‹ La médication par l'exerciceChapitre 53 sur 61 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Emploi du traitement gymnastique dans la période A’asystolie. — Application du Iraitement suédois. — De l’exercice dans l’état d’hyposystolie. — Application du traitement d’OËrtel. — Conclusions.

Emploi du traitement gymnastique dans la période d’ « asystolie ».

Quand les troubles de la circulation sanguine, quelle qu’en soit l’origine, sont arrivés à la période d’asystolie, la dyspnée devient tellement intense, que le moindre effort musculaire met le malade en imminence de suffocation.

A cette période, il y a contre-indication des mouvements actifs, mais la contre-indication ne doit pas s’étendre aux exercices passifs et au massage. Le massage des membres inférieurs est toujours possible, ainsi que les mouvements passifs très limités tels que le roulement (mouvement de circumduction) des poignets et des pieds. On peut aussi appliquer sans danger et avec grand profit pour le malade les mouvements respiratoires passifs, très efficaces pour combattre les congestions passives du poumon, et, par conséquent, pour diminuer la dyspnée. Si les accidents d’asystolie sont d’une grande intensité, il faut s’abstenir de mouvements passifs très étendus, tels que les roulements des bras qui pourraient occasionner des secousses encore trop fortes pour un cœur en défaillance ; il faudra aussi ne pratiquer qu’avec une grande réserve le massage abdominal, car on doit éviter à ce moment toute compression, même modérée,

MALADIES DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE (FIN). o47

des gros vaisseaux, aorte et veine cave, qui sont appliqués contre la paroi postérieure résistante de l’abdomen, sous peine d’augmenter la dyspnée et les palpitations en produisant des variations brusques de ta tension sanguine.

Suivons le malade dans les phases successives que vont subir les troubles circulatoires sous l’intluence d’un traitemeutrationnel,et nous allons voir s’élargir la sphère d’action de la médication par l’exercice, et diminuer les contreindications à mesure que diminuera la dyspnée et qu’augmentera la capacité fonctionnelle du cœur.

Sous l’influence des mouvements passifs très localisés, et du massage des membres, une première amélioration peut être obtenue : c est la diminution des stases sanguines dans les vaisseaux périphériques et la résorption des œdèmes cellulaires. Une amélioration considérable suit toujours la suppression de ces barrages », qui interceptent la circulation dans les membres inférieurs.

Rappelons que ce résultat a été recherché par toutes sortes de moyens locaux, et notamment par les mouchetures dont 1 efficacité n a jamais été contestée, mais dont on a toujouis redouté certains dangers, auxquels les mouvements passifs et le massage n’exposent pas le malade. Ces dangers sont d’abord les accidents d’inflammation septicémique, érythèmes, phlegmons, dont on n’est pas toujours à l’abri même avec des précautions antiseptiques, et ensuite les déperditions excessives de sérosité. Quand l’œdème des jambes est considérable, il peut se faire que l’écoulement du liquide soit d’une abondance extrême et se continue pendant plusieurs jours consécutifs. A l’amélioration obtenue du côté de la respiration et de la circulation, on voit alors .succéder un état d’épuisement auquel il n’est pas sans exemple que le malade ait succombé. C’est l’inconvenient de ces « saignées » séreuses. Or le massage et les mouvements passifs produisent le môme débarras pour les vaisseaux

L'APPLICATION DU TRAITEMENT

avec cette dilïerencc que la « saignée » qui en résulte est une saignée interne ; au lieu de l’évacuation d’un liquide ([ui est, en somme, partie intégrante de l’organisme du malade, et utile à l’équilibre de sa nutrition, on en obtient la’ rentrée dans les vaisseaux.

Il laut dire que la résorption des œdèmes et la cessation des stases sanguines des membres inférieurs s’obtiennent bien plus sûrement encore, et d’une manière plus délinitive, par les mouvements actifs. Aussi y a-t-il indication d’ajouter le plus tôt possible quelques mouvements volontaires à la gymnastique passive qui commence le traitement. Ces mouvements devront être très localisés, de façon à ne pas retentir sur le centre circulatoire et à ne pas exciter le cœur : ils devront surtout être très modérés, de façon à ne pas excéder la capacité fonctionnelle des muscles actionnés, puisque nous savons que tout mouvement, aussi localisé soit-il, tend à provoquer la synergie effort s’il nécessite la mise en jeu de toute l’énergie dont le muscle est capable. Si l’on veut éviter les effets de compression des gros vaisseaux et du cœur, si redoutables pour les cardiaques, il faudra se rappeler aussi qu’à égale intensité de fonctionnement, les mouvements actifs des bras ont plus de tendance à provoquer l’effort thoracique que les mouvements des jambes.

Application du traitement suédois.

Les mouvements de la gymnastique suédoise sont parfaitement combinés pour répondre à toutes les indications, et aussi pour se plier à toutes les contre-indications qui se déduisent de l’état d’asystolie.

