‹ La médicine chez les ChinoisChapitre 39 sur 89 · IV. MALADIES INFLAMMATOIRES · texte numérisé non relu

IV. MALADIES INFLAMMATOIRES

§ Ier. — Ko-seou (toux).

La toux est produite par une certaine quantité d’air trop chaud amassé dans les poumons et qui, dans des conditions de froid, de chaleur, d’humidité et de faiblesse générale, se porte vers la gorge, où il cause une titillation nécessitant son expulsion immédiate par les conduits de la voix.

On distingue seize espèces de toux :

1° Ky-seou (toux de l’air). — Coup d’air, refroidissement subit affectant les poumons; nez bouché, bouche sèche, toux, pouls feou-sy (superficiel, faible), quelquefois un peu de fièvre, sueur, crainte du vent, malaise, mucosités coulant du nez. Traitement : Tchïn-ichou-san — tchin-tcliou (7®, 36), kiang-ko ( 1 1 s, 04) , tchuenliiong (7*, 3 Q)y pe-tche (7», 36), sy-sin (7®, 36), kan-tsao (3s, 68), gingembre (3), oignon (un); faire infuser, prendre tiède.

2° Han-seou (toux du froid). — Refroidissement des poumons par suite d’un changement extrême de la température; parole difficile, crainte du froid, malaise, toux, pas de soif. Traitement : Kieou-pao-yen — tchin-py (Ils, 04), menthe (7ff,36), ma-houang (7s, 36), houei-tche (7s, 36), san-py (Ils, 04), tsee-tchou (Ils, 04), hing-jin (5s), la-fou-py (7 s, 36), kan-tsao (3s,68), gingembre (un) ; faire infuser, prendre tiède.

Autre remède : Ma-houang-tang (vu).

3° Sie-seou (toux de l’humidité). — L’humidité extrême agissant sur les poumons produit de la toux; douleur dans les os, difficulté à remuer les membres, toux rare, pouls sy-siao (petit, faible). Traitement : Pe-tchou-tang — pe-tchou (Ils, 04), pan-hia (113), kie-keng (Ils), pe-fou-ling (Ils), ou-oey-tsee (Ils), kan-tsao (7s, 36), gingembre (5); faire bouillir.

4° Je-seou (toux de la chaleur). — La chaleur extrême pendant l’été, agissant sur les poumons, produit de la toux; bouche sèche,

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crachats blancs, bruit dans la gorge, visage très-rouge, chaleur dans la poitrine, pieds froids, pouls feou-chô (superficiel, précipité). Traitement : Sy-fey-san — pan-hia (113, 04), houang-tsin

(113, 04), tien-men-tong (73,36), me-men-tong (73,36), ou-oeg-tsee (113), hing-jin (53), kan-tsao (73,36), gingembre (3); faire bouillir.

5° Nan-seou (toux du chagrin). — Toux, visage très-rouge, pouls /long (débordant et élevé), insomnie. Traitement : Tsin-kintsiang-ho-tang — tchin-pg (113, 04), hiang-jin ( 7 3, 36 ) , tche-fouling ( 1 1 3,04) , pan-hici ( 73,36 ) , kie-keng ( 1 1 3,04 ) , pe-mou ( 1 1 3 , 0 4 ) , tsien-kou ( 7 3 , 3 6 ) , h oa-lo-j in ( 1 1 3 , 0 4 ) , ho ua n g- tsin (113, 04), che-kao (73,36), tche-kio (113, 04), kan-tsao (33,68), gingembre (3); faire bouillir, prendre tiède.

6° Lao-seou (toux de la fatigue). — Toux, sueur abondante en dormant, crachats jaunâtres, fièvre, pouls tchin-sg (profond, faible). Traitement : Jin-seng-tsin-feg-tang — jin-seng (53), tchin-py

(113, 04), ty-kou-pg (113, 04), tche-mou (73,36), ngo-kiao-tchou

(113, 04), my-kio (53), hing-jin (73,36), kiê-kang (113, 04), kantsao (53) ; ou-meg ; faire infuser, prendre tiède.

7° Tou-seou (toux de l’indigestion). — Plénitude, malaise, toux, crachats acides, visage jaune, pouls tchin-hoa (profond, glissant). Traitement : Hoa-lo-ouan — hoa-lo (113, 04), pan-hia (113), chan-tcha (73,36), chin-kio (73,36), gingembre (3); faire infuser.

8° Nou-seou (toux de la colère). — Commune aux femmes; pouls tchin-che (profond, plein), mal à la gorge, difficulté à avaler les aliments, inappétence. Traitement : Kouan-chin-yu-tsee — jin-seng (53), pan-hia (73,36), tsee-guen (113,04), ngo-kiao-tchou ( 1 1 3, 04 ) , menthe (113, 04 ) , kouan-tong ( 7 3, 36 ) , tien-men-tong (73,36), hiang-jin (53), sang-gc (113, 04), sy-sin (33,68), ouoeg-tsee (73,36), kan-tsao (3<3,68), gingembre; faire bouillir.

9° Tan-seou (toux de la bile). — Plénitude, malaise, toux, crachats visqueux, fièvre, pouls tchin-hoa (profond, glissant). Traitement : Pan-koua-tang — pan-hia (73,36), lioa-lo-jin

(113, 04), pe-mou (73,36), kie-keng (113, 04), tche-ko (113, 04), tche-mou (73,36), gingembre (3) ; faire bouillir.

10° Iùtn-seou (toux de la sécheresse). — Toux continuelle, pas de sueur, pas de crachement, pouls sy-cho (profond, faible, précipité). Traitement : Sse-ou-tang — chou-ty (11**04), tang - Jîouei ( 11^,04), tchuen-hioig (7 3, 36) , pe-cho (7 *,36), houang-pè (11®, 04), Iche-mou (73,36), tchou-ling (3®, 68); faire bouillir.

11° Hiue-seou (toux du sang). — Haleine fétide, toux, crachats mêlés de sang, pouls tchin-clie (profond, plein). Traitement: Jin-seng-ko-po-tang — pe-lchou (73,36), fou-ling (113,04), po-ho (73,36), ngo-kiao-tchou (53), tien-men-tong (73,36), pechô-iyo (7 3,36) , jin-seng (33,68) , ou-oey (5 3), houang-kin (73, 36) , pan-liia (3 3,68), hing-jin (3S,68), hong-hoa (5* ) , jou-kouei (33), kan-tsao (33,68) ; faire bouillir.

12° Tsieou-seou (toux du vin ou des liqueurs alcooliques). — Toux, crachats blancs, soif, diarrhée tous les matins, pouls hong (débordant, élevé). Traitement : Koua-lo-sin-lien-ouan — hoa-lo-jin, hing-jin , liouang-lien (1 1.3,04) ; réduire en poudre, faire des pilules avec un peu de riz et prendre chaque jour 73,36.

13° Tchong-seou (toux de la durée). — Toux continuelle depuis un temps assez long, crachats abondants et épais, pouls che (plein, élevé). Traitement : Pe-mou-tang — kan-kiang ( 3*, 68),’ ou-oey-tsee (7 3 , 36) , tchin-py (II3, 04)., pan-hia (53), isay-ou (113,04), houei-sin (33), houang-isin '(11® ,04), san-pe-py ( 7 3 , 36), mou-hiang (53), kan-tsao (3 3,68), hing-jin ( 1 3, 80) ; faire bouillir.

14° Ho-seou (toux de feu). — Un peu de bile, visage trèsrouge, douleur à l’épigastre, soif, pouls hong-cho (débordant, précipité). Traitement : Tsin-fey-yen — tsien-kou (113), kin-kiè (73,36), san-pe-py (113, 04), tche-kio { 7 3 , 36 ) , tche-mou (33,68), pe-mou (3 3, 68), menthe (73,36), tche-fou-ling (53), kic-keng (113,04), tche-cho-yo (73,36), ngo-kiao-tchou (73,36), hing-py (33,68), tien-men-tong (73,36), kan-tsao (3*, 68); faire bouillir.

15° Ye-seou (toux de la nuit). — Toux seulement pendant la nuit, pouls sy-cho (faible, précipité). Traitement : Lieou-oey-ty houang-ouan — chou-ty (113, 04), chan-yo (73,36), fou-ling (73,36), tan-py (11®, 04), tso-sie (7®, 36), houang-pe (73,36),

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tche-mou (73,36), tien-men-tong (1 13,04), pe-mou (5'3), kie-keng (33,68); faire bouillir.

16° Che-seou (toux du temps). — Toux qui, suivant la température, est tantôt forte, tantôt faible; fièvre, vomissements des aliments, céphalalgie, nez bouché, pouls feou-hong (superficiel , débordant). Traitement : Jin-seng-yu-tsee — jin-seng (33,68), kie-keng { Ils, 04), ou-oey-tsee (7,36), tche-fou-ling (11 %),pan-hia (7 36), tche-kio (11®, 04), kan-lsao (33,68), gingembre; faire infuser, prendre tiède.

Remède général pour toutes les toux : Tsin-kin-yu — pe-fouling ( 73,36), kie-keng (53), ou-oey-tsee (73,36), kiu-hong ( 1 l3), houang-kin (115, 04) , tsien-kou ( 1 1 3, 04) , tche-mou ( 7 3, 36) , pemou (73,36), kan-lsao (33,68); faire bouillir.

Autre remède : Pe-mou ; réduire en poudre, mettre dans un œuf dont on ôtera le blanc, faire cuire et prendre à jeun.

Autre remède : Ye-kio, écorce infusée dans de l’eau; boire.

Autre remède : Gingembre ; piler, en exprimer le jus, mélanger avec un peu de miel et prendre plusieurs jours de suite.

Autre remède : Prendre cinq poires , mettre dans l’intérieur kou-kio , entourer la poire de pâte faite avec de la farine de froment, faire cuire et manger.

Autre remède : Racine de nénuphar avec jujubes, poires, lien isee ; faire infuser dans de l’eau.

§ II. — Fey-jong (abcès au poumon).

Cette maladie est caractérisée par une inflammation de poumon qui finit par dégénérer en abcès. Les symptômes généraux sont : douleur sourde dans la poitrine, au-dessus du sein, entre la troisième et la quatrième côte ; frissons , bouche très-sèche , soif très-intense, toux pénible, oppression, crachats jaunâtres, épais , quelquefois jaunes verdâtres et d’une odeur désagréable. A l’apparition de ces symptômes , il faut ordonner de suite au malade che-kan-ma-houang-lang — ma-houang (1503), houan-longhoa (1 1 0 3) , seng-kiang ( 1 50 3) , che-kan-yue (1 1 0 3) , sy-sin ( 1 1 05) , tse-yuen (1103), ta-tsao (21 03), ou-oey-tsee (300 3), pan-hia

(300a) ; faire infuser dans de l’eau et en prendre chaque jour une tasse tiède.

En cas d’oppression , et si le malade ne trouve aucune position bonne, lui donner ting-ly-ia-tsao-tang — ting-ly (33,68), ta-lsao (103); faire infuser dans trois tasses d’eau bouillante, en prendre une tasse.

Lorsque la toux augmente avec douleur plus vive à la poitrine, chaleur dans les membres , fièvre et malaise général , on peut diagnostiquer un commencement d’abcès au poumon. Donner de suite tien-king-ouey-king-tang — ouey-kin (733), y-jin-my (4003), tong-koua-jin (4803), tsao-eul (503), trois tasses d’eau; faire infuser, donner chaque jour une tasse au malade.

Lorsque les crachats deviennent très-épais et d’une odeur de plus en plus fétide, donner kie-keng-lang — kie-keng (73,36), kan-lsao (7a, 36), trois tasses d’eau; faire infuser, donner une tasse par jour.

Si la douleur à la poitrine augmente, donner ouei-tay-kiekang-pe-san — kie-keng (ls, 10), pe-mou (13,10), pa-teou (3 3,68) ; réduire eu poudre, en prendre la moitié.

Il peut arriver que ce remède provoque le vomissement d’une matière purulente ou amène la diarrhée, suivant que le siège de la maladie est dans la partie supérieure ou inférieure du poumon ; dans les deux cas, donner au malade une tasse d’eau froide.

Si le malade crache ou vomit des matières purulentes mêlées de sang, si la digestion s’opère très-difficilement et qu’il ressente dans la poitrine une chaleur extrême, et dans tout le corps un malaise insupportable, il faudra lui donner king-ly-iang — pemou (7 3,36); prendre un poisson ( ly-yu , carpe), en retirer les entrailles et mettre à la place pe-mou, coudre le ventre, mettre le poisson dans un grand vase d’urine d’enfant, le faire bouillir et le donner au malade.

