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LE CHOIX D’UN EXERCICE

déjcà bien portants. Ces systèmes, en un mot, ont visé cEabord Eéducation physique et l'hygiène préventive. Cependant bientôt, en observant les effets obtenus chez l'homme sain, on en a déduit l’indication de rechercher ces effets, dan» 'Certains cas, pour l’homme malade.

La médication par l’exercice n’est au fond qu'un dérivé de 1 éducation physique. Mais on comprend que si le médecin s’inspire des méthodes appliquées d’ordinaire à des sujets sains et robustes, il devra faire subir à ces méthodes de profondes modifications quand il les appliquera à des malades.

Cette réserve faite, la médication par le mouvement trouvera ses éléments essentiels dans les diverses méthodes d’éducation physique usitées.

Ces méthodes qui semblent extrêmement variées peuvent en réalité se ramener à deux, si on tient compte seulement de

1 esprit dans lequel elles ont été conçues et non des détails de leur application.

Dans l’une, les mouvements sont réglés d'avance et rangés par catégories; leur forme, leur énergie, leur fréquence, leur durée sont déterminées par une technique rigoureuse, ou par le commandement d'un maître, parfois même, comme dans le système suédois, par l'intervention active d'un aide. — C’est à cette forme systématique de l’exercice qu’on donne plus particulièrement le nom de Gymnastique.

Dans 1 autre méthode, l’individu n’est astreint qu'à des réglés très larges, traçant les lignes générales de l'exercice et indiquant son but final. Beaucoup de latitude est laissée à l’initiative personnelle dans l’exécution des mouvements dont chacun peut, à son gré et suivant ses dispositions physiques, faire varier l'énergie, la vitesse et, jusqu’à un certain point, la forme. C’est le mode d’exercice qui se rapproche le plus de l'exercice spontané et naturel tel que le prend tout être vivant quand il est sollicité par l’iustinct à faire agir

J.ES MOYENS D’EXERCICE

• ses muscles. — C'est le Jeu avec les exercices libres qui en dérivent.

Dans les jeux la forme et l’énergie des mouvements sont beaucoup moins réglés que dans la gymnastique. Il y a cependant une certaine progression dans la violence de ces exercices dont les uns sont simplement récréatifs et ne repi ésentent qu une très faible dépense de force, tandis que d autres nécessitent des efforts musculaires d’une intensité qui leur a fait donner l’épithète éé athlétiques.

On désigne sous le nom d’exercices de Sport, certains exercices plus libres et plus spontanés que les mouvements de la gymnastique, mais plus méthodiques et plus difficiles que les jeux. L’escrime, par exemple, et l’équitation sont des exercices de sport.

Outre les exercices qui rentrent dans les deux grandes catégories que nous venons de citer, il en est d’autres encore que le médecin ne doit pas dédaigner, et qui même auront souvent sa préférence, parce qu’ils sont plus à la portée de chacun. Ce sont les différents travaux' professionnels et les divers actes de la vie domestique.

Yu premier abord, on serait peut-être tenté de s’en tenir exclusivement, en thérapeutique, aux exercices systématiques de la gymnastique. La gymnastique, en effet, est un système beaucoup plus scientifique que tous les autres; elle est basée sur la connaissance anatomique du corps humain, et ses procédés tendent à exercer méthodiquement ^ chaque groupe musculaire, à laire mouvoir chaque articulation ; elle a des exercices pour les bras, pour les jambes, pour le tronc, pour le bassin, la tète ; elle sait mettre enjeu <à volonté les muscles lléchisseurs, extenseurs, abducteurs, etc. Et en effet, c’est la méthode d’exercice qui permet le mieux de localiser le mouvement dans une région déterminée et de donner à l’effort musculaire le degré d’intensité voulue. Les [irocédés de la gymnastique médicale, plus que tous les

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autres moyens d’exercice, permettent au médecin d’être inaitre de sa médication, de la diriger à son gré sans •dépasser le but qu’il s’est proposé d’atteindre. Et nous verions que c est à cette méthode qu’il faut recourir dans les cas les plus délicats.

Mais la gymnastique, nous le verrons aussi, a ses desiderata et ne peut suffire à tous les cas. Elle est très supélieure aux exercices de sport, aux jeux et aux exercices libres toutes les fois qu’on cbercbe les effets locaux de 1 exercice, mais elle leur est inférieure dès qu’il s’agit d’obtenir des effets généraux intenses sans provoquer des grands elîbrts musculaires.

Le médecin pourra aussi utiliser fréquemment des exer- •cices bien moins méthodiques encore que le sport et les jeux. Tel acte de la vie domestique, tel travail professionnel mettent en jeu exactement les groupes musculaires qu’il importe de faire travailler chez certains malades. En faisant exécuter ■ces actes, on obtiendra des effets aussi sûrs que par la gymnastique méthodique. Enfin les exercices les plus libres et les plus spontanés peuvent être soumis à une réglementation qui permet d’évaluer rigoureusement la dose de travail qu’ils représentent, d’augmenter et de diminuer l'effort musculaire à volonté, suivant les indications du mouvement. Cest ainsi qu’QErtel, avec sa « cure de terrains », arrive à doser rigoureusement les exercices de marche en montagne et a les augmenter suivant une progression régulière dans le traitement de l’obésité et des affections cardiaques.

Nous ne bornerons donc pas notre étude aux exercices méthodiques, et nous passerons successivement en revue les ressources que peuvent offrir au médecin les méthodes du traitement empruntées à la gymnastique, aux exercices de sport et aux exercices naturels.

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