Les mouvements passifs et le massage, agents très puissants de circulation, interviennent pour une large part dans le traitement des troubles circulatoires par la méthode de Stockholm.

MALADIES DE L’APPADEIL CIPiCüLATOtUE (l'IiX).

Nous n’avons pas à revenir iei sur le prineipe el Uî mécanisme pliysiologiipie des mouvements passifs dils « de circulation » qui ont pour ellet d’augmenter la force centiMl'uge du courant sanguin, c’est-à-dire d'agir dans le même sens que la poussée du cœur en favorisant l’écoulement du centre à la périphérie. La figure 64 représente un mouvement de circulation qui consiste dans la circumduetion

Fig. 64. — Uu mouvement « de circulation » : circumduetion ou roulement

du bras.

rapide du bras, dans lequel le plan de révolution du membre a la forme d un cône dont la tete de l’humérus représenterait le sommet et dont la base serait circonscrite par le trajet circtiiaire qu’on fait exécuter à la main. Le même mouvement s’exécute aussi avec les membres inférieurs comme l’indique la figure 27, page 833. Le principe et les effets thérapeutiques en sont semblables. On provoque encore les memes mouvements passifs de circumduetion dans des segments limités des membres, dans le pied, dans la main. Ces mouvements portent, dans la gymnastique suédoise, le nom général de « roulements ». On leur attribue, avec rai-

L’APPLICATION DU TUAITEMKNT.

son, une grande efficacité pour activer la circulation et combattre les stases sanguines.

Parmi les mouvements passifs qui rendent le plus de services dans les maladies du cœur arrivées à la période d’asystolie ; il faut citer en première ligne les mouvements dits de « respiration ». Nous les avons déjà décrits, et la figure 57, page iGG en donne une idée très satisfaisante. Ils consistent dans 1 élévation, l’abduction, puis l’abaissement méthodique des bras, et produisent dans le thorax des mouvements de soufflet qui ont pour effet d’augmenter l’énergie avec laquelle l’air pénètre dans le thorax. L’effet thérapeutique de ces mouvements est double. D’une part ils produisent un supplément de respiration, qui donne un soulagement réel au malade constamment torturé par la dyspnée, mais en outre ils exercent une action accélératrice sur la circulation pulmonaire, en augmentant l’énergie de l’aspiration thoracique. Dans ces mouvements le malade n’ad’auire rôle actif que d’accommoder le rythme de sa respiration au mouvement d’élévation et d’abaissement des bras exécuté par l’aide. 11 n’en résulte donc aucune fatigue, et en ayant la précaution de laisser reposer le dos du patient sur la poitrine de l’aide placé derrière lui, on peut appliquer ce moyen de traitement dans les périodes les plus graves de l’asystolie.

Quant au massage, nous en connaissons les excellents effets comme agent de la circulation veineuse. C’est en somme par un effet de massage que la contraction musculaire agit sur les veines pour y accélérer le cours du sang. Cet efiet, tout mécanique, peut s’obtenir sans aucune fatigue pour le malade à l’aide des manœuvres méthodiques d’un masseur. Le massage des membres, s’il est bien fait, est un moyen très efficace pour lutter contre les stases sanguines, dissiper les œdèmes, et faire disparaître les barrages circulatoires.

11 importe de faire une mention toute spéciale du massage

de l’abdomen dans le traitement des allections du cœur. On sait que, parmi les stases sanguines les plus à redouter comme complication des troubles cardiaques, il faut noter les congestions viscérales qui résultent du ralentissement du sang dans le système de la veine porte. Le gonflement parfois énorme du foie, les troubles de la digestion gastrointestinale, et tous les accidents enfin de la « veinosité abdominale «, sont le cortège habituel de l’asystolie. Le massage de l’abdomen est de la plus grande utilité pour lutter contre ces congestions passives, car il importe de les faire cesser non seulement pour parer aux accidents locaux qui menacent l’appareil digestif et le foie, mais aussi pour soustraire le cœur à une cause redoutable d’engorgement de ses cavités droites. Le massage de l’abdomen intervient toujours dans le traitement des troubles cardiaques par la gymnastique suédoise.

N’oublions pas, à propos du massage, de parler aussi du massage du cœur. Cette manœuvre, très usitée dans le traitement suédois, consiste dans une série d’ « effleurages » et de « tapotements » de la région précordiale, dont le but n’est pas d’exercer une action directe sur le cours du sang, mais de produire un effet sédatif sur le cœur. Les effets de cette pratique sont parfois très utiles dans les cas d’excitation et de nervosité cardiaques. On en a retiré de sérieux bénéfices dans le traitement des palpitations nerveuses et de certaines arythmies.