Dans le cas où il y a rupture complète de l’abcès, la douleur devient continuelle en même temps que plus forte , la bouche est plus sèche, le malade tombe dans le marasme, il a des sueurs très-fréquentes, de l’insomnie; la toux augmente en même temps que les crachats. Traitement : Ling-fey-kie-kang-tang — kie -

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kang (3*), pe-mou (3s), tang-kouei (3 s), hoa-lo-jin (3s), kouangkin (3s), tche-kio (3 s), fang-ky (3s), pe-py (3s), kan-tsao (3s), menthe (3 s), y-y-jin (3s), ou-oey-tsee (ls,50), ty-kou-py (1»,50), tche-mou (ls,50), hing-jin ( ls, 50) , tang-ly (ls,50), trois morceaux de gingembre, deux tasses d’eau; faire bouillir, en boire une lasse tiède.

Si l’urine du malade devient blanche, ajouter tang-sin (1 ls,04), mou tang (11 s, 04).

Si la chaleur à la poitrine est très-grande , ajouter tsay-kou (3s), houang-lsin (lis, 04).

Si les crachats sont mélangés de beaucoup de sang , ajouter pe-mou (racine) (7 ®,36) ; si la douleur à la poitrine augmente, ajouter jin-seng (3s), pe-tsee (7s, 36); si la toux ne cesse pas, doubler la dose de la menthe; si le malade est constipé, ajouter rhubarbe (Ils, 04).

Si les progrès du mal sont manifestes, que le cou devienne douloureux et que le malade ne puisse plus dormir ni reposer, lui donner tsee-yuen-fong-tong — tsee-yuen-fong (ls,50), tsy-kio (ls,50), kan-tsao (ls,50), jin-seng (ls,50), sang-ye (2s, 50), houan-tong-hoa (2s, 50), menthe (2s, 50), hing-jin (2 s, 50), ngokiao (2s, 50), pe-mou (2s, 50), pan-hia (2s, 50), gingembre (3), deux tasses d’eau; faire bouillir, donner une tasse chaque jour. Dans le cas où la soif est très-grande , remplacer pan-hia par chekao (Ils, 04).

Dans le cas où la maladie est très-avancée, essayer le remède suivant : Tsin-kin-ling-jey-ouan — tcliin-py (15s), pe-fou-ling (15s), kie-kang (15s), pe-mou (15s), jin-seng (15s), houang-tsin (15s), ty-kou-py (20s), yu-tchin-kao (2s), pe-cliô (20s), houanglien (20s), kan-tsao (113, 04), houei-siang (Ils, 04), ou-oey-tsee (Ils, 04), tien-men-tong (15s), san-ly (36s), chou-ty (36s), petchou (36s); pulvériser, et avec du riz en faire des pilules dont on prendra chaque jour soixante-dix.

Cette maladie est très-grave ; cependant on parvient souvent à sauver le malade. Beaucoup de médecins conseillent la poudre de pe-tsy , prise dans de l’eau à la dose de 7s, 36 chaque jour. L’écorce de yê-clio bouillie est, dit-on, aussi excellente.

§ III. — Niao-long (maladie de la vessie, urine coulant goutte à goutte).

Cette maladie se divise en cinq espèces :

1° Hy-ling. — Des mouvements de colère violents et trèsfréquents finissent par donner au foie une inflammation qui ne tarde pas à gagner la vessie et à agir sur la sécrétion des urines. Celles-ci coulent alors goutte à goutté, claires comme de l’eau de roche, et en occasionnant au malade une douleur très-grande; le bas-ventre devient un peu enflé, le pouls est tchong-tche-hoa (lent, glissant). La durée de celte maladie est de trois ou quatre jours; elle atteint plus fréquemment les adultes de vingt à trente ans.

Traitement : Tsin-kan-king — tsin-py (Ils, 04); le faire bouillir dans un peu de vinaigre; tche-kio (113,04); le faire bouillir en ajoutant un peu de farine de froment (1 1^,04) ; yu-sin (115), Icliin-hiang (73,36), mou-tony (115, 04), kin-mê (1 13,04), tclie-isee (15s), houei-tche (73,36), hoa-che (113,04), tche-ling (113), kantsao (53), tchou-yê (33,68), teng-sih (33,68), trois tasses d’eau; faire bouillir, en prendre une tasse chaque jour.

2° Hiue-ling. — Cette maladie provient d’un échauffement du sang, qui, dans sa circulation, agissant sur les parois de la vessie, finit par l’enflammer. L’urine sort peu abondante et rouge comme du sang , quelquefois même elle est transformée en sang ; toute émission d’urine entraîne une grande douleur. La durée de cette maladie est de sept à huit jours; le pouls est tche-heou (lent, plein aux extrémités et vide au milieu).

Traitement : Sicto-ky-yu — long-tsao (73,36), hoa-che ( 1 1 3,04), tang-kouei (113, 04), seng-ty (153), nieou-sy ( 7 3, 36) , tche-tsee (15 3), tsao-ou-kong (73,36), siao-ky (113, 04), tche-jbu-ling (113,04), mou-long (73,36), kcin-tsao (53), tchou-yê (33,68), quatre tasses d’eau; faire bouillir, prendre une tasse chaque jour.

3° Han-ling. — Cette maladie provient d’un refroidissement à la vessie à la suite d’un coup d’arr. L’urine coule goutte à goutte, claire , avec douleur légère ; le bas-ventre et l’épigastre sont un peu enflés, le pouls est tche-chô (précipité); l’émission de l’urine

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est généralement précédée d’une espèce de soubresaut; douleur aux reins, insomnie ou sommeil très-agité; durée, neuf à dix jours.

Traitement : Kia-ou ei-ou-ling-san — siao-kouei-hiang (113,04) torréfié, nan-pien-kouei (13,80), tche-fou-ling (113, 04), tchouling (Il 3, 04), tso-sie (113,04), pe-tchou (113, 04) torréfié, ho-po (73,36), pe-cho-yo (33), kan-tsao (73,36), trois tasses d’eau; faire infuser; si l’écoulement est abondant, ajouter tchou-yu ( 1 1 3, 04) torréfié.

Autre remède : Pa-lchang-san — ■ rhubarbe (153), he-tche-tsee

(113.04) , pan-hia (113,04), hoa-che (7 3, 36), mou-long (113,04), pe-lclie-tsee (113,04), tcliou-yê (3 3,68), tang-sm (30 3), kan-tsao (7 3,36) ; faire bouillir.

4° Ho-ling. — Celte maladie provient de l’inflammation de la vessie par suite d’une chaleur excessive. L’urine coule peu abondante, goutte à goutte, très-jaune, et en causant beaucoup de douleur; pouls tchin-chô (profond, précipité); durée, quatre ou cinq jours.

Traitement : Kia-kien-ky-tchang-san — hoa-che (15 3), moulong (113,04), kiue- me (113,04), Iclie-lsee (20 3) , liouang-kin

(113.04) , houang-pe (113,04), tang-kouei-tsee (7 3, 36), tche-fouling (113,04), yu-tchin (7 3,36), tchou-ye (73,36), kan-tsao (53), trois tasses d’eau; faire infuser, prendre une tasse par jour.

Autre remède, commun à toutes ces affections : Tou-sse; faire bouillir dans de l’eau et boire.

5° Che-cha-ling . — Cette maladie est due à une inflammation prolongée de la vessie; une partie de l'urine est brûlée et réduite en gravelie bu petit sable fin. L’urine coule peu abondante, blanche , quelquefois entraînant avec elle de petites particules de sable dont la couleur et la forme sont variables ; pouls che-chô (précipité).

Traitement : Ouang-pou-lieou-sin-san — ouang-pou-lieousin (113,04), tong-kouei-tsee (113,04), hai-kin-cha (113,04), kiueme (1 1 3, 04) , hoa-che (113,04), tche-lsee ( 1 5 3) , tche-tsien-lsee (113), mou-long (113), tche-fou-ling (113,04), huien-kou-so (73,36), kan-tsao (53), tchou-ye (33,68); faire infuser dans trois tasses d’eau , sur lesquelles on mettra hiuen-kouso pulvérisé.

Il arrive quelquefois que les grains de sable, restant agglomérés dans la vessie autour d’un autre corps, tel que graisse et sang, deviennent très-gros ; quelques-uns atteignent quatre ou cinq livres. Lorsqu’une partie de ces grains sortira de la vessie en même temps que burine, le malade éprouvera de la douleur au bas-ventre , douleur extrême , vomissements des aliments , céphalalgie, éblouissements. Donner de suite pa-tchang-san (vu) trois ou quatre fois, et py-sie-fen-lsin-yn — tsang-pou ( II3, 04), ou-go (113, 04), y-tche-jin (113, 04), hai-kin-cha (53), kan-lsao (73,36) ; faire infuser. Le malade ayant pris ce remède quatre ou cinq fois, les symptômes précédents diminueront et l'urine cessera d’être blanche; en continuant exactement pendant quelques jours, le malade ne tardera pas à être guéri. Dans le cas où, comme nous l’avons dit, ces grains sont agglomérés et forment dans la vessie un corps assez gros , ce qui est facile à reconnaître par la suppression d’urine, par la douleur au bas-ventre et par le vomissement de tous les aliments, il faudra donner au malade patchang-san y auquel on ajoutera hai-tay (73,3 Q) , jou-kouei (153), tche-mou (113), liouang-pe (113); faire bouillir, prendre plusieurs jours de suite.

Toutes les fois qu’il y aura rétention d’urine, on pourra employer les remèdes suivants : 1° Tche-kien-tsao ; faire bouillir avec miel et boire; 2° Tcliin-py (73,3 6) pulvérisé dans du vin; mettre en même temps sur la verge et dans la partie supérieure du basventre oignons pilés et mélangés avec miel ; 3° Hing-jin pulvérisé dans de l’eau de riz, liouang-kin (113, 04); faire bouillir; 4° Tsaokio torréfié, pulvérisé dans un peu de vin.

§ IV. — Chin-tong (maladie des reins).

Cette maladie se divise en quatre espèces :

1° Hiu-tong. — Douleur sourde aux reins augmentant avec le temps et la marche; visage jaune, toux, quelquefois crachats liquides , en dormant sueur et perte de semence , fièvre ; peu de temps après, bourdonnement d’oreilles. Cette maladie provient d’excès de coït. Pouls tche-cliô (précipité), ou tclie-hiu (vide), ou iche-hong (débordant). Traitement : Kia-ouei-lieou-ouan-ty -

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liouang-tang — chou-tg (113, 04), chan-yo (7®, 36), fou-ling (113,04), tso-sie (73,36), kan-py (73,36), kou-isee (113,04), tou-tchong ( 1 5 3) , ko-ky (153), long-kou (7 3, 36) , joii-kouei (33,68), houang-pe (73,36), kan-tsao (3®, 68); faire bouillir dans de l’eau. Cette affection exige pour sa guérison complète un régime trèssévère. L’individu qui en sera atteint devra éviter tout excès de coït, ne revêtir que des vêtements chauds, porter continuellement de la laine sur le corps , et ne prendre que des aliments chauds ; pendant dix jours , il devra tous les soirs prendre le remède que l’on vient d’indiquer, et après ce temps, avaler tous les jours avant de se coucher des pilules ainsi composées : kia-ouey-tyhonang-ouan — chou-ty ( 1 5 3) , chan-yo (11®, 04 ), fou-ling (20®), tan-py (113,04), tso-sie (73,36), pou-kou-lche (203), tchaen-yutouan (293), tao-jin (113,04), liing-jin (113,04), siao-koueihiang (113, 04), kou-lou-pa (203), kan-tsao (113, 04), houang-kin (303) ; réduire en poudre et en faire des pilules; en prendre 113,04 dans un peu d’eau tous les jours. Les malades sont exposés à rechuter s’ils se livrent à quelques excès de coït.

Lorsque cette maladie n’est pas soignée, deux ou trois jours après son début la douleur aux reins augmente et devient trèsvive; elle dure deux ou trois ans ; après quoi la diarrhée se déclare, la maigreur est extrême, l’oppression très-pénible, et souvent le malade finit par succomber. Dans d’autres cas , la maladie se complique et change de nature; très-commune chez les adultes, assez fréquente chez les enfants qui se livrent à la masturbation, elle est extrêmement rare chez les femmes.

Autre remède , également bon pour toutes spermatorrhées : Cœur de cochon, cinabre ( tchou-cha ), arsenic; faire bouillir et boire.

Autre : Man-teou, tsien-lieou (300 3 chacun); réduire en poudre; pilules (7 3, 36 chaque fois).

Autre : Ou-oey-isee (une livre) ; faire bouillir, garder seulement l’eau, y mettre miel (2 livres), et chaque matin en boire 20 grammes.

Autre : Pe-fou-ling, cha-jin (333), sel (73,36); pilules (chaque fois 1 13,04) .

Autre : Han-ly-houan — houang-pê (36 s), tche-mou (36 s), seng-ty (36s), chou-ty (36 s); réduire en poudre; miel, faire des pilules, dont on prendra Ils, 04 chaque jour.

Autre : Ilouang-lien-tsin-sin-yu — houang-lien, seng-ty , langkouei , kan-tsao , fou-chin , chao-sin , yuen-tche, jin-seng, lien-tseejou (20 8 chacun) ; faire infuser et boire.

