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= fui
Ogservarzron LIX
(Due à l'obligeance de notre vieil ami le docteur Drouhin,
d'Autray-les-Gray.) Iernie inguinale non réduclible.
M. X.., 65 ans, culuvateur.
Porteur depuis longtemps d'une hernie inguinale gauche. Grand buveur.
Vers le 15 octobre, le malade s'aperçoit, pendant la nuit, qu'il ne peut plus réduire sa hernie, qui, habituellement, rentrait très facilement, De plus, sa hernie est devenue douloureuse et il souffre de violentes coliques.
Appelé d'urgence auprès de lui, je tentait sans succès le taxis pendant un assez long moment, et, devant cet échec, je remis au lendemain matin une nouvelle tentative. Comme le malade se plaignait de vives douleurs, je lui fis une injection sous-culanée de ? cenligrammes de Pantopon.
Les souffrances sont bientôt entièrement calmées, la nuit fut bonne, le malade pouvant jouir d'un sommeil tranquille. Vers le malin, la hernie rentra très facilement, et sans aucun phénomène douloureux, dès que le malade eut commencé de tenter la réduction lui-même.
Aucun phénomène intolérance n1 d’intoxicalion.
Peut-être même le Pantopon a-lal, en diminuant les conlrachions musculaires, permis au malade d'obtenir rapidement la réduction presque spontanée de sa hernie.
Opservarion LX (Due à M, Moreau, externe suppléant à l'hôpital Général de Dijon). Insomnie. — Excilalion.
Mre Y
Le 3 seplembre 1910, entre en chirurgie une femme de
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ol ans, chez laquelle fut posé le diagnostic de fibrome utérin.
Etat mental spécial. La malade est très excitée, parle sans discontinuer, questionne sans cesse sur sa maladie, sur le traitement qu'on va lui faire suivre, et implorant la pitié des chirurgiens et du personnel qu'elle considère tour à tour comme des bourreaux et des sauveurs.
Elle est opérée quelques jours après son entrée à l'hôpital, et on lui enlève un fibrome, dont le diamètre moyen était de 30 centimètres environ, et pesant 9 kilos. Anesthésie difficile. L'anémie consécutive à l'opération et le changement d'état causé par la brusque disparition de celle masse, ne manquèrent pas de produire, chez cette malade, déjà très nerveuse et excitée, une recrudescences de cet état mental,
Le soir même de la laparotomie, la malade, très excitée, profite d’un moment où on l'avait laissée seule pour rejeter ses couvertures et se lever pour aller boire et uriner. Pour prévenir de nouveaux incidents de ce genre, on la fait surveiller tout spécialement jour et nuit, et l'infirmière commise à sa garde est obligée de lutter sans cesse pour la couvrir et l'empêcher de se lever.
On est, de plus, forcé de l'isoler dans une salle spéciale, car elle parle toute la nuit, ne dort pas du tout, et empêche les autres malades de reposer .
On lui donne alors les soirs suivants du trional où du véronal pour la faire dormir, mais en vain.
Les nuits suivantes on lui fit chaque soir une mjJection de 0 gr. 02 de chlorhydrate de morphine. Mais cette médication parait l’exciler encore davantage, et on est forcé de l’abandonner. On a alors recours au Pantopon.
On lui fait une imjection de 0 gr. 02 de Pantopon. La malade est moins agitée après sa piqûre et s'assoupit quelques heures pendant la nuit. Les nuits suivantes, le même résultat est obtenu avec une même dose de Pantopon, en injection hypodermique, une dose équivalente donnée sous forme de comprimés ne produisant pas des résultats aussi satisfaisants.
Au bout d’une quinzaine de jours, on put arrèler ces injeclions, la malade étant redevenue calme ct reposant bien la nuit,
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