Les premiers mouvements actifs qu’on demande au malade doivent être des mouvements des pieds, avec opposition modérée faite par la main de l’aide, de façon à mettre en jeu les muscles de la face antérieure, postérieure et latérale de la jambe, en graduant le travail suivant 1 amélioration obtenue. Ces mouvements, en même temps qu’ils sont les moins propres à retentir sur le cœur, sont aussi les plus efficaces pour diminuer les stases sanguines

552 L’APPLICATION DU TRAITEMENT

périphériques qui siègent surtout aux membres inférieurs.

A mesure que la circulation se régularise et que la dyspnée diminue, on peut ajouter à ces exercices des mouvements plus énergiques et plus étendus. Les mouvements actifs doivent toujours viser de préférence les membres inférieurs : d’abord, comme nous l’avons dit, parce que, dans cette région, le travail musculaire est moins sujet à provoquer l’etfort thoracique, et puis aussi parce que les jambes et les cuisses sont mues par des muscles très volumineux et très puissants, capables d’exercer une influence considérable sur la circulation, en mettant en mouvement une grande masse de liquide sanguin.

A ce moment, en supposant que le traitement ait produit son amélioration habituelle, on doit avoir obtenu une certaine diminution de la dyspnée, qui est le principal obstacle à l’emploi des mouvements actifs d’une certaine intensité. De plus, les mouvements modérés et méthodiques qu’on a fait exécuter au malade, aussi bien que les mouvements passifs et les massages qu’on lui a fait subir, ont amené du côté du myocarde un soulagement considérable, en diminuant son travail.

C’est là, en effet, la conséquence la plus intéressante et le résultat thérapeutique le plus précieux du traitement par l’exercice à doses fractionnées. L’on ne saurait trop y insister, car il est généralement méconnu, et se présente, il faut l’avouer, avec des apparences paradoxales. Les mouvements actifs méthodiques, les mouvements passifs et le massage donnent au cœur un repos plus complet que l’immobilité. La raison de ce résultat, c’est que ces procédés de traitement sont autant de moyens auxiliaires de la circulation qui désobstruent les vaisseaux, et activent le cours du sang dans le réseau capillaire, sans demander au cœur d’intervenir plus activement qu’à l’étal de repos. En elfet, le traitement (jue nous avons exposé jusqu’ici peut

Avanl.

Pouis du même sujel après un exercice de gymnaslinue française do 10 miniiles de dui'éc.

L’APPLICATION DU TRAITEMENT

(‘Tre appliqué sans que la vitesse du eœur augmente de plus de quatre ou cinq pulsations par minute (voir le tracé spliygmograpliique, fig. 65)-

Voici, d’après le D' Wide, de Stockholm, une liste des exercices les plus typiques, parmi ceux qui sont appliqués en Suède au traitement des troubles de la circulation du sang :

1. Soulèvement de la poitrine avec trépidation, le malade étant couché (mouvement respiratoire passif).

2. Pétrissage des muscles des deux bras (les bras étant étendus et soutenus par un aide).

3. « Roulement » des pieds (mouvement passif) ; — flexion et extension des pieds (mouvement actif, avec résistance de Taide).

4. « Roulement » du poignet, puis des deux bras alternativement (mouvements passifs, le malade étant assis).

5. Circumduction de la cuisse (mouvement ; passif). — Extension de la jambe (mouvement actif, avec résistance de l’aide, le malade étant à moitié étendu).

6. Circumduction du tronc de droite à gauche, puis de gauche à droite (mouvement passif, le malade étant assis à califourchon sur un siège sans dossier).

7. Pétrissage des muscles des jambes, le malade étant à moitié étendu.

8. Massage du cœur (pression avec trépidation de la main; effleurages de la région précordiale; tapotements alternatifs de la paume de la main et de la pointe des doigts).

Après chacun de ces huit exercices, on fait des mouvements respiratoires avec élévation, puis écartement et abaissement des deux bras (ces mouvements sont tantôt actifs, tantôt passifs, suivant l’état du malade).

Mais poussons plus loin notre étude, et suivons toujours dans l’évolution régressive de ses troubles circulatoires le type clinique si fréquemment observé du eardia(|ue qui

s’améliore après être tombé en asyslolie. Nous allons voir surgir l’inclicatiou d’exercices plus intensifs, à mesure que diminueront les dangers et, par conséquent, les contre-indications du travail musculaire. Jusqu’à présent on s’en était tenu aux mouvements passifs et aux mouvements actifs modérés, non seulement pour ne pas provoquer la synergie d’effort, mais encore pour ne pas exciter le cœur, c’est-àdire pour ne pas l’associer au travail des muscles. Mais le traitement va entrer dans une nouvelle phase. Si le cœur a repris de la force, il peut être indiqué d’utiliser cet accroissement de capacité fonctionnelle, pour faire participer à l’exercice le myocarde lui-même. Et c’est alors qu’interviendra une autre méthode de traitement, la méthode d CErtel, ayant pour but, non plus d’agir sur la périphérie de 1 appareil circulatoire, mais sur l’organe central de la circulation.