Autre : Tching-tchou-fen-ouan — houang-pê (36s) , ho-fen (30s), tchin-tchou (11 s, 04); réduire en poudre, et avec miel faire des pilules (7 s, 36 chaque jour).

Autre remède : Tchuen-hing-otuan , pan-hici , Ichou-ling (36 s); réduire en poudre; miel, pilules (Ils, 04).

Autre : Kouei-yuen-san — jin-seng (3 s, 68 ), pe-tchou (5 %),fouling (Ils, 04), yuen-tche (7 s, 36), sonan-isao-jin (7 s, 36), memen-iong (Ils, 04), houang-pê (7 s, 36), tche-mou (7 s, 36), lieouhoa-jouy (7 s, 36) , ko-hy-tsee (11 s, 04), tchin-py (11 s, 04), ching-ma (3s), kan-tsao (3 s, 68); faire bouillir.

Autre : Pao-king-tang — lang-kouei (Ils, 04), tchuen-hiong (7s, 36), pe-cliô (Ils, 04), seng-ty .(7 3,36), me-men-tong (Ils, 04), houang-pê (Ils, 04), tche-mou (7 s, 36), houang-lien (5 s), tche-tsee (7 s, 36), kan-kiang (5s), mou-ly (Ils, 04), tchou-yu (7s, 36), gingembre; faire bouillir.

Autre : Kou-kin-ouan — tche-mou (36 s), houang-pê (36 s), mou-ly (3s), kien-clie (20 s), lien-hoa-jouy (20 s), pe-fou-ling (36s), yuen-tche (Ils, 04), long-kou (7 s, 36), tchou-yu (20s), chan-yo (20s); poudre, miel, pilules (Ils, 04).

Autre : Tsin-kao, tchuen-kiao, ko-kou-isao, armoise, pou-kongyu, noix (Ils, 04); faire bouillir, lotionner.

2° Che-tong. — Cette maladie est due à un séjour plus ou moins prolongé dans un lieu humide. Douleur aux reins semblable à celle que produirait un poids énorme appliqué sur les reins ; pieds et bas-ventre enflés , pouls tchin-cho (profond , précipité) , urine abondante et jaune, faiblesse dans les jambes et les cuisses, picotements et augmentation de la douleur par les temps pluvieux.

Traitement : Acuponcture; piquer chin-yu, kouan-liao, oeytchong (sang), san-ty, hien-lun. (Voir Acuponcture.)

MALADIES INFLAMMATOIRES

Remède : Tsin-yen (36s), oignons (3003), hoa-kiao (1503), to-kou-isao (733), vin (1503) ; faire bouillir.

Autre remède : Kiang-ko-chang-che-tang — kiang-ko (20 3), fag-fong (20 3), tcliin-tchou (20 *.), nieou-sy (203), kouei-tche (113, 04), ma-houang (73,36), hing-jin (53), yn-hiang ( 7 s, 36) , mo-yo (33,68), po-kou-tche (II3, 04), tou-ichong (113, 04), ko-ky (203), iche-tsao (73,36) ; faire infuser dans de l’eau.

Cette maladie n’est pas grave; après six jours, si la sueur paraît, la guérison est certaine.

3° Han-tong. — Douleur aux reins sourde et continue, à la suite d’un refroidissement; douleur au bas-ventre, urine abondante et blanche, frissons, absence de sueurs, douleur augmentant par le froid ; quelquefois la douleur est très-forte lorsque le malade reste couché ou assis , et cesse dès que le malade fait une longue marche; pouls tchin-che (profond, plein).

Traitement : Acuponcture; piquer chin-yu, kouan-tsao, oeytchong (tirer du sang) . Remède : Kia-ouey-ty-houang-tang — cliouly (113, 04), chan-yo (73,36), tcin-py (73,36), tso-sie (73,36), fou-ling (113,04), liouei-tche (7 3, 36) , ma-houcing (113, 04), tsiangko (113, 04), fang-fong (113), kan-tsao (73,36) ; faire infuser dans de l’eau et ajouter un peu de vin.

4° Fong-tong. — Douleur continuelle aux reins, sueur abondante, céphalalgie, lassitude, faiblesse dans les reins, urine rouge , quelquefois vomissements des aliments , pouls feou-ouan (superficiel, lent modérément) ; cette maladie provient d’un refroidissement à la suite d’un coup d’air.

Acuponcture; oey-tchong (sang), clian-yu, kouan-tiao, san-ly (voir Acuponcture). Remède : Kiang-ko-jou-tang-tang — houangkin (113, 04), kiang-ko (Il3,04), chô-yo (113, 04), houei-tclie (53), fang-fong (7 », 36) , chou-ty (113,04 ), fou-siao-mê (73,36), mahouang (53), yn-hiang (33,G8), kan-tsao (53); faire infuser dans de l’eau.

§ V. — Tsin-heou (perte de semence, spermatorrhée).

Cette maladie est caractérisée par une émission spontanée et répétée de sperme, en dehors de l’acte du coït ou de la mastur-

bation, et produisant des accidents très-graves sur l’organisme. Cette émission a lieu habituellement la nuit; au début de la maladie, elle est provoquée par des rêves lascifs, puis peu à peu le moindre frottement de la verge amène l’éjaculation ; plus tard cette éjaculation ou perte de semence se produit en même temps que les évacuations alvines ou urinaires. Ces pertes répétées finissent par occasionner de la lassitude, une faiblesse extrême, somnolence, céphalalgie, mal aux dents, torpeur, et impossibilité pour le malade de se livrer à un travail. Les fonctions digestives sont elles-mêmes troublées; tantôt de la constipation, tantôt du dévoiement; vertiges, éblouissements, tintements d’oreilles, bourdonnements , courbatures , tremblements , convulsions , pâleur, amaigrissement progressif, perte des cheveux, perte des sens les plus utiles , toux , et enfin phthisie pulmonaire ou paralysie ; tels sont les symptômes et les phases ordinaires de cette maladie. Cette maladie, qui provient d’excès vénériens, doit être traitée comme chin-hiu-tong (première maladie des reins).

§ VI. — Siao-ko (maladie de la soif).

Cette maladie est divisée en trois espèces :

1° Chang-siao. — Yeux jaunes, bouche pâteuse, soif, salive rare, soif ardente et très-difficile à apaiser ; urine très-abondante, très-claire , semblable à de l’eau limpide ; langue très-rouge et fendillée, lèvres très-rouges, froid dans le dos, grande chaleur dans la poitrine et à l’estomac , amaigrissement progressif, souvent céphalalgie , envie continuelle d’uriner.

Traitement : Me-men-tong (11 s, 04), ou-oey-isee (113,04), kcnitsao (113); faire infuser.

2° Tchong-siao. — Malaise , lassitude , bouche très-sèche , salive épaisse , soif ardente, amaigrissement, chaleur à l’estomac, faim dévorante, envie fréquente d’uriner, urine ordinairement abondante et souvent blanche; énorme abcès derrière le cou, qui se déclare au bout de quelques mois ; quelquefois constipation ou diarrhée, baleine forte, peau sèche, vue s’affaiblissant de jour en jour.

Traitement : Tchou-ye-houang-kij-tang — houang-kin (113, 04),

MALADIES INFLAMMATOIRES

houang-tsin (113,04), tang-kouei (73,36), tchuen-hiong (7 3 ,36) , pe-chô (73,36), seng-ly (11*, 04), tchou-ye (113,04), tclie-kao (73,3 Q),jin-seng (33,68), tche-tsao (73,36), me-men-tong (73,36), pan-hia (113); faire infuser.

3° Hia-siao. — Amaigrissement, jambes très-grêles, soif ardente, douleur dans les os, envies fréquentes d’uriner, urine blanche, épaisse comme de l’huile; figure jaune, violacée; tristesse.

Traitement : Chang-ty-fang-yu-tsee — seng-ty (113,04), chouty ( 1 13,04) , clie-kao ( 1 1 3, 04) , houang-kin (7 3, 36) , tien-mentong (73,36), me-men-tong (75,36), tche-kio (1 13,04), pi-pa-yë (73,36) , tcho-sie (73,36), kan-tsao (33,68); faire bouillir.

Remède commun : Ko-yuë-yun-tsao-chang-lsin-yen — tienmen-tong ( 1 1 3, 04) , me-me-tong ( 1 1 3, 04) , ou-oey-tsee ( 1 1 ®, 04) , hiu-lo-jin (113), ma-tsien-tsee-jin ( 7 3, 36) , tang-kouei ( 15 3) , chouty (153), seng-ty (153), tien-hoa-fen (113,04), kan-tsao (73,36); faire bouillir.

Autre remède : Houang-ky-tang — houang-kin ( 1 13,04), sengly (203), fou-lin g (113,04), tien-hoa-fen (203). (Voir plus loin Acuponcture.)

Ces trois maladies sont très-graves; elles enlèvent quelquefois les individus après cinq ou six mois de souffrances; leur durée est indéterminée; mais le pouls est généralement très-élevé; s’il devient faible, c’est un mauvais pronostic.

En suivant avec soin le traitement ci-dessus, il est rare que les malades ne guérissent pas ; seulement il faudra éviter les rechutes et suivre longtemps un régime très-sévère.

§ VII. — Yn-ping (maladie de boire).

Cette maladie se divise en six espèces :

1° Lieou-y?i. — Symptômes : soif, manque de respiration, douleurs dans les os des jambes et des bras, fourmillements dans les mains et les pieds , éblouissements , cerveau vide , tintements dans les oreilles; douleur à l’épaule, s’irradiant quelquefois; toux, crachats épais et visqueux; après la toux douleur à l’omoplate et au-dessous des côtes; pouls tche-lioa (glissant), inappétence, vomissements de bile.

Cette maladie est due à des aliments aqueux et froids, ou à une trop grande absorption d’eau. Cette eau amène une plus grande sécrétion de bile, qui produit les accidents que nous venons d’indiquer. Cette maladie n’est pas grave; sa durée est de vingt à vingt-cinq jours.

Traitement : Kia-ouei-eul-tchin-lang — kie-keng (73,36), pa tibia (3 s, 68), fou-ling (73,36), nan-sïn (5s), pe-fou-lsee (53), h@uang.-km (7 s, 36g houang-lien (3 s, 68), ho-po (7 s, 36), tchouye (113, 04), hiang-fou (II3, 04), tchin-ichou (il3, 04), he-chetsee (73,36), Iche-km ( 1 1 3 , 04 ) , pe-mow ( 7 3 , 36) , hoa-lo (73,36), kan-tsao (3®, 68) ; faire bouillir et prendre le soir.

Autre remède : Hoei-mong-che-kuen-tan-ou-ouan — rhubarbe (73,36), liouang-kin (40 3), Uin-taj (20*®); réduire en poudre et faire des pilules, que l’on roulera dans mong-clie.

2° Py-yn. — Même cause que lieou-yn ; borborygme^, aliments s’arrêtant souvent à la gorge, plénitude, douleur à l’épigastre, visage très-rouge, mal aux dents, salivation abondante et acide , souvent toux et salivation , crachats épais , pouls tchin-hoa (profond , glissant), quelquefois vomissements de bile.

Remède : Tsin-ky-hoa-tan-ouan — nan-sin (73,36), pan Ma (73,36), alun (73,36), isao-kio (73,3 6), seng-kiang (7®, 36), seng-kiun ( 1 5 3) , me-ya (15 3), tchin-py (15®), tclie-che (15®), 2)e-ichou (20 3), pe-fou-ling (203), tou-tche (363), lo-pe-tsee (36?), hoa-lo-jin (153), clian-teha-jou (20 *)rkan-tsao (II®, 04); réduire en poudre et en faire des pilules avec un peu d’eau saturée de tchou-ly ; en prendre matin et soir 73,36 ou 113, 04.

Cette maladie est peu grave, sa durée est de vingt à vingt-cinq jours.

3° Tan-yn. — Digestion pénible, aigreurs acides, souvent vomissement des aliments et de matières glaireuses, plénitude, mouvement continuel des paupières , oppression , essoufflement ; difficulté de cracher, provoquant des vomissements de matières tantôt jaunes , vertes ou noires ; pouls tchin-hoa (profond, glissant), douleur vive à l’épigastre; quelquefois douleur glaciale au dos, d’autres fois au bas des reins; la nuit, rêves très-pénibles; pieds sans force; peu à peu le malade perd l’appétit et devient

MALADIES INFLAMMATOIRES

très-maigre ; on peut sentir à la pression une tumeur qui se forme à l’épigaslre et qui souvent est apparente ; la toux se déclare ensuite et les vomissements deviennent plus fréquents; constipation, vomissements noirs , constipation opiniâtre , urine rare , cheveux secs, figure très-pàle. Cette maladie,, suivant Ouang-yn-kiun r célèbre médecin , provient d’un abcès dans l’estomac formé par un amas de bile corrompue.

