deux jours, elle souffre de son genou gauche, qui est très enflé, rouge, et dans lequel elle ressent des douleurs intolérables au moindre mouvement.

L'immobihisalion et la glace mise en permanence sur Particulalion malade ne réussissent pas à calmer entièrement les douleurs.

Des injections de Pantopon sont alors partiquées à la dose de ? centigrammes le matin et autant le soir. Les douleurs sont rapidement calmées d’une façon absolue, sans aucun phénomène d’excitation ni aucun symptôme d’mtolérance chez cette malade qui, cependant, absorbait tous les jours de 80 à

100 grammes d'éther, et dont le cœur présentait une arythmie

re

et une tachycardie très prononcées, Le sommeil fut tranquille, sans cauchemars, et on ne nota aucune sensalion pé nible au réveil.

OgservarioN XXXII

(Personnelle.) Diabète.

H. V..., 35-ans, charpentier:

Anlécédents héréditaires. — Père ct mère bien portants. N'ont jamais été malades. Aucune tare.

Antécédents personnels. — Fièvre typhoïde à 20 ans. Syphilis 11 y à six ans. Il y a deux ans, le malade a remarqué qu'il avait une soif intense qui le réverllait souvent la nuit. Grande faun, et polyvurie abondante. Il fait alors analyser ses urines, et on y trouve 60 grammes de glucose par litre. Il est alors soumis au régime antidiabétique, et au bicarbonate de soude. Une amélioration sensible sé fit sentir. Au bout de deux mois environ, le malade cesse son traitement, et reprend son travail.

Le malade se présente de nouveau à la visite le 17 Juillet 1910, se plaignant de symptômes analogues à ceux qu'il ressentait 1] y a deux ans. La soif, très vive, a reparu 1} y à environ six mois, et il en arrive à boire actuellement, ‘dit, cinq à six litres de liquide. Faim vive, Polyurie, Le malade dit uriner trois où quatre litres de liquide en moyenne, mais souvent même plus que cela.

Une analyse d'urine nous donne alors les rensergnements suivants

Urine : 3.690 grammes. Densité : 1.030.

Dot Rs doc te ele d: par litre.

Acide UTIQUE. ,s. esse 0,20 c/gr. us Deus ee Un ner OU ET. — AIDUMIRE mener ane | iiéant: —

On le soumet alors au traitement suivant

Régine des diabétiques : deux verres d'eau de Vichy par jour, et quatre comprimés de | centigramme de Pantopon.

Le malade est revenu le 4 août. Les urines ont un peu diminué de quantité : il n'urine plus guère que ? litres et demi environ par jour. La soif est moins vive, el la faim moins inpéricuse. Examen des urines : 18 grammes de sucre par litre. Nous lui preserivons alors d'augmenter la quantité de Pantopon de deux comprimés, soit un lotal de 6 centigrammes par Jour, et de continuer toujours le même régime.

Le 10 septembre, le malade est revu. Il se trouve guéri. Soif el appéut normaux. Le malade n’est plus forcé de se relever la nuit pour uriner, comme précédemment. Il a cessé son Pantopon depuis quinze jours. L'examen des urines nous Imdique alors l'absence complète de glucose.

Nous interrogeons également le malade sur les phénomènes qu'il a ressentis pendant l’ingestüion de ce médicament. Il n’accuse aucun phénomène d’excitation, ni d'intoxication par l’opium. Pas de somnolence. Sommeil calme, sans rêves, Pas de dysphagie, mais un peu de constipation. Absence complète également d'état nauséeux.

OgservarioN XXXIII

(Due à l'obligeance de M. le docteur Chapon, de Rouen.) Colique néphrétique.

MX. MS ane

Antécédents hérédilaires. —- Diathèse goutleuse chez plu. sieurs personnes de la famille,

Anlécédents personnels. — Malade arthritique. À plusieurs reprises, coliques néphrétiques. Sable dans les urines.

Ce malade à senti venir sa crise actuelle. Depuis quelques jours, douleurs dans les reins. Sensation de pesanteur dans lt région lombaire gauche. Testicule du mème côté douloureux. Envies fréquentes d’uriner, mais chaque fois urines broubles, et laissant au fond du vase un dépôt pulvérulent.

Brusquement, douleur vive dans la région lombaire gau-* che; en quelques minutes, cette douleur augmente d'intensité, et s'irradie dans toute la région abdominale du même côlé. La douleur est surtout vive à la pression le long du lrajet de luretère, Irradiations aux testicules et à la jambe gauche. Quelques nausées. Urines rares et douloureuses.

On lui fait une injection sous-cutanée de 2? centigrammes de Pantopon. Au bout de quelques minutes, le malade accuse un grand soulagement. Le trajet de l'uretère est toujours douloureux à la pression, mais le malade ne ressent plus de douleurs spontanées. Le soir, deuxième injection de 2 centigrammes de Pantopon. Même effet calmant. Nuit calme. Le matin, les douleurs se font de nouveau sentir. Nouvelle piqûre suivie du même effet. Dans la matinée, abondante crise urinaire.

Le malade n'a pas eu de vomissements ; au contraire, disparition des nausées dès la premuère injection. Pas de somnolence ni de céphalée. Pas de constipation consécutive.

OgsErvariIoN XXXIV

(Due à l'obligeance de notre vieux camarade le docteur Laroche, de Château-Landon).

Accès migraineux..

MERS + 24rans,

Tares multiples. Tuberculose au début. Hystérie. Mecooltque el morphinomane,

Père alcoolique invéléré. À perdu sa mère, morte à 28 ans de tuberculose pulmonaire. A perdu sa sœur à 24 ans, de tuberculose pleuro-péritonéale : el son neveu, à 4 ans, de méningite tuberculeuse,

Elle-même est tuberculeuse et présente, depuis Fâge de 15 ans, un sommet très nettement atteint, avec submalité, exagéralion des vibrations, diminution du murmure vésiculaire, ci craquements,

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