De l’exercice dans la période d’ « hyposystolie ».

Dans bien des cas, le traitement par l’exercice actif n’a pas besoin d’être précédé d’exercices passifs, et même certains sujets peuvent être soumis d’emblée à des exercices généraux tels que la marche. Mais ce sont alors des malades moins atteints et chez lesquels les troubles circulatoires ne sont encore caractérisés que par ce premier degré de gêne circulatoire et de dyspnée qu’on a appelé hijposystolie. Le myocarde a faibli, mais n’est pas encore en défaillance complète, et la capacité fonctionnelle du cœur est sulfisante pour faire face encore à un certain supplément de travail.

Dans ce cas les exercices de marche produisent sur les congestions passives et les œdèmes des membres inférieurs un eflet beaucoup plus rapide encore que les mouvements locaux de la gymnastique suédoise, parce qu’ils nécessitent

L’APPUCATION DU TRAITEMENT.

(les membres inférieurs un travail beaucoup plus considé- (■able. Ces e.Kercices donnent surtout des résultats merveilleux chez les individus longtemps immobilisés soit au lit, soit dans un fauteuil. Sous rinnuenee de deux ou trois séries d’exercices de marche, on voit diminuer les œdèmes qui interceptaient la circulation dans les membres inférieurs, et le cours du sang veineux tend à se rétablir par disparition de ces obstacles compressifs.

11 va de soi que les exercices de marche se font d’abord sur un terrain plat, et sont d’une lenteur proportionnée à la faible capacité respiratoire du sujet. De môme la durée en est d’abord très courte. Trois ou quatre minutes suflisent souvent pour le début. Si cette première tentative n’a pas été suivie d’une exagération notable des désordres fonctionnels du coté du cœur et du poumon, on augmentera le lendemain de ‘deux ou trois minutes la durée de l’exercice en surveillant toujours ses résultats immédiats et consécutifs. L’accélération du pouls et le dérèglement des mouvements respiratoires sont les deux éléments de contrôle qui doivent guider le médecin dans l’augmentation progressive du travail. Si on n’a pas dépassé le but utile, l’accélération du pouls ne doit pas excéder d’un quart le nombre des pulsations noté avant l’exercice. De plus, cette perturbation du pouls doit être passagère, et cesser peu de temps après Te.xercice qui Ta produite. De môme le nombre des respirations, qui sera forcément accéléré chez le malade passant de l’immobilité au mouvement, devra retomber à son chiffre primitif aprèsquelques minutes de repos, et ne jamaisarriver <à ce degré de précipitation qui amène l’inégalité, l’incohérence et le désordre des mouvements respiratoires, c’est-càdire Tessoufnement. — Eviter ['essoufflement, telle est, nous l’avons dit, la règle absolue de l’application de Texcrcicc chez les cardiaques; tel est, en résumé, le critérium du « dosage ». Le cardiaque ne doit jamais s'essoufllcr.

MALADIES DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE (ElxN).

L'allenlioii du médecin devra donc être constamment portée sur la respiration dans l’application de lexcicicc aux cardiaques, surtout dans les premiers essais du tiaitement. Il faut savoir, en effet, que l’essoufflement est un phénomène complexe dans lequel le défaut d accoutumance joue un rôle considérable. L’incoordination des mouvements respiratoires qui constitue l’essoufflement est le résultat d’effets réflexes dont le point de départ est tantôt d’origine toxique, et résultant de l’impression faite sur le bulbe par un sang surchargé d’acide carbonique et d autres produits de désassimilation formés en plus grande abondance par l’exagération des combustions musculaires; tantôt d’origine nerveuse, je veux dire provoquée par les multiples impressions que subit l’appareil circulatoire sous l’influence des variations brusques de la pression sanguine et des perturbations subites du rythme des systoles. L’impressionnabilité de l’appareil circulatoire et le rôle du système nerveux dans les troubles cardiaques sont démontrés par les perturbations profondes qu’apportent les émotions dans la circulation du sang. Or les réflexes d’origine organique ne retentissent pas moins violemment sur le cœur que les réflexes psychiques; mais l’appareil circulatoire s’accoutume aux uns comme aux autres, et si la sensibilité morale se blase par le renouvellement fréquent des émotions, il en est de même de la sensibilité physique en présence des excitations diverses qui ébranlent les cellules nerveuses chargées de présider aux mouvements respiratoires.