Cette maladie est très-grave; si elle est prise à temps, le malade peut être sauvé; mais deux ou trois mois après son début, si le malade n’a encore suivi aucun traitement, il a toutes chances de succomber après un temps plus ou moins long, qui habituellement est de six ou huit mois, mais qui peut se prolonger jusqu’à trois ans.

Traitement : Tsie-tsai-hoa-tan-ouan — tien-men-tong (20s),. houang-lsin (203), hoa-Io (20 g), kie-keng (15s), hoa-fen (25 s), po-siao (36 3), hiang-fou (153), kou-kie-kang (20 %), jin-seng (20s), tsin-tay (113,04) ; réduire en poudre, faire des pilules de 3s, 68, en prendre deux chaque jour matin et soir ; faire en même temps l’acuponcture, piquer la tumeur.

Yang-kiun, célèbre médecin, parle de cette maladie dans les mêmes termes que Ouang-yn-kiun; seulement il dit que souvent il n’y a pas de vomissements noirs ; l’état le plus fréquent est la diarrhée, avec des selles très-fétides; en outre, la salivation est plus abondante; même cause, même traitement.

4° Siuen-yn. — Après avoir bu de l’eau, douleur au côté, bruit dans le ventre, toux à la suite de laquelle douleur vive au côté, soif ardente; maladie peu grave.

Traitement : Tchin-tchou-ouan — tcliin-tcliou (36 3), pe-tclie-ma (73,36), La-tsao (303), tclie-tsee (203), kie-keng (363), houangkin (363), rhubarbe (363); réduire en poudre, faire des pilules, en prendre cinquante ou soixante chaque jour.

5° Tclie-ijn. — Oppression , corps enflé , toux , crachats blancs, pas de sueur; le malade ne trouve aucune position bonne. Donner au malade fou-ling-ou-oey-tsee-tang — tche-fou-ling (73,36), kouei-sin (53), ou-oey-tsee ( 1. 13,04) , pan-hia (53), houang-kin (113,04), tchuen-tsiao (113,04), tchin-py (73,36), kan-tsao (5.3);

faire bouillir. Si ce remède ne réussit pas, vingt jours après le corps devient de plus en plus enflé; urine très-rare, oppression, soif. Remède : Long-ly-la-siao-pien-fong — sang-py (113,04), kin-py (7», 36), Icliin-py (113,04), tsin-py (113,04), tche-kien (73,36), mou-long (73,36), tso-sie (7S,36), nieou-sy (11°), kantsao (53), tchuen-lsieou-kiun (113,04); faire infuser. Quelquefois cette maladie se change en hydropisie.

6° Fou-yn. — Oppression, toux, fièvre, douleur au dos et aux reins, pleurs, épiderme très-sensible, parfois douloureux; maladie peu grave.

Traitement : Ouen-tcliong-hoa , tan-ouan, tsin-py, tchin-py, leang-kiang, kan-kiang , (203 chacun); réduire en poudre, faire des pilules grosses comme un pois, en donner chaque jour cinquante au malade, le matin, à jeun.

§ VIII. — Oey-ping (maladie de l’estomac).

Se divise en onze espèces :

1° Indigestion provoquéé par des aliments de mauvaise qualité, ou non suffisamment cuits, ou pris en trop grande quantité : céphalalgie, douleur au ventre, éructations acides, gaz fétides produisant une odeur d’œufs pourris, malaise, oppression, pas de selles, vomissements amenant un peu de soulagement et ordinairement la fin de l’indisposition. Chan-tcha (363,08) ; faire bouillir et boire.

Autrement, donner au malade un vomitif ou ta-tchang-kyiang (vu).

2° Indigestion d’une personne travaillée parla hile, dont le teint est jaune et la salivation abondante et épaisse; si elle mange trop, elle aura des vomissements, de la diarrhée et les autres symptômes de l’indigestion. Remède : Ping-ouei-san — tchin-tchou (113,04), ho-po (73,36), tchin-py (113,04), kan-tsao (53 ), ping lang (113,04), rhubarbe (153), clian-lcha (118, 04); faire infuser.

3° Un individu mange trop, il se couche de suite après le repas ; tout à coup il se réveille avec des oppressions et ne peut dormir le reste de la nuit; cependant il ne vomit pas; mais le lendemain, et

MALADIES INFLAMMATOIRES

pendant plusieurs jours, il éprouve de l'inappétence , de la lassitude : lui donner iche-che-siao-py-ouan — lehe-che (113,04), houang-lien (73,36), lio-po (113), pan-liia (113), me-ya (113,04), jin-seng ( 33,68 ) , pe-tchou (1 13,68) , fou-ling ( 1 13,04) , kan-tsao (53), kan-kiang (73,36); faire bouillir.

4° Pas de trouble dans les fonctions digestives ; cependant inappétence , douleur à l’épigastre à la pression , amaigrissement progressif, lassitude.

Traitement : Py-ky-ouan — houang-lien (403), ho-po (203), ou-ichou-yu ( 1 1 3, 04) , pe-tchou ( 20 3 ) , houang-kin (73,36), yntchin (7 3,36), kan-kiang (113,04), cha-jin (5*) , jin-seng (33,68), fou-ling (33,68), tso-sie (33,68), tchuen-ou ( 1 3, 80 ) , tcliuenkiao ( 1 3, 80) , pa-teou ( 1 3, 80) ; réduire en poudre, en faire des pilules comme des petits pois; les individus forts en prendront quatre, les autres deux.

5° Ivresse. Tche-kin-tsee (203), Jio-ltouan (20») ; faire bouillir et donner au malade.

Autre remède : Tche-kin-tsee ; faire bouillir et donner tiède.

6° Le malade étant ivre, vomit, mais après les vomissements il ressent une grande chaleur interne; céphalalgie, pas d’urine, envie de vomir. Lui donner ko-koua-kiai-tsiea-tang — ko-koua (113,04), to-ko (73,36), cha-jin (33,60), mou-hiang (33,68), isin-py (113, 04), jin-seng (33,68 fou-ling (113,04), tchin-py (113,04), kan-kiang (33,06), tcliou-ling (7 3,36), tso-sie (7 3,36); faire bouillir.

7° Une mauvaise nouvelle peut amener les accidents suivants : Amaigrissement, visage jaune; peu à peu le ventre enfle; la lassitude est extrême. Remède : Ou-py-tang — me-ya (113,04), tchin kin ( 1 13,04), jin-seng (73,36), pe -fou-ling (113), tsao-ko (113), kan-kiang ( 7 3, 36 ) , ho-po ( 1 1 3, 04) , tchin-py ( 1 1®, 04) , pe-tchou (113,04), kan-tsao (53); faire bouillir.

8° Un individu étant ivre se livre au coït; le lendemain, faiblesse dans les membres , lassitude extrême.

Un individu qui va se coucher de suite après son repas éprouve quelquefois les accidents suivants : Ventre gonflé, oppression, n’urine pas, constipation, borborygmes, quelquefois dévoiement.

Remède : Pou-py-tang — me-ya (1 1»,04), kan-tsao (73,3 6)j'in-

seng (53), pe-fou-ling (113,04), tsao-ko (113) kan-kicmg (33,68), po-ho (73,36), tchin-py (113, 04 ) r pe-ichou (113,04); faire infuser.

Autre : Y-houang-san (en cas de dévoiement) — tchin-py (113,04), tsin-py (113,04), ho-tsee (73,36), ftan-lsao (H8), tinghiang (73,36) ; pulvériser, mettre dans de l’eau (73,36) et donner au malade.

9° Oey-hiu-tong . — Douleur à l’estomac, dont la durée et l’intensité sont variables, semblable quelquefois à celle que produirait l’application d’un fer rouge ou une morsure ; d’autres fois elle est représentée par la douleur engendrée par la pression la plus violente sur l’estomac; cette douleur cesse habituellement après un temps plus ou moins long ; le malade éprouve alors un mieux sensible; souvent même après les repas toute douleur a disparu. L’appétit ne diminue pas et les autres fonctions ne sont pas troublées ; seulement la figure prend une teinte ictérique plus ou moins prononcée. Le malade est sensible à toutes les variations de ta température; le vent, et principalement l’électricité, agissent considérablement sur le système nerveux. Ainsi toutes les fois que le ciel est couvert de nuages , le malade ressent à l’épigastre une douleur sourde qui ne cesse que par l’émission des gaz par la bouche ou par l’anus. Dans ce cas, la tête devient lourde, la langue blanchit légèrement et l’urine prend une couleur plus foncée; la nuit, ces symptômes empêchent souvent le malade de dormir, lorsque, par quelque circonstance duc à la localité ou à la saison , la sécrétion de la bile est plus abondante ; alors les symptômes précédents s’aggravent; le malade perd tout appétit, a de fréquents vomissements jusqu’à l’expulsion de cette bile. Cette maladie persiste souvent de longues années, et souvent finit par faire tomber le malade dans un état voisin de la folie et qui le porte à prendre en horreur tout ce qui l’environne et tout ce qu’il voit; le p^ils est ichin-sy (profond, faible). Les malades devront porter des vêtements de laine, choisir une alimentation qui convienne à leur estomac, et prendre tous lès jours le remède suivant : Tching-ichou-san — jm-sèng ('33,68) , pe-ichou (113,04), han-hiang (73,36) , to-fio (73,36), cha-jin (113), clous de girofle

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(5»), tsin-py (73,36), kan-tsao (33,68); faire infuser dans de l’eau bouillante et prendre tiède.

En cas d’éructations fréquentes, prendre mou-hiang (113,04), kie-kang (15®), po-ho (menthe); réduire en poudre dans un peu d’urine d’enfant, en prendre chaque fois (7®, 36); ou bien : tsieouche, urine torréfiée (33,68) dans de l’eau.

Autre remède : Kien-py-ouan — layseng (113,04), pe-tchou (1 13,04), fou-ling (113,04), tsin-py (113,04), pan-hia (73,36), tchin-py (113,04), tche-kio (73,36), Tiie-kang (113), ho-siang (113,04), réglisse (53); pulvériser, faire de petites pilules.

10° Che-oey-tong . — Epigastre enflé et douloureux, pouls élevé (trois pulsations); la douleur s’exacerbe à la moindre pression; envies de vomir et souvent vomissements de matières liquides, âcres et acides; constipation, urine très-rouge, langue la plupart du temps jaune, visage rouge. Cette affection peut durer plusieurs années, à cause des nombreuses rechutes auxquelles est exposé le malade.

Traitement : Tclie-yu-ouan — chan-tche-jin (503), hiang-fou (73,36); réduire en poudre, faire des pilules grosses comme un pois , en prendre vingt chaque jour.

11° Oey-je-tong . — Pouls tchin-cho (profond, précipité; six ou sept pulsations); estomac enflé, inappétence, douleur très-vive à Pestomac après les repas; vomissements, visage rouge, langue jaune, constipation, urine très-rouge, douleur très-vive à l’estomac à la moindre pression.

Traitement : Houang-lien-siao-py-ouan — houang-tsin ( 1 1®, 04) , houang-lien (113), telle -che (113,04), pan-hia (73,36), kianghouang (7® ,36) , pe-tchou (11®, 04), t sosie (113), tchin-py (113, 04), ho-po (113,04), tchou-ling ( 73,36), clia-jin (S3) , rhubarbe (113, 04), kan-tsao (53); faire infuser dans de l’eau bouillante.

12° Oey-lang-long . — Douleur sourde à l’estomac, quatre membres froids , alternative de diarrhée et de constipation , peu d’appétit; le malade préfère les aliments chauds; après les repas, douleur vive à l’estomac. Cette maladie a une durée très-varialde ; le pouls est tchin-tche (trois pulsations, profond, lent).

Traitement : Fou-tsce-ly-tchong-tang — fou-tsee (7®, 36), seng-

kiang (11®, 04), kan-houei (53), kan-tsao (53); faire infuser dans de feau bouillante.

Les remèdes suivants sont très-bons pour toute douleur à l’estomac :

Kieou-tsai ; broyer, en extraire le jus et boire.

Houei-sin (113) ; prendre dans du vin.

Tchun-tchou torréfié (303); en prendre chaque jour 113, 04 dans du vin.

Hoai-hoa , fleurs du sophore , ou koua-Tiiang ; faire bouillir et boire; ou hiang-fou, leang-kiang , miel; faire infuser ensemble.

§ IX. — Ngo-tçhou (vomissement).

Cette affection se divise en trois espèces :

1° Vomissement des aliments immédiatement après les repas, pouls feou-hong (superficiel, débordant), soif, selles difficiles et sèches, douleur sourde à l’estomac.

2° Vomissement des aliments une heure ou deux après les repas, pouls feou-tien (superficiel, trémuleux), douleur au ventre précédant le vomissement et persistant quelquefois après le vomissement .

3° Pouls tcliin-lche (profond , lent) , constipation , urine trèsabondante, vomissement des aliments entre les deux repas , un peu avant le deuxième repas.

