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menter la dose: Ja raison de cette élévation de la dose médicamenteuse résidant dans ce fait que ces malades étant, pour ainsi dire, à l'agonie, ce qu'il v avait à chercher, ce n'était pas seulement l'action sédative ou analgésique, mais le besoin de cacher à ces malades l'état dans lequel ils se trouvaient, selon le précepte d'un médecin du siècle : &« Opium et mentir. » Nous ne voulons, d'ailleurs, pas dire par là que le Pantopon procurait à ces malades celte etphorie que produit la morphine ou l'opium chez les personnes qui v sont habituées, car le Pantopon, et cela nous à été affirmé à maintes reprises par un certain nombre d'entre eux (obs. IX, XXXIV, NLV, LIT), n'amène pas cet état de béatitude ou de jouissance vérilable que produit la morphine chez ceux qu'un usage prolongé a accoutumés à ce médicament. Donc pas de crainte d'abus du Pantopon chez les malades chez lesquels on peut être amené à utiliser cette médicahion, car 1ls n'ont pas, pour être incités à y revenir, Ja perspective de l'état d'euphorie qui est recherché par les morphinomanes.
En outre ce médicament a un nom absolument mconnu du public, et qui n'amène pas chez celui-ci la perspective de l’opium ou de la morphine, que certains malades, atteints d'une véritable phobie de cette médication, repoussent avec horreur tant la crainte de la morphimomanie les hante, ou tant ces mots opium, morphine... font prévoir chez eux un pronostic grave, sinon fatal.
Quant aux indications thérapeutiques du Pantopon, elles sont les mêmes que celles de l’opium ou de ses alcaloïdes; mais, en plus, il faut faire entrer en ligne de compte les avantages appréciables que nous venons d’énumérer.
DE 2 Nous pouvons les diviser en six grandes classes, suivant l'achion cherchée.
L° Action hypnolique. — {est celte propriété qui est recherchée surtout chez les neurasthéniques et mélancoliques (obs. XLVIT, XLVIIT XLIX), dans l'insomnie des cardiaques (obs. XX), dans le délire des blessés ou des maladies imlectieuses (6bs. LA), dans le délire alcoolique,
dans les insommnies douloureuses (obs. FL I IIE ete).
2° Action sédalire. — C'est là où le Pantopon à une achion vraiment de beaucoup supérieure aux autres médicaments sédatiis: c'est ainsi que c'est le meilleur calmant pour la loux des tuberculeux, laissant loin derrière lui lopium ou ses dérivés (malades du service de M. le professeur Courmont, obs. XI, XIII, XV, XVIII, XXVI, XXXVIII, LIT, LIIT. De même, dans la dyspnée (obs. XI), la bronchite, l'asthme, les bémoptvysies, les névralgies (obs. XXXVT), les métrorrhagies, les coliques hépatiques et néphrétiques (obs. XXIV, XXXIIT, XXXV,. XLTI, XLIIT, XLIV, LVI), les coliques utérines (obs. IT, XXE etc.
3° Aclion analgésique. —- Nous avons reliré les meilleurs résultats de Fusage du Pantopon dans les rhumatismes chroniques (obs. XL), les douleurs, les migraines (obs. XXXIV), les points de côté (obs. VIII, XXXIX), les douleurs des tuberculeux, les cancers de l'estomac (obs. LVII), de l'utérus (obs. XIX, XLV, LVIII), du foie (obs. XXIID), les ulcères de l'estomac (obs. LXIIT), les vomissements (obs..I, II, XXII, XXIV, XXVIII LVI), les hernies étranglées (obs. LIX), les coliques simples (obs. XVII, XXI, XXV, XXIX, XXX), les coliques de plomb (obs. XXVII), etc.
1° Action loni-cardiaque. — Nous avons peu d'observations sur celle action, mais celles que nous avons pu obtenir sont toutes en faveur du Pantopon, dans des cas de myocardile (obs. XX), d'angine de poitrine (obs. LIV),
et les affections cardiaques en général.
2° Aclion sur les sécrélions. — Là aussi, le Pantopon a une action nettement supérieure à celle de l'opium ou des autres médicaments employés. C'est ce que nous avons pu constater entre autres dans des cas de diarrhées estivales (obs. XVI, XXI, XXII, XXV, XXIX, XXX) de diarrhée des tuberculeux (obs, XIV), etc.
6° Action sur la nutrition. — Là, une seule observation a pu être prise, mais elle nous paraît de nature à prouver que le Pantopon a eu une action nettement et rapidement favorable sur le cas de diabète (obs. XXXIT) qui en fait le sujet, puisque le malade en question, qui présentait, avant cette thérapeutique, une quantité de suere assez élevée, est arrivé rapidement à voir celui-c1 disparaitre entièrement de ses urines, ainsi que les phénomènes pémbles qui accompagnaient sa glycosurie.
Donc, en résumé, le Pantopon peut êlre employé, en médecine, et avec de grands avantages, dans tous les cas où on emploie l'opium, la morphine, ou ses dérivés: de même, en chirurgie, c'est un médicament précieux après une opération pour calmer les vomissements et les coliques des opérés, et pour tous les blessés qui souffrent.