En pratique, il est parfois surprenant de voir la rapidité des progrès faits par le malade sous l’induence de l’entraînement. La tendance à l’essoufflement diminue, en général, d’une manière notable au bout de deux ou trois tentatives de marche, avant même qu’une amélioration matérielle notable se soit manifestée dans l’appareil circulatoire. On peut alors augmenter la durée des exercices, et bientôt rempla-

L’AI’PLICATION DU TRAITEMENT

eei' la marche en terrain plat par une courte montée sur un terrain d’inclinaison légère. Enfin on augmentera peu à peu le degré de pente, en se réglant constamment sur le pert'ectionnement de raplitude respiratoire, et en se rappelant toujours que l’essoufflement marque un nec plus ultra qu’il ne faut jamais dépasser.

Une fois les premières difficultés vaincues, quand le malade a pris suffisamment de souffle, on peut arriver à lui demander un travail musculaire assez considérable, et lui faire faire des trajets qui pourront aller jusqu’à plusieurs kilomètres et s’effectuer sur des terrains très accidentés. C’est à ce moment que viendront s’ajouter à l’action circulatoire des muscles et à l’exercice d’entraînement que subit le myocarde, d’autres effets généraux du travail musculaire que la gymnastique suédoise ne peut pas donner au même degré : ce sont l’accroissement de la fonction respiratoire qui devient plus puissante sous l’influence de la marche ascensionnelle et plus apte à activer la circulation du poumon, et enfin l’augmentation des sécrétions urinaire et cutanée, dont nous avons fait ressortir l’utilité comme agents de déplétion vasculaire.

Application de la méthode d’Œrtel.

Nous avons déjà exposé l’esprit du système d’CErtel comme moyen d’exercice. Ce système consiste dans une série de marches en montant, où le travail est progressivement augmenté par l’inclinaison progressive des chemins.

Tout autre exercice produirait sur la respiration, la circulation et les sécrétions le même résultat que la marche ascensionnelle, à la condition de représenter la môme quantité de travail musculaire. .Mais la marche ascensionnelle est préférable [)Our les cardia([ues à toute autre manière de produire du travail, parce (pie c’est le procédé d’exercice

MALADIES DE L’APPADEIL CIRCULATOmE (FIN). 5ü9

le moins sujet à provoquer rellbrL thoraco-abdominal si redoutable dans toutes les alfections du cœur. Pour faire avec les bras la même quantité de travail que les jambes exécutent en gravissant un chemin en pente, le malade serait obligé de se mettre en état continuel d’elfort. Notons que l’ascension d’un escalier serait beaucoup plus sujette à provoquer l’eliort que l’ascension d’un chemin même très escarpé. Dans la montée d’un escalier la translation du corps ne se fait pas suivant la direction d’un plan incliné, mais suivant une série de déplacements verticaux répétés, dont chacun représente un travail assez considérable. L’élévation du corps de toute la hauteur d’une marche, en un seul temps, partage le travail en fractions trop fortes pour certains malades. L’ascension d’un escalier, même réduite à un très petit nombre de degrés, doit être considérée comme un exercice beaucoup trop violent pour les débuts de l’entrainement, et doit être en tous cas réservée pour une période plus avancée du traitement par l’exercice.

L’ouvrage du D'' Œrtel est basé presque tout entier sur son propre traitement, dont il expose pas à pas la marche progressive. Le résumé succinct de son histoire pathologique fera comprendre mieux que tout autre moyen de description ce qu’on peut obtenir de la méthode à laquelle il s est soumis et qui constituait, étant donne l’état des esprits au moment où il l’a e.xpérimentée pour la première fois sur lui-même, un essai des plus hardis.

Comme antécédents morbides, CErtel signale une chute qui pioduisit une lésion de la colonne vertébrale, d’où une cyphose dont il est encore aujourd’hui atteint et qui fut vraisemblablement le point de départ des accidents cardiaques. 11 indique aussi une tendance héréditaire a l’obésité qui eut sa part dans les troubles circulatoir(!s auxquels il tenta, avec tant de succès, de remédier par son système d’entraînement. , • • t

L’cnlancc du malade fut souIVrcleuse, par suite des accidents de compression dus à sa deformation rachidienne et (pii occasionnèrent à la fois des phénomènes douloureux du C(jtè des nerfs comprimés, et des symptômes de troubles circulatoires caractérisés par les palpitations et la dyspnée do travail. Dans l’adolescence tous ces accidents s’amendèrent et disparurent. Le malade ne les ressentit plus jusqu'à l’âge de trente ans, où se montrèrent de nouveau les phénomènes cardio-pulmonaires graves que le traitement pharmaceutique habituel des cardiopathies ne réussit pas à soulager. C’est alors qu’en désespoir de cause Ofürtel se résolut à demander à des moyens de traitement nouveaux, une guérison qu’il désespérait d’obtenir par la thérapeutique classique.