La durée de ces maladies est très-variable ; le malade devient très-maigre, la langue devient également constamment jaune; faiblesse, lassitude.

Traitement : Teou-ming-tan — liiong-houang (73,36), pong cha (7^,36), yn-hiang (73,3 6), lu-teou (403), lie-teou [ 43), ou mey (30 3) , pe-clio (20 3) ; pulvériser et avec ou-mey en faire des pilules dont on prendra 7 3,36 chaque jour.

Autre remède : Lieou-hong-tang — lieou-houang (73,36), choui-yn (mercure) (!3,80); le former en petit gâteau que l’on mettra dans un vase sur le feu ; lorsqu’il eu sortira une fumée blanche, ajouter un peu de vinaigre; réduire ensuite en poudre et avec un peu de riz en faire des pilules grosses comme un pois, et

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en prendre chaque jour cinquante ou soixante dans un peu d’eau saturée de tsin-py.

Autre remède : Jin-seny-ly-kiai-ou-san — jin-seng (20 s), tanghouei (25 v),iio-siang (253), tche-kio (253) , rhubarbe (30a), ho-po (203), mou-hiang (153), ping-lang ( 1 5 3) , kan-tsao (203); réduire en poudre, en faire des pilules grosses comme un pois, et en prendre chaque jour cinquante ou soixante dans un peu d’eau.

Autre remède : Graines de moutarde réduites en poudre , dans un peu de vin.

Che-lien-isee, io-ho ; réduire en poudre dans un peu d’eau de riz.

§ X. — Ky (tumeur).

Cette affection se divise en cinq espèces :

1° Fou-leang-sin-ky . — Tumeur au-dessus du nombril, malaise général, mal à l’estomac, visage rouge, pouls tsuen-chë (plein).

Traitement : Lieou-yu-tang — hiang-fou (73,36), tchuen-hiong (53), tchin-tchou (5®), tchin-py (33,68 ), pan-hia (33,68), tchetsee (33,68)t clia-jin (33,68), tmg-liiang (3 3, 68) , kan-tsao (53), ping-lang (73,36), ou-ye (73,36), tsee-chou (33,68), gingembre (3) ; faire bouillir.

Autre : Yè-kin-ouan — tchin-tchou , hiang-fou, tchuen-hiong , seng-kiun, tche-lsee ; réduire en poudre, avec miel faire des pilules grosses comme des pois, dont on prendra chaque fois 113,04.

2° Han-ky-fey-ky . — Tumeur au côté gauche très-grosse, très-large; visage bleuâtre, pouls tchin-hien (profond, trémulcux), toux, douleur au côté.

Traitement : Kia-ouei-yue-kin-ouan — tchin-tchou, hiang-fou, seng-kiun, tche-tsee (1503), tchin-py, pe-tchou, houang-tsin (503), chan-tcha ( 73 3) ; réduire en poudre, et avec miel en faire des pilules dont on prendra 113,04 chaque fois.

Autre : Mou-hiang-kiao-ky-san — ou-yo, hiang-fou, tche-tsiao, tsin-py , tchin-py, ho-po, tchuen-hiong, tchin-tchou (73,36), mouhiang (53), cha-jin (53), fou-kouei (13,80), kan-tsao (33,68) , gingembre ; faire bouillir.

3° Py-ky. — Tumeur au creux de l’estomac, très-large;

pouls tchin-che (profond, plein), membres froids, inappétence, maigreur.

Traitement : Kiai-yu-kiao-oue-tang — tche-tsee ( 1 1 ",04), tcmgkouei (7^,36), pe-lchou (5 5), tchin-py (7 3,36), fou-Ung (113,04), tche-chô (73,36), seng-ty (73,36), hiang-fou (113,04), seng-kiun (73,36), me-yo (73,36), tchuen-hiong (53), tao-ji/i (3 s, 68), kantsao (33,68), gingembre (3) ; faire bouillir.

Autre : Koua-lo-tsee-kiao-tang — hoa-lo (113,04), tche-tsee (73,36), kiè-kang (73,36), tchuen-hiong (73,36), tchin-tchou (73,36), hiang-fou (153), hing-jin (33,68), houang-tsin (73,36), j oe-mou (73,36), tchin-py (73,36), mou-hiang (3 3, 68), clia-jin (5®), kan-tsao (53), gingembre; faire bouillir.

4° Fey-ky-sy-pen. — Tumeur à droite au cou, très-large; toux, oppression, pouls feou-cho (superficiel, précipité).

Traitement : S a n-fa-eu l- tchin- ta n g — pan-Ma (73,36), tchinp>y (73,36), tchuen-hiong (53), tche-fou-ling (113,04), isay-kou (7 3,36), fang-fong (73,36), ching-ma (3 3,68), kan-tsao { 53), gingembre (3) ; faire bouillir.

Autre remède : Tang-kouei-ko-kiue-tang — tang-kouei (113,04), tche-chô (73,36), tchuen-hiong (53), iao-jin (3 3,68), mou-tan-py (73,36), hiang-fou-tsee (73,36), ou-yo (II3, 04), isee-tsiao (73,36), ty-kou-py (7 3,36), hong-hoa (7», 36), houei-py (5 3)5, kan-kiang

(33,68), kan-tsao (5s), gingembre; faire infuser.

5° Chin-ky-pen-iouan. — Tumeur au-dessus du bas-ventre, à droite ou à gauche ; oppression , douleur dans les os , chaleur, pouls tchin-che (profond, plein).

Traitement : San-yn-tang — tchin-py (113,04), tche-fou-ling (113,04), tchin-tchou (7s, 36), i^e-cliô (73,36), tchuen-hiong

(33,68), tche-tsee (113, 04), tsee-kio .(7 3,36), hiang-fou (73, 36), kan-tsao (53), gingembre (3); faire infuser.

Autre : Hiang-fou-ping-ou-en-san — tchin-tchou (73,36), hotsee-png (73,36), tchin-py (73,36), hiang-fou (73,36), chan-tclia (113,04), cha-jin (53), tsee-kio (73,36), mo-yo (113, 04), sengkiun (113,04), kan-kiang (3 3, 68) , mou-hiang (73,36), kan-tsao

(33,68), lay-fou-tsee (7 3 ,36) , gingembre (3); faire infuser.

Remèdes communs aux cinq espèces de ky : Siao-kouei-ouan

MALADIES INFLAMMATOIRES

— rhubarbe (ISO®), salpêtre ( 1 10»)- jin-seng (50®), réglisse (50®); pulvériser avec1 miel, faire des pilules dont on prendra chaque jour II®., 04.

Autre : Siao-ky-pao-tchong-ouan — pe-tchou (36®, 08), tchinpy ( 36®), pan-Ma (30 *), pe-fou-ling (36®), hiang-fou (36®), layjou-tsee (36®), pe-kiai-tsee (30®), seng-kiun (20®), houatig-lien (20®), tclie-tsee (20®), ngo-cho (11®, 04), ping-lang (20®), sanlang (11®), me-iyo (20®), kan-ky (11®, 04), tsin-py (15®), cha-jin (20®), mou-yang (20®), ngeou-ouei (11®, 04); réduire en poudre et en faire des pilules de 11®, 04.

Autre : Siao-ky-tchin-ouan-san — pe-tcliou (3®, 68), seng-kiun (7®, 36), hiang-fou (11®, 04), tsee-che (7®, 36), yuen-hoa (7 ®,36), lie-fen (3®, 68), tche-fou-ling (11®, 04), tchin-py ( 7®, 36), tsin-py (7®, 36), cha-jin (5®), me-iyo (11®, 04), san-lsao (11®, 04), kanisao (3®, 68), gingembre; faire infuser.

Autre : Siao-ky-ouan — tabac (11®, 04), chan-tcha (110®), ngeou-ouei ( 20 ® ) , pan-hia (36®), isao-kio (36®); réduire en poudre et avec miel faire des pilules dont on prendra 7®, 36.

Autre : Ting-ly-tsee (300®); faire bouillir dans du vin; boire le vin.

Autre : Salpêtre (36®), ail (1), rhubarbe (3®, 68); réduire en poudre , mettre dans l’eau et frotter la tumeur.

Autre : Tong-koua-tsee (300®) ; faire infuser et boire.

Autre : Kouan-yu-lien (300®); faire infuser et boire.

L’acuponcture est aussi un excellent moyen de guérison. (Voir Acuponcture.)

Tumeur au ventre. — Autre remède : Pe-ho, houai-hoa ; pulvériser, en prendre 3®, 68 chaque jour dans les aliments.

Sy-koua (1, peau), ail; faire bouillir et boire.

§ XI. — Louy-ly ou tchy-louy (humeurs froides, écrouelles).

Cette maladie provient d’une coagulation en un certain point du corps , de sang et d’air viciés , soit par un virus interne , soit par une mauvaise nourriture, soit par le dérangement de quelque organe, par exemple une suppression de menstrues.

Elle ne débute point brusquement; elle est généralement précédée d’engorgements que l’on observe sous la mâchoire inférieure et sur les parties latérales du cou, puis peu à peu en ces endroits se forment une ou plusieurs tumeurs variables en nombre et en dimension. On en distingue quatre espèces :

La première, appelée louy-ly , est caractérisée par un certain nombre de petites tumeurs grosses comme une noisette et mobiles, présentant ces symptômes pendant trois ou quatre ans. Une seule tumeur est apparente , puis elle s’ouvre , donne issue à un liquide semblable à de l’eau, et un ou deux mois après, d’autres tumeurs naissent autour de la première et finissent par envahir le cou entièrement.

La deuxième espèce, dont le nom est ma-teou-louy-ly , diffère de la précédente par les caractères suivants : une petite tumeur grosse comme une noisette, dure, immobile, se forme sous la partie latérale du cou, près du grand os transversal; trois ou quatre ans après, cette tumeur s’ouvre et laisse échapper un pus bleuâtre, mêlé de petits grumeaux ; trois ou quatre mois s’étant écoulés, d’autres tumeurs naissent près de la première, s’ouvrent presque de suite, se réunissent, et finissent par former une sorte d’abcès qui s’étend de la partie inférieure du cou jusqu’au milieu de la poitrine.

La troisième espèc e, fan-cha-ly, offre les caractères suivants : petites tumeurs grosses comme une noisette, mobiles, séparées, apparaissant sur les parties latérales du cou et sous la mâchoire inférieure; ces tumeurs, après six mois, deviennent plus grosses, rouges et douloureuses; elles s’ulcèrent, ensuite s’ouvrent et donnent issue à un pus blanchâtre ; elles ne dépassent pas le cou.

La quatrième espèce, lieou-lchou-louy-ly , est distinguée par trois ou quatre tumeurs se formant autour du cou, de la grosseur d’une noisette et mobiles; trois ou quatre mois après leur apparition, l’une d’elles s’ouvre et laisse échapper un pus jaune, noirâtre ; les autres, peu de temps après, suppurent également et finissent par gagner les autres parties du corps, bras et jambes.

Les trois premières espèces que nous venons de décrire affectent

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les hommes et les femmes. Les hommes sont épargnés par la quatrième espèce. Ces affections se montrent le plus souvent chez les adultes de quinze à dix-huit ans ; très-rares chez l’enfant et chez le vieillard, elles sont plus communes chez la femme que chez l’homme, et cela dans une proportion de huit sur dix.

Cette maladie n’est point contagieuse.

Traitement. Première espèce : Hia-kou-tsao-seng-hia — kou- Jsao (22»), Jîan-isao (33,68); réduire en poudre et en prendre chaque jour (7a, 36) dans un peu d’eau.

Deuxième espèce : Pou-tchong-chang-tou-ping — houang-tsin (113,04), lien-kio (7 3 ,36) , fang-fong (53), ching-ma (13,80) tsaykou ( 73,36), tang-kouei (113,08), seng-ty ( 73,36), chou-ty (73,36), pe-chô (73,36), tchin-py (7 3, 3 6),jin-seng (3 s, 68), kantsao (33,68); réduire en poudre, en faire des pilules de 113,04 et en prendre chaque jour une dans de l’eau.

Troisième espèce : Tclie-tsee-tsin-kan-tang — tsay-liai (113,04), tche-tsee (73,36), mou-tan-py (73,36), tclie-fou-ling (53), tcliuenhiong (73,36), tche-chô (73,36), lang-liouei (113,08), nieou-pang- Isee (73,36), tcliin-py (53), A an-tsao (33,68); faire bouillir, et boire.

Quatrième' espèce : Hoa-ky-leao-king-tang — liiang-fou (33,68), kiang-ko (33,68), pe-tchou (333,33), mou-ly (203), tien-lioa-fen (203), tsao-kiao-tsee (20s), kan-lsao (20s), tsin-py (3s, 68); réduire en poudre et en prendre chaque jour (7s, 36) dans un peu de vin.