üErtel, pour expliquer le retour des troubles circulatoires qui se déclarèrent chez lui après quinze ans de santé parfaite, incrimine le régime alimentaire qu’il avait adopté, et surtout l’augmentation considérable de l’embonpoint, le tour de taille qui était d’abord de 0”,96 s’étant développé jusqu’à r",26. Le cœur avait dû se charger de graisse dans les mêmes [>roportions que l’abdomen. On peut supposer aussi que les fatigues du début de la profession médicale avaient joué leur rôle, pour remettre le malade dans l’état grave dont il était sorti depuis plus de quinze ans, et qui se caractérisait par la dyspnée, la cyanose de la face, l’œdème des jambes, la rareté et l’état trouble des urines, en un mot par un état très marqué à' lujposijstolie, lui rendant absolument impossible l’exercice de sa profession.

IN’ayant pas confiance dans le traitement habituel et concevant son état comme dû, d’une part, à la réplétion e.xcessive du système circulatoire par les boissons et, d autre part, à rallViiblissement du cœur surchargé de graisse, et au défaut de compensation qui en résultait pour 1 obstacle à la circulation sanguine (la déformation de la colonne veité-

braie et la compression pulmonaire qui en résultait persistant toujours), QErtel résolut de se soumettre à deux formes de ta médication hygiénique qui devaient agir dans le même sens et concourir au même résultat : le régime sec et le travail musculaire. — Il se trouve que ce sont justement les deux procédés mis en pratique dans touteà les méthodes d’entrainement, aussi bien pour les animaux que pour l’homme.

Nous ne suivrons pas l’auteur dans l’application de son régime alimentaire, qui n’est pas du ressort de ce livre, et qui avait pour but de réduire la masse du sang en diminuant le volume des liquides ingérés, ainsi que de s’opposer à la formation des graisses par la suppression des féculents. Mais il est intéressant de le voir aux prises avec les difficultés de l’exercice musculaire, dans l’état de dyspnée où il se trouvait, et dont l’aggravation immédiate, au moindre déplacement du corps, lui rendait impossible l’exgrcice de la profession médicale.

Il partit au mois d’août 1875 pour le pays très accidenté de Tegernsee, et y passa tout le mois d’août. Voici en quels termes il raconte lui-même les péripéties de son traitement, pour lequel une forte dose d’énergie et de ténacité lui fut nécessaire, et aussi un certain courage, car, — ainsi qu’il le dit lui-même, — c’était une expérience dans laquelle il risquait sa vie :

Le premier et le second jour de son arrivée à Tegernsee, le malade fit, le matin et l’après-midi, tantôt de petites promenades en plaine, tantôt l’ascension de hauteurs, jusqu’à 100 mètres. JJ essoufflement et les palpitations le formaient à s’arrêter tous les vingt pas en plaine, et tous les dix pas en montée. Au moindre effort la sueur était très abondante, aussi la déperdition d’eau sous le soleil d’août fut-elle considérable. Le troisième jour, il entreprit l’ascension du Reidernteim, à 157 mètres d’altitude au-dessus de la vallée.

Laokange. — Med. par l’exerc. 36

Elle fut très pénible. Le malade se reposait tous les huit pas quand le sentier était en montée; tous les vingt pas quand il était horizontal. Dès le. début la transpiration fut extrêmement abondante, les battements du cœur très forts et très énergiques, les mouvements respiratoires accélérés et profonds. Quand le besoin de respirer devenait considérable, pi incipalement au moment des temps de repos, la respiration se faisait par des inspirations forcées, avec contraction spasmodique de tous les muscles inspirateurs. Il est tout à fait impossible d'exécuter volontairement des inspirations aussi fortes et aussi nombreuses, avec dilatation thoracique et activité cardiaque maxima pendant un temps aussi long. La durée de la montée, qui normalement peut être une heure, fut de trois heures et demie, et le retour dura trois heures. La perte d’eau fut d’une abondance extraordinaire, mais le malade n’éprouva au retour ni palpitations, ni irrégularité du pouls. Les jours suivants le malade fit de petites promenades exigeant moins de travail musculaire, et, dans la seconde semaine de son entraînement, il put gravir le Neuret, qui s’élève à 527 mètres au-dessus de la vallée. L’ascension qu’on peut faire normalement en deux heures en dura quatre ; le besoin de respirer, au cours de cette ascension, força le malade à s’arrêter 150 fois. Les mouvements du cœur furent fréquents et énergiques, parfois tumultueux, mais jamais irréguliers ni intermittents. La sueur fut extrêmement abondante et les vêtements absolument trempés. Pendant la nuit qui suivit, il n’y eut ni palpitations ni irrégularité du pouls. Malgré la soif ardente, le malade résistait à la tentation d’augmenter la boisson et se contentait de gargarismes d’eau fraîche.

Du quinzième au vingtième jour le malade ne fit que de courtes promenades et ne gravit que des hauteurs peu élevées, une le matin, l’autre l’après-midi, avec une promenade en plaine le soir.

Le vingt-quatrième jour le malade entreprit une excursion plus longue qt plus diflicile que les précédentes, et là il s’aperçut, pour la première fois, d’une diminution considérable des troubles de la circulation et de la respiration. Eu chemin plat, au lieu de s’arrêter tous les vingt ou vingt-cinq pas comme au début, il put faire jusqu’à cent pas sans que l’essoufflement etles palpitations l’obligeassent à se reposer. Pendant l’ascension il pouvait faire trente pas au lieu de dix sans aucun temps d’arrêt. Dans les jours suivants ces améliorations s’accentuèrent de plus en plus.

Vers le trentième jour de son traitement, il put entreprendre des ascensions plus longues et plus difficiles, et les terminer à une allure qui tendait de plus en plus à se rapprocher de celle d’un homme bien portant. C’est d’abord une montée durant normalement une heure qu’il accomplit emune heure et demie; Puis il arrive à taire en deux heures et demie le chemin que le guide des montagnes parcourait en deux heures. La respiration est toujours rapide et bruyante pendant ces exercices, les contractions cardiaques sont violentes, mais régulières, la transpiration toujours aussi abondante. Arrivé au sommet, les fonctions rentrent rapidement dans l’ordre, la respiration est libre, le pouls fort lent et régulier; il n’y a pas de fatigue.

Après six semaines de ce traitement, le N. (QErtel) rentra à Munich et put reprendre sa clientèle. Le tour de taille était diminué de 0“, 40 centimètres, et le poids total de huit kilos. Le pouls restait calme pendant la marche, et deux ou trois étages pouvaient être gravis sans essoufflement.

Le traitement par l’exercice fut continué, dans une certaine mesure, tant par les déplacements que nécessitait la clientèle que par des excursions hors de la ville, répétées le plus fréquemment possible.

1 endant huit années consécutives, le l'égime d’entraînement progiessil a été continue d une façon qu’on pourrait

L’APPLICATION DU THAITLMENT.

appcloi* « iiUensive » el qui coiisislail à migmonler de plus en plus la durée des asceiisioiis el le degré -d’ineliuaison des seuLiers parcourus. Le ïy N. esl arrivé ainsi à faire des marches de quinze à vingt heures, et à gravir des sommets

Fig. 69. — Pouls du même sujet après six semaines de traitement par

sa méthode.

élevés de 1,S00 mètres au-dessus du point de départ de l’excursion. Dans la plaine il tenait tête aux gardes suisses et bavarois et les dépassait même. Seules les pentes très escarpées l’obligaient encore à s’arrêter de temps en temps, à cause de sa faible capacité pulmonaire (due, on se le ra[>pclle, à la cyphose).

Aujourd’hui, les troubles circulatoires qui avaient mis longtemps les jours du malade en danger ont complètement disparu. L'an dernier (c’est-à-dire dix-huit ans après le moment d'où date la maladie qui fut l’occasion du traitement inauguré par OErtel), nous avons eu riionneur d’être reçu chez l’éminent professeur de Munich et de constater que sa santé et son activité ne le cèdent en rien à celles des hommes les mieux portants et les plus vigoureux.

Conclusions.

Nous nous sommes efforcé de justifier par des arguments rationnels l’emploi de l’exercice dans le traitement des affections de l’appareil circulatoire. Les faits cliniques qui pourraient corroborer nos déductions sont si rares en France, qu’il serait bien difficile d’en recueillir des observations suffisamment nombreuses dans la pratique de nos hôpitaux. Mais, à l’étranger, les documents abondent, et les résultats parlent si haut, qu’il n’est plus besoin, depuis longtemps, d’y plaider la cause de la médication que nous nous efforçons ici de faire apprécier à sa véritable valeur.

A Stockholm, depuis bien des années, la médication la plus en vogue, dans le traitement des affections du cœur est la gymnastique, et les résultats sont les mêmes avec le gymnastique mécanique imaginée par Zander qu’avec la gymnastique manuelle de Ling, puisque les machines ne font que tenir la place de l’aide, ainsi que nous l’avons précédemment expliqué, pour l’exécution des mêmes mouvements actifs ou passifs et même du massage. Chez tous les praticiens suédois, l’idée de maladie de cœur éveille aussitôt l’idée de gymnastique médicale, comme elle éveille chez nous l’idée de digitale, et tous s’étonnent de nous voir si en retard pour adopter un moyen de traitement dont les effets ne peuvent plus se discuter aujourd’hui.