Autre remède commun pour les quatre espèces , et excellent : i Fou-chang-scng — pe~py (22s), yuen-ming-fen (113); mettre pepy dans un vase avec ynen-7ning-fen, ajouter de l’eau, faire bouillir jusqu’à ce qu’il en sorte une fumée blanchâtre et retirer; mo-yo ( 13,80), jou-liiang (13,80), lou-kan-che , pierre torréfiée pulvérisée (3s,68), tan-fan (153), kin-fen (ls,80); réduire le tout en poudre, humecter et mettre sur les écrouelles. Faire boire en même temps au malade hici-kou-tsao (bouillir dans de l’eau, ajouter un peu de vin).

Avoir bien soin de s’abstenir de tout coït avant la guérison complète.

§ XII. — Yng-tai (goitre, tumeur au cou).

La maladie dite yng-tai est caractérisée par une tumeur située au cou, près du larynx, et dont le volume et la forme sont variables. Elle se divise en cinq espèces. La première , fou-yng , se distingue ainsi : tumeur grosse , mobile , molle , sans changement de couleur à la peau, sillonnée de petites veines, et de forme ovoïde. La deuxième, hiue-hing , diffère de la précédente par la forme sphéroïdale de la tumeur, qui est de grosseur moyenne et sillonnée de très-petites veines rouges. La troisième, ky-yng , est représentée par une tumeur de forme ovoïde, de dimension moyenne, subissant l’influence des sensations , augmentant ainsi de volume par suite d’une impression fâcheuse, et diminuant, au contraire, lorsque les émotions sont agréables au cœur. Dans la quatrième, che-yng , la tumeur est petite, de la grosseur d’un œuf, dure et non mobile. La cinquième, kin-yng , diffère des autres par la grosseur moyenne de la tumeur, qui est molle, mobile, sillonnée de grosses veines.

En général , les malades ont la respiration difficile , la voix rauque, et éprouvent souvent de l’essoufflement.

Cette maladie est très-commune dans certaines provinces, parmi les habitants des localités situées au pied des montagnes; ils l’attribuent à l’eau provenant de la fonte des neiges , qui est d’une nature telle que les voyageurs qui sont obligés d’en boire en sont toujours incommodés. Cette affection ne sévit qu’au printemps et épargne les enfants jusqu’à l’àge de quatorze à quinze ans; elle n’est point contagieuse et sa guérison peut être spontanée. Ainsi, des jeunes filles ont été guéries dès qu’à la suite de leur mariage elles ont été appelées à habiter avec leur mari , à trente ou quarante lieues dans la montagne, loin du siège de l’infection.

Le goitre n’est jamais mortel et résiste rarement à un bon traitement.

Pour guérir l’affection appelée jou-yng , on se sert du remède suivant : Kia-o iiei-k o u ei-py- ou an — Jiiang-fou (303,08) , jin-seng (36^,08), souan-lsao (303,08), yuen-tche (303,08), tang-kouei (303,08), houang-tsin (303,08), ou-yo (303,08), tchin-'py

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(36s, 08 ),fou-chin (36®, 08 ), pe-tchou (36®, 08 ), pe-mou (36®, 08), mou-hiang (113, 04), kan-tsao (113, 04); réduire en poudre, et, avec du riz cuit, en faire des pilules grosses comme un pois; en prendre chaque jour soixante dans un peu d’eau tiède.

Pour guérir les quatre autres espèces de goitres on se sert du remède suivant : Tsin-ngan-lou-kouei-ouan — tang-kouei (733,06), seng-ty (733,0 6), pe-cho (733,06), tchuen-hiong (73®, 06), houanglien (19®,40), tsin-py (193,40), he-fen (193,40), ya-lsao (193,40), kan-tsao (193,40), kan-pou (193,40), lou-kouei (193,40); pulvériser, mettre dans de l’eau où l’on aura fait bouillir seng-kiun et en faire des pilules grosses comme un pois, dont on prendra quatrevingts chaque jour dans un peu d’eau tiède.

Remède commun aux cinq espèces de goitres : He-tsao-kouanpan-ouan — he-tsao (733,06), kan-pou (733,06), hia-kou-tsao (363,08); réduire en poudre, et, avec un peu de riz, en faire des pilules pesant 7®, 36.

Autre remède : He-tsao, kan-pou, hia-kou-tsao , tang-kouei, kie-kang (chacun 73,36); faire bouillir et boire.

§ XIII. — Hiue-lieou (perte du sang).

1° Perte de sang s’échappant par les narines. — Cette maladie provient d’une chaleur extrême aux poumons ; elle présente les symptômes suivants : chaleur à l’épigastre , cerveau vide , éblouissements, vertiges, pouls feou-heou (superficiel, rompu au milieu). Traitement : San-houang-pou-hiue-tang — cliing-ma (33), pe-cho (73,36), chou-ty (113, 04), tang-kouei (73,36), tchuen-hiong ( 73, 36), seng-ty (113, 04), tsay-hou (113, 04), liouang-kin (73,36), mou-tan-py (73,36); faire bouillir.

Différentes recettes pour arrêter l’écoulement du sang. Prendre de la menthe, en extraire le suc, le mettre dans les narines; ou Heurs de menthe écrasées et mises dans les narines ; ou tsin-kao, extraire le suc et boire; ou ail broyé, mettre sous le creux du pied; ou cheveux, ongles, torréfiés, pulvérisés et mis dans les narines; ou fleurs de grenadier pulvérisées, et mises dans les narines ; fleurs de grenadier avec fleurs de tche-pe pulvérisées et mises dans les narines ; cheveux torréfiés , pulvérisés avec un peu

d’encre de Chine, avaler; ou armoise pulvérisée et mise dans les narines.

2° Vomissement de sang par suite d’une chaleur extrême à l’estomac.— Malaise et plénitude, douleur sourde à l’épigastre, visage très-rouge, ensuite jaune, peau très-chaude, vertiges, pouls feouheou (superficiel, plein aux extrémités), tchin-tsuen-heou (profond, rompu au milieu).

Traitement : San-houang-sie-sin-tang — rhubarbe (113,04), houang-lien (73,36), houang-kin (73,36), seng-tg (15®); faire bouillir. S’il ne réussit pas, ajouter nieou-sg (113,04), tclie-kien

Remède pour arrêter promptement les vomissements de sang. Cheveux torréfiés, pulvérisés, avec encre de Chine délayée dans de l’eau, boire; kieou-tsai, broyer, en extraire le suc, ajouter urine d’enfant, prendre froid; man-kin-tsee broyé dans urine d’enfant, boire froid; feuilles de nénuphar, broyer, en extraire le suc et boire; houai-hoa — fleurs de sophora (113,04), musc (03,03); réduire en poudre dans un peu d’eau de riz et avaler.

Vomissement de sang par suite de faiblesse. Farine de blé pulvérisée avec encre de Chine; ou gingembre (73,36), long-tang

(73.36) ; faire infuser, avaler.

Autre remède : Tou-pic- tsee (73,36), pa-teou (7 3,36), rhubarbe (11.3,04), kiang-houang (113,04), Iche-kin-lsee (73,36), mou-hiang (153), seng-kiun; réduire en poudre, et avec farine de riz et vinaigre faire des pilules grosses comme des pois. (Adultes, sept; enfants, trois.)

Autre remède : Hia-kou-tsao ; piler, en extraire le suc.

3° Perte de sang par les voies urinaires. — Sang coulant goutte à goutte par les voies urinaires , avec douleur à l’épigastre et dans la région du cœur; douleur sourde au bas-ventre, pouls tchinheou (profond, vide au milieu).

Traitement : Tsin-lchang-tang — tang-kouei (113,04), seng-tg

(73.36) , tche-tsee (53), houang-lien (33,68), tche-chô (73,36), houang-pe (11», 04), kin-me (11», 05), Iche-ling (113,04), moulong (118), pien - hiu (11»), tche - mou ( 7 » , 36 ) , me- men - long (7», 36), kan-tsao (7®, 36), ou-meg (!»); faire bouillir.

MALADIES INFLAMMATOIRES

Autre remède : Cheveux torréfiés, pulvérisés dans de l’eau de réglisse bouillie; ou-mey pulvérisé avec du vinaigre, en faire de petites pilules, en prendre chaque jour quarante; mien-fang pulvérisé avec du musc en poudre (113, 04) dans un peu d’eau de riz; houang-lien, tche-pe, pulvérisés (113, 04) dans du vin; tche-kientsee pulvérisé dans eau de riz; tsien-lieou torréfié et pulvérisé

(73.36) dans eau de gingembre; ping torréfié et pulvérisé dans eau de riz.

4° Perte de sang par l’anus. — Selles très-bonnes, suivies de flux de sang, visage jaune, douleur sourde à l’épigastre, malaise, bas-ventre dur et douloureux, pouls tchin-heou (profond, vide au milieu).

Traitement : Ping-ouei-ly-yng-tang — ichin-tchou (73,36), ching-ma (33) , fou-tsee (33,68), ty-yu-tan (73,36), ko-ken (113), lio-po (113, 04), pe-tchou (113, 04), tcliin-py (113, 04), tche-fouling (73,36), kan-kiang (33,68), tang-kouei (113, 04), seng-kiun

( 7 3. 36) , pe-cliô (73,36), y-tclie-jin (33,68 ), jin-seng (33), Ichetsao (33,68); faire bouillir.

Autre remède : Clia-jin (73,36) pulvérisé dans eau de riz; ou houai-hoa (fleurs du sophora), tchun-chou-py (peau de grenadier) (chacun 73,36) pulvérisées dans eau de riz; ou miel avec lo-pc (navet) torréfié.

5° Langue suintant le sang. — Crachement continuel, langue fendillée.

Traitement : Frotter la langue avec pou-houang-kouei — pouhouang pulvérisé.

6° Sang coulant des gencives.

Traitement : Ly-pao-san — houang-lien (33,68), menthe (33,68), po-siao (33,68), tsin-tay (33,68), ping-pien (03, 03); pulvériser, frotter.

7° Sang coulant par la bouche, par le nez ou par les oreilles.

Traitement : Farine de froment avec sel dans un peu d’eau; ou urine d’enfant torréfiée avec coton réduit en poudre par l’action du fer; prendre dans un peu d’eau.

8° Sueur sanguine. — Symptômes : sueur abondante et san-

guine , yeux rouges , visage jaune , grande chaleur intérieurement, langue jaune, urine peu abondante et rouge, constipation, pouls feou-hong (superficiel, débordant).

Traitement : Houang-ky -kien-tchong-tang — ta-houang (113,04 ), mou-ly (11«), long-kou (113), siao-me (113, 04), mahouang (53), kan-isao (33,68) ; faire bouillir, boire.

Autre remède : Tchou-cha avec musc ; réduire en poudre , prendre dans un peu d’eau froide ; ou gingembre ; broyer, en ex^ traire le suc, prendre dans un peu d’eau froide.

9° Perte de sang par la bouche, par le nez, par les oreilles, parles voies urinaires. — Cette maladie, qui est ordinairement le résultat d’une peur extrême, offre les symptômes suivants : chaleur interne très-grande, douleur sourde à l’épigastre, malaise, éblouissements, vide dans le cerveau, vertiges, quelquefois délire. Si le pouls est tchin-sy (profond, faible), guérison facile; pouls feou-hong (superficiel, débordant), mauvais pronostic.

Traitement : Che-tsuen-ta-pou-tang — chou-ty (113, 04), tangkouei (113, 04), tckuen-hiong (73,36), pe-chô (73,36), pe-tchou (113), tchin-py (7 $ ,36) , fou-ling (73,36), houdng-kin (15 5),joukouei (53), kan-tsao (7 3,36) ; faire infuser.

10° Perte abondante de sang par le vagin, ou bien hémorrhagie très-abondante à la suite d’une blessure. — Symptômes : cerveau vide, vertiges, faiblesse, perte des sens. Le pouls étant tchin-sy (profond, faible) est d’un bon pronostic ; feou-hong (superficiel, débordant), mauvais pronostic.

Traitement : Kia-ouei-sse-ou-tang — tang-kouei, tchuen-liiong (73,36), pe-cliô (73,36), seng-ly (113, 04), chou-ty (113, 04), houang-kin (153), jin-seng (3S,68), pe-tchou (7a, 36) , tchin-py (7 3,36), pe-fou-ling (53), kin-kiai (73,36), kan-isao (33,68), oumey (23); faire bouillir. (Voir Blessures et Maladies des femmes.)

Remède pour arrêter l’hémorrhagie à la suite de blessure : Heyo-tche-hiue-san — pe-chô , cheveux torréfiés, tclie-tsee, kan-tsee , kin-kiai, lien-fang, tsee-ouey-py (73,36 chacun); réduire en poudre, mettre sur la blessure, entourer d’une bande.

Remède pour n’importe quelle perte de sang : Pou-yong-tang — tang-kouei (113, 04), pe-chô (73,36), seng-ty (113, 04), chou-ty

MALADIES INFLAMMATOIRES

(Ils, 04), tche-fou-ling ( 11®), tche-tsee ( 7®, 36), me-tong ( 7s, 36)* tcliin-py ( 11®, 04 ),jin-seng (3®, 68), kan-tsao( 7®, 36), ou-mey (1®); faire bouillir et boire tiède.

§ XIV. — Lo-tcliouang (hémorrhoïdes).

Les hémorrhoïdes {lo-tchoucing) sont des tumeurs formées par la dilatation des vaisseaux du kong-men et caractérisées par un écoulement de sang ou de mucosités jaunes et séreuses. Ces tumeurs sont placées ou à la marge de l’anus ou dans l’anus , à un pouce environ de l’orifice du gros intestin ; elles sont externes ou internes. Les. premières varient par leur nombre et leur forme; quelquefois simples, d’autres fois réunies par groupes de deux ou trois, jusqu’à neuf; elles affectent la forme ronde, ou ovoïde, ou triangulaire, ou oblongue, ou rliomboïdale, tantôt jumelées, tantôt plusieurs ensemble , rouges ou bleuâtres quand elles sont gonflées, blanches lorsqu’elles sont vides. Les hémorrhoïdes internes sont caractérisées par une seule tumeur à l’extrémité du gros intestin.

A leur apparition les hémorrhoïdes donnent naissance à un prurit assez vif et peu de temps après à un écoulement de mucosités jaunes et séreuses. Peu à peu elles grossissent et se lient à l’anus par un gros vaisseau apparent; de leur base partent plusieurs petits vaisseaux qui courent tout autour; elles donnent alors issue à une mucosité purulente ou à du sang; d’autres fois elles ne sont pas fluentes. En général, lorsque l’écoulement est léger, le malade ressent à l’anus et près de l’anus une petite douleur et une pesanteur incommode ; les selles sont sèches lorsque l’écoulement est abondant, le pouls devient tchin-cliô (profond, précipité), le visage pâle, la bouche sèche, l’urine rare et jaune; oppression, faiblesse générale, quelquefois de la fièvre, pesanteur et douleur à l’anus, froid au bas du dos.

Les hémorrhoïdes proviennent d’une nourriture trop abondante, qui finit par échauffer le gros intestin , en même temps que d’un refroidissement humide agissant sur cet intestin , dans lequel il produit une sorte d’eugorgement, et par suite une ou plusieurs tumeurs. Toute autre cause, telle que constipation continue, re-

MEDECIXE DES CH1XOIS.

pos prolongé, favorisant l’inflammation du gros intestin, peut, sous l'influence d’un refroidissement immédiat, amener le flux hémorrhoïdal. Quelquefois elles sont héréditaires. Lorsqu’elles sont périodiques et peu abondantes, il est prudent de ne pas chercher à les arrêter; lorsqu’elles ne sont ni habituelles ni périodiques, il faut s’efforcer de guérir le malade, en ayant bien soin de lui faire suivre un traitement qui , tout en prévenant le retour des hémorrhoïdes , les empêche de dégénérer en une autre maladie.

Traitement. Hémorrhoïdes internes : Tcliang-lien-ouan — houang-lien (33,68); réduire en poudre, l’introduire dans un boyau de cochon , le ficeler par les deux bouts et le mettre ainsi dans de l’eau jusqu’à ce que houang-lien soit arrivé à l’état de cuisson convenable; en faire ensuite des pilules, dont on prendra chaque jour 73,36 dans un peu d’eau saturée de houai-kio (fleur du sophora). Ce remède a pour but de pousser les tumeurs en dehors de l’anus ; on les liera alors à la hase avec un fil trempé dans py-siao (113, 04), yuen-hoa (13,40); faire bouillir dans de l’eau. Chaque jour on aura soin de serrer le nœud davantage; la tnmeur ne tardera pas à tomber; on lavera ensuite l’extrémité du gros intestin avec de l’eau dans laquelle on mettra hoai-kio (73,36), sel (73,36), salpêtre (113, 04), kin-hoa (33,68); faire bouillir ; le gros intestin rentrera et reprendra sa position normale après quelques bains de siège dans cette eau. Si par hasard les hémorrhoïdes n’étaient point poussées en dehors de l’anus, se servir de kouantche-san — pe-fan (13,85), musc (13,85), sel (13,10), ping-pien (O3, 73), tsao-ou (33,68), tsee-oey-py (33,68); réduire en poudre et introduire cette poudre légèrement humectée dans l’anus. Six ou huit heures après , les hémorrhoïdes seront apparentes ; suivre alors un régime très-sévère, éviter toute nourriture abondante et échauffante ; très-peu de coït ; combattre par des purgatifs la constipation , prendre beaucoup d’exercice.

Les hémorrhoïdes externes sont combattues au moyen du remède suivant : Tehe-tchi-hao-yo — py-choang (arsenic) (13,40), alun (363,08), houang-tan (203) ; réduire houang-tan en poudre, la mettre dans de l’eau , remuer, laisser reposer et ne garder que

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la poudre qui reste au fond du vase; huit queues de crevettes cuites, tsao-hou (7», 36); mettre py-cliouang pulvérise dans un vase avec l’alun; lorsque les matières seront très-échanffées , y ajouter les crevettes; réduire le tout en poudre, y ajouter liouang-tan et tsao-ou ; mettre cette poudre sur les tumeurs.

Si par hasard les hémorrhoïdes n’étaient point fluentes, elles le deviendraient en les frottant trois fois par jour avec celle poudre. Dès quelles seront fluentes, on continuera pendant trois jours à les frotter avec cette poudre : elles se couvriront d’une peau noire ; on les lotionnera alors avec de l’eau tiède. Il peut arriver qu’un petit trou se forme dans la tumeur; faire avec la poudre ci-dessus, humectée, une petite baguette roulée, que l’on introduira dans le trou , où on la laissera trois ou quatre jours ; après ce laps de temps, le trou deviendra noir; retirer de suite la baguette, lotionner avec de l’eau tiède , et pour faire repousser promptement les chairs, mettre dessus la poudre suivante : Chang-ky-san — eul-tchà ( 1 1 3, 04) , jou-hiang ( 1 1 3, 04) , mo-yo ( 1 13,04), ping -pi en (33,68), musc (03,07), hiue-kiai (Ils, 04)., chan-ky (113,04), long-kou (33,68), tchin-tchou (3 3,68) ; réduire en poudre.

§ XV. — Kan-ky-tong (maladie du foie).

Cette maladie provient d’une inflammation du foie et d’une sécrétion trop abondante de bile par suite d’émotions violentes et continuelles, ou d’un séjour trop prolongé dans un climat chaud et humide. Elle débute ainsi : le pouls devient tchin-tsuen-hien (profond, trémuleux) ; douleur continue, sourde, quelquefois très-vive et déchirante, au-dessous des côtes, à droite; cette douleur est quelquefois localisée dans un point, d’autres fois elle s’étend jusqu’à l’épigastre et même jusqu’à l’épine dorsale, et quelquefois aussi jusqu’à l’épaule droite et au cou; souvent elle est très-vive à droite de l’épine dorsale ; peu à peu cette douleur, de sourde quelle était au début , s’exacerbe et devient insupportable et continue ; elle augmente à la pression. Dès que le malade ressentira celte douleur, lui donner lehai-kou-chan-yn-tang — tsayhou (73,36), houang-tsin (113,04),. tao-jin (73,36), hong-hoa (73,36), mou-hiang (5»), tche-kiao (73,36), tchin-py (73, 36),

nieou-sy (113,04), tang-liouei (113,04), kie-kang (73,36), kantsao (33,68) ; faire bouillir.

La maladie continuant son cours, les symptômes suivants se manifestent : soubresauts, vomissements de bile dès que la douleur s’exacerbe ; quelquefois vomissements de matières mêlées de sang ; toux continuelle , respiration difficile et augmentant la douleur, sueur à la tête, et dans ce moment visage rouge, dans d’autres moments visage très-jaune; lassitude extrême, courbature , marche pénible , quelquefois violents accès de colère , agitation , soubresauts , quelquefois gonflement du foie déterminant des vomissements de sang ou de bile. Lorsque la douleur est très-forte, donner au malade tchai-kou-tchou-yn-tang — seng-ty (113,04), tao-jin (73,36), tan-py (73,36), tche-chô (113,04), ou-yo (113,04), hiang-fou (153), tsay-hou (73,36), tchin-py (1 13,04), yuen-kou (1 13,04), jou-hiang (5»), kan-tsao (33,68) ; faire bouillir.

La peau devient ensuite jaune, le blanc des yeux est également jaune ou rouge, les yeux toujours remplis de larmes épaisses collant les paupières pendant le sommeil; soif ardente, langue blanche , quelquefois rétractée ; parole difficile , douleur très-vive au cou dès que le malade parle fort; constipation ou diarrhée avec selles liquides, jaunes ou noires, mêlées de sang; pesanteur à l’anus, urine jaune rouge. Donner au malade long-tan-see-kantang (vu). Si ce remède ne réussit pas, la maladie entre dans une période très-grave ; la toux est continuelle ; oppression extrême , pouls accéléré et large, vomissements de bile bleuâtre et mêlée de sang, bruit dans le ventre, selles bleuâtres et fétides , urine jaune, fièvre, céphalalgie, lassitude extrême, ni soif ni appétit, douleur dans les quatre membres et au cou ; dans cette dernière partie , douleur tellement vive que le malade se croit rongé par des vers; cette douleur devient sympathique à l’estomac, puis arrive le délire, et après le délire selles peu abondantes, noirâtres , mêlées de sang , épaisses , et d’une odeur insupportable ; le côté augmente de volume et devient rouge; délire continuel, insomnie, quelquefois abcès au côté et douleur de plus en plus vive. Donner au malade hong-hoa-sin-hiue-iang — tao-jin (7 3,3 6), hong-hoa (113,04), tang-kouei (1 ls, 04), nieou-sy (1 13,04), seng-ty

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(15s), pe-mou (15»), tche-mou(7s,36) , sang-py (Ils, 04), tien-mentong (1 13,04) , me-men-tong ( 1 13,04), lio-tsee (7 »,36), kan-tsao (5s) ; faire bouillir, donner trois fois. S’il y a un peu de mieux, donner pa-tchin-tang (vu) ; autrement se servir de Tiia-o u et- tchang-ky- tang

— rhubarbe (73,36), tche-clie (73^36), ho-po (7s, 36), nieou-sy (Ils, 04), tao-jin (7s, 36), hong-hoa (7s, 36), tan-py (7s, 36), tsosie (113, 04), mou-tong (Ils, 04), kan-tsao (5s) ; faire bouillir, donner une fois. Si le malade peut alors avoir une selle dans laquelle il y ait beaucoup de sang et de pus, c’est d’un excellent pronostic. Lui donner de suite pou-tchong-y-ky-tang (vu) plusieurs jours de suite; mais il est rare que dans ce cas le malade puisse être sauvé. La durée de la maladie est habituellement de vingt jours; la proportion de la mortalité est de quatre sur dix.

Quelquefois cette maladie prend la forme suivante : douleur sourde, continuelle, au-dessous des côtes, à droite; douleur à l’épigastre, oppression, souffrances très-vives à l’estomac et au bas-ventre après les repas, au moment de la digestion. Ces souffrances s’exacerbent à la moindre pression; vomissement des aliments, déterminant un grand soulagement; faim après ces vomissements, et souffrance dès que l’aliment est pris; diarrhée, selles jaunes ou blanches mêlées de sang; après les selles, la douleur à l’épigastre et au bas-ventre cesse; donner au malade ho-hiangnieou-sy-yn — ho-hiang (7 s, 36), mou-hiang (5s), lay-fou-tsee (Ils, 04), mou-tong (lis, 04), pan-hia (7s, 36), iso-sië (7s, 36), tche-ku (7 s, 36), tchin-py (Ils, 04), yuen-kou (113, 04), hiang-fou (153), kan-tsao (5s), faire infuser.

Si un peu de mieux se déclare, donner kia-ouei-ping-ouei-tang

— tchang-chan (7s, 36), ho-po (7s, 36), tchin-py (113, 04), ting hiang (73,26), mou-hiang (53), ou-ling-tsee (113, 04), kie-kang ( 1 1 3, 04) , , tche-kicio (113, 04), he-tso (5 s), kan-tsao (53); faire bouillir; donner ce remède pendant plusieurs jours de suite.