Pour notre part, six semaines de séjour en Suède nous ont permis de suivre des malades en traitement et d’assister à de véritables résurrections, sous l’influence de la gymnastique passive et active, employée à l’exclusion de tout autre traitement. Nous avons vu des malades arrivés à un degré très avancé d'asystolie, perdre de jour en jour leur aspect cyanosé, leur dyspnée, leurs œdèmes des jambes, pendant que le pouls reprenait de la régularité et de la force,

L'APPLICATION DU TRAITEMENT

et que les urines, rares et chargées avant le traitement, recouvraient, au bout de dix à douze jours, leur abondance normale et leur limpidité. Les malades sont, du reste, si bien convaincus, par les résultats observés sur eux-mêmes, de l’efficacité du traitement, qu’ils se hâtent de le reprendre à la première menace de gêne circulatoire, et parviennent ainsi, pendant un temps très long, à se tenir à l’abri des accidents d’asystolie, par l’emploi d’une médication dont l’efficacité ne s’use pas comme celle des divers médicaments cardiaques. On voit chaque jour, à l’Institut central de gymnastique à Stockholm et dans les cliniques des D" Wide, Zander, Levertin, des hommes de tout âge, atteints d’affections diverses du cœur ou des vaisseaux, qui viennent depuis nombre d’années se soumettre à périodes presque fixes à des mouvements méthodiques, grâce auxquels ils peuvent conjurer des troubles circulatoires imminents.

Dans tous les établissements de gymnastique médicale à Stockholm, le traitement des maladies du cœur occupe, avec celui de la scoliose, la place la plus importante. C’est celui dont les résultats sont le plus méthodiquement contrôlés, grâce aux tracés sphygmographiques qui sont relevés avec le plus grand soin.

Aussi, en présence d’un traitement basé sur des déductions physiologiques si rationnelles, contrôlé par une surveillance si attentive, et qui a pour lui la sanction d’un si grand nombre de succès, ne peut-on que se demander avec surprise comment il a pu, jusqu’à ce jour, rester inconnu dans notre pays.

Le traitement d’fÆrtel est très répandu en Allemagne et en Autriche, et semble accepté de l’autre côté du Rhin par tous les praticiens. Parmi les observations les plus caractéristiques qui enregistrent ses succès, il faut noter celle de l’auteur lui-même, le professeur Œrtel, qui lui a dû sa guérison. On cite encore en Allemagne, parmi les succès ob-

tenus à l’aide de la cure de terrain dans le traitement des troubles de l’appareil circulatoire, la guérison d’un personnage illustre, le prince de Bismarck. En Allemagne, dans toutes les régions accidentées, les médecins utilisent les pentes du terrain pour faire exécuter aux malades atteints d’aflections du cœur insuffisamment « compensées » des promenades graduées. Quand la configuration du sol n’offre pas la ressource du dosage par la pente croissante des chemins, les praticiens s’ingénient à chercher un mode d’entrainement gradué qui puisse y suppléer. C’est ainsi que le professeur Leyden, de Berlin, prescrit à ses malades cardiaques de monter des escaliers en augmentant chaque jour le nombre des marches à gravir.

Le traitement de Stockholm et celui de Munich, sans être précisément contradictoires, ne sauraient se suppléer toujours et, de fait, ils se complètent. Chacun de ces deux traitements correspond à des indications différentes.

Si on voulait établir une formule générale, pour guider le choix du praticien entre le système d’GErtel qui vise le cœur lui-même et la méthode suédoise qui vise les vaisseaux périphériques, le mieux serait de se baser sur la division des troubles circulatoires, telle que l’a établie M. Huchard quand il distingue des troubles d’origine centrale ou cardiaque^ ayant leur point de départ dans le cœur même, et des troubles d’origine périphérique ou vasculaire, ayant débuté par les artères. On pourrait dire que, d’une manière générale, la cure de terrain doit être réservée aux affections « cardiaques » proprement dites, et que les affections auxquelles Huchard adonné le nom ûOi cardiopathies artérielles sont plutôt justiciables de la gymnastique suédoise.

En outre, l’indication des exercices cardiaques, c’est-àdire des mouvements musculaires qui augmentent le travail du myocarde, se présente surtout à une période moins avancée des troubles de la circulation. La cure de ter-

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rain est plus utile pour prévenir l’asystolie que pour lu combattre.

Le traitement suédois offre plus de ressources dans les cas graves, car il peut s’adapter aux malades même alités et incapables de marcher. Il offre aussi plus de sécurité, à cause de la douceur de ses procédés, qui n’expose jamais le malade à des accidents graves, y eût-il erreur ou excès dans son application. Mais à cause de sa douceur même, la gymnastique suédoise ne peut pousser aussi loin que le système d’OErtel l’état d’entraînement du myocarde, et les modifications générales de la nutrition qu’il est parfois indiqué de rechercher.

Le mieux serait donc, chez la plupart des malades, de recourir successivement à ces deux méthodes dans le traitement des troubles circulatoires, en commençant par les mouvements suédois qui représentent la forme la plus atténuée de l’exercice, et en recourant ensuite, à mesure qu’augmente la capacité fonctionnelle des organes, aux exercices gradués de marche ascensionnelle, qui permettent d’obtenir des effets plus intensifs, et de consolider ainsi la guérison.

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