S’il est impossible d’arrêter les progrès du mal , la peau devient jaune; vomissements continuels, démangeaisons, amaigrissement, insomnie, poitrine et ventre enflés; en frappant le bas-ventre, bruit sourd; les derniers symptômes sont de mauvais pronostics; donner tchin-h ia ng-kia ncg-ky- ta ng — kiang-houang (73,36), tchin -

py (ll3,04), kan-tsao (73,36), san-ling (5®), ngo-tchou (53), y-tche-jin (113, 04), lio-po (5s) pe-tcliou (3s, 68), tsee-chou (5s), liiang-fou (11.3,04), tchin-kin (73,36), mo-go (73,36), ou-yo (113,04), tang-seng (73,36), ko-tsee (33,68), ta-fou-py (7 3,36), faire bouillir. Si les vomissements cessent, donner plusieurs fois de suite ho-siang-ngan-ouei-tang — lio-hiang (73,36), san-ling (33,68), ngo-tchou (53), y-tche-jin { 113,04), ho-po (73,36), petcliôu (33,68), tche-chou-yê (53), hiang-fou-my (153), seng-kiun Ils, 04), mo-yo (113,04), ou-yo (Ils, 04 ), jin-seng (33,68), kotsee (33,68), ta-fou-py { 113,04), tcliin-py (113,04), kan-tsao { 5s), faire bouillir.

La durée de cette maladie est ordinairement de trente jours; la mortalité est de vingt-cinq pour cent.

§ XVI. — Kou-tchong (ballonnement du ventre).

Celle maladie se subdivise en sept espèces :

1° Han-tchong. — Ventre gonflé et douloureux, diarrhée, vomissements, quatre membres froids, pouls tcliin-tche (profond, lent). Cette affection provient d’un refroidissement au bas-ventre et d’une inflammation des intestins.

Traitement : tchong-mouan-fen-tsiao-tang — y-tclie-jin (II3), pan-liia (73,36), mou-liiang (53), tche-ling (113,04), ching-ma (33), tcliuen-liiong (11 s, 04), jin-seng (33,68), tsin-py (73,36), tang-kouei ( 1 1 3 , 04 ) , tsa y-liou ( 1 1 3, 04 ) , houang-lien ( 3 3 , 68 ) , houang-kin (113,04), ou-tchou-yu (73,36), tsao-teou-keou (53), ho-po (33,68) ; faire bouillir et boire.

2° Je-tcliong. — Pouls feou-chô (superficiel, précipité), ventre gonflé après l’ingestion des aliments ; affection provenant d’un coup d’air.

Traitement : tsy-ou-ho-po-tang — ho-po (113, 04), tclie-tsee (73,36), rhubarbe ( i 5 3), kan-tsao (73,36), houei-sin (33,68), gingembre, jujube (2) ; faire bouillir et boire.

3° Che-tchong. — Affection provenant d’une grande humidité; douleur sourde à l’estomac , vomissement de matières liquides et acides quelques heures après les repas, ventre gonflé, pouls tchinlioa (profond, glissant), éructations fréquentes.

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Traitement : ky-che-tchou-san — fiente blanche de poulet, rhubarbe, tao-jin (363,08 chacun) ; réduire en poudre, mettre dans de l’eau avec un peu de gingembre et avaler.

4° Choui-tchong (ventre gouflé par l’eau), hydropisie. — Pouls tchin-ouan (profond, lent modérément), trois ou quatre marques noires au-dessous des yeux, ventre enflé comme un ballon et dur, digestion très-difficile, vomissement des aliments et d’un liquide jaunâtre, douleur au ventre après les repas, urine peu abondante et rouge, bruit dans le ventre semblable à celui de l’eau lorsqu’on remue le malade , nombril et épigastre enflés , selles très-échauffées; si à ces symptômes viennent se joindre la tuméfaction et l’enflure de la gorge, de l’omoplate, du creux de la main et de l’épine dorsale, le malade est en danger.

Traitement: Tsien-lieou (363), rhubarbe (363), kan-souy (363); faire bouillir, et en faire une pâte avec un peu de farine ; ta-ky (363) , yuen-hoa (363,08) mélangé avec un peu de vinaigre, mou-hiang (203), kiu-kong (363,08), kin-fen (33,68); pulvériser, et avec un peu d’eau faire des pilules grosses comme un pois; en prendre cinq, trois fois par jour. Dès que le ventre ne sera plus gonflé, cesser le traitement, mais suivre un régime sévère.

Autre remède : Chou-tsao-yn-tso-sie (II3, 04), chang-lieou-ken (racine de prunier ), fou-ling-py (20 a) , mou-long (113, 04), changlieou-ken (73,3 6), ping-lang (113), kiang-ho (113), ta-fou-py (153), tsin-kio (H3), Isao-ou (113), Iche-siao-leou (113, 04), peau de gingembre (33, 68) ; faire infuser dans quatre tasses d’eau environ; en boire une fois par jour une tasse. Si le malade éprouve un grand froid, il faut ajouter jou-kouei (7 3, 36) , ou-yo (1 13,04), et une tasse d’eau. Si le ventre est très-dur, ajouter chan-lcha (203), sengkiun (153), mo-yo (20 3). Dans le cas où la respiration est difficile, ajouter liiang-fou-tsee (113, 04) passé dans un peu de vinaigre, ling-ly-lsee (113, 04), tche-kio (20 3). Si le ventre est très-dur et les membres presque paralysés, ajouter ma-houcing (113, 04), ling- Isien (12s).

Autre remède : Ta-ouei-sse-kiun-tsee-tang — foü-ling (10 *),jinseng (73,36), tchin-py (113, 04), pe-tchou (113), lang-kouei (153), chou-ty (153), tchuen-hiong (203), ta-houang (1503), ho-ky (3G3),

chan-yo (363); pulvériser, faire des pilules, en prendre trois fois par jour (1 13,04) . Ce remède doit être pris pendant trois, quatre ou cinq jours; si après ce laps de temps le ventre restait un peu enflé, donner de nouveau au malade lie-hen-lou .

Autre remède: Clou de girofle, mou-liiang, siao-kouei-hiang, yn-tchin (33,68 chacun); faire infuser et prendre tiède; éviter tout aliment acide ou salé. Employer en même temps l’acuponcture (voir Acuponcture).

5° Ky-tcliong. — Ventre enflé et douloureux à la pression de la main, pouls tchin-clie (profond, plein), tronc enflé, pieds et mains très-maigres.

Traitement : san-ko-tang — pe-lchou (1 1.3,04), tchin-py (113), ho-po (7^,36), pin-lang (7&,36), tsee-chou (II3, 04), mou-tong ( 73,36), ta-fou-py (113, 04), pe-fou-ling (7 3,36 ) , tche-kio (113, 04), hai-kin-cha (33,68), kan-tsao ( 33,68) ; faire bouillir.

6° Hiue-tchong . — Ventre gonflé, soubresauts, frayeurs, douleur à l’estomac, urine très-rouge, selles noires.

Traitement : Yn-chin-h io ng-ouey- la ng — tchuen-hiong (73,36), tang-kouei (113, 04), pan-hia (33,68), ngo-tchou ( 5 3 ) , mou-liiang (73,36), cha-jin (53), ou-ya (113,04), kan-tsao (33,68), jin-seng (33,68 ) , jou-kouei (33 ,68) , fou-Ung (73,36) ; faire bouillir.

7° Tcliong-tchong . — Ventre enflé , évacuations alvines dans lesquelles on trouve des vers , crachements continuels , faiblesse , lassitude, maigreur augmentant journellement, visage tantôt blanc, tantôt rouge, tantôt violacé.

Traitement : Ky-yu — Poisson blanc de trente à trente-trois centimètres de longueur ; le vider et le remplir avec lie-fan ( 13,80), sept petites gousses d’ail et un peu de thé ; ficeler, faire cuire et manger.

Remède général pour les sept espèces: Jin-seng (113, 04), petchou (113, 04), fou-ling (153), tchin-py (153), cliou-ty (203), chan-yo (113, 04), tso-sie (73,36), mou-tong (73,36), tchou-ling (73,36), icho-tsien (73,36); faire bouillir.

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§ XVII . — Jou-ngeou (maladie de la gorge et du gosier).

La maladie dit e jou-ngeou se subdivise en douze espèces caractérisées par des symptômes différents.

1° Tan-jou-ngeou. — Tumeur apparaissant dans la gorge à droite ou à gauche à la suite d’un refroidissement, grosse comme un pois , ronde , douloureuse lorsqu’elle est touchée par les aliments ou par quelques liquides , pouls feou-hong ( superficiel , débordant), crachats épais et visqueux, quelquefois fièvre, langue jaune; cette maladie n’est pas grave; faire l’acuponcture; piquer clieou-chang et ko-kou si la douleur est très-vive ; piquer la tumeur ; donner ensuite au malade kan-kiai-tang — kan-tsao (73,36), nieou-pang-tsee (113,04), kiê-keng (113,04), lien-kio (73,36), siuen-seng (113,04), fang-fong (7^,36), kiang-ho (73,36), kinkiê (113,04) ; faire infuser.

2° Chouang -jou-ngeou . — Deux tumeurs, les mêmes que la précédente, mais une de chaque côté dans la gorge.

Même traitement.

3° Heou-py. Tumeur grosse comme une bille, râle continuel dans la gorge, somnolence, quatre membres froids, vertiges, douleur très-vive à la gorge au moment du passage des aliments, crachats visqueux, pouls tchin-tsuen-che (profond, plein); cette affection n’est pas grave et disparaît habituellement d’elle-même par l’expectoration d’une assez grande quantité de matières jaunâtres ; même acuponcture que précédemment.

Remède: Tsy-pao-san — ya-tsao (7S,36), pong-cha (53), hionghouang (73,36), alun(33,68), tan-fun (33,68); réduire en poudre et insuffler dans la gorge.

4° Chouang -lieou-py . — Deux tumeurs semblables à la précédente; même acuponcture; si la douleur est très-forte, piquer fin g -telle.

Remède : Kan-kie-kong (vu); ou tsy-pao-san (vu).

5° Tchiru-lieou-fing . — Gorge très-enflée, respiration très-difficile, pouls tchin-tsuen-che (profond, plein), urine rouge, constipation , froid dans toutes les parties du corps , douleur si vive à la gorge que le malade ne peut rien avaler. Cette maladie est très-

grave; en deux ou trois jours le malade peut être enlevé. Elle [provient d’un refroidissement subit. Le meilleur moyen de sauver le malade est de l’acuponcturer et de piquer de suite ko-kou, chao-chang , fong-tche, tien-tou et tous les points de la gorge désignés en acuponcture (voir Acuponcture) .

Donner ensuite au malade kan-kiai-tang (vu), auquel on ajoutera rhubarbe (20»). La persistance de la constipation est d’un fâcheux pronostic. On peut également frotter la gorge avec sougê , ta-ky pilés, y insuffler kan-lan pulvérisé avec ongles torréfiés et pulvérisés.

6° Ky-lieou-py. — Cette maladie est très-grave et caractérisée par un abcès dans la gorge; respiration très-difficile, sorte d’étranglement continuel; le malade sent dans le milieu de la gorge un obstacle qui semble former barrière; malaise, chaleur extrême, constipation, urine rouge, pouls tchin-tsuen-che (profond, plein) ou feou-hong (superficiel, débordant); le malade peut être enlevé en six heures. Cette maladie s’annonce généralement par une toux qui commence dix ou douze jours auparavant, et par des crachats épais et d’une odeur fétide ; l’haleine est repoussante.

Se servir de suite de l’acuponcture et piquer tous les pouls de la gorge désignés en acuponcture. (Voir Acuponcture.) Donner ensuite au malade long-na o-pe-io-san — mcmg-siao (7 s, 36), tsintay (3s, 68), pe-yang-tsan (3s, 68), pou-houang (Ils, 04), mci-po (73,3 Ç>), ping-pien (03,03), musc (03,03), kan-tsao (33,68); pulvériser, et avec un peu d’eau faire des pilules de 33,68 que l’on tâchera de faire avaler au malade. Le vomissement de sang est un très-bon pronostic. Insuffler ensuite dans la gorge la poudre indiquée pour tchin-heou-fony .

7° Siuen-yong-tchoui. — Petite rougeur au-dessus des deux trous de la gorge; toux, crachats, un peu de fièvre; affection peu grave.

Traitement : Tchoui-kou-san — siuen-seng (33,68), pong-cha (53), tan-fan (33,68), alun (33,68), salpêtre (ls,80), ping-pien (03,03), chan-teou-ken (5s), tchou-cha (33,68), ky-nuei-kin (3s, 68); pulvériser, mettre sur la rougeur.

Autre remède : Siuen-seng -san — siuen-seng (113,04), ching \

MALADIES INFLAMMATOIRES

ma (3»), che-kan (79,36), rhubarbe (119,04), kan-tsao (79,36); faire infuser et gargariser.

Autre remède : Alun avec sel; pulvériser, mettre sur la rougeur; urine avec sel, gargariser; armoise pilée dans de l’eau.

8° Nuei-heou-ky . — Tumeur à la gorge sensible à la pression et dure comme un noyau ; douleur sourde dans la gorge, qui s’exacerbe au passage des aliments ; inappétence, toux continuelle, crachats visqueux, douleur à l’épigastre; trois jours après, le malade respire difficilement; quelquefois délire; pouls tchin-che (profond, plein) ; maladie grave.

Se servir de suite de l’acuponcture, piquer tchong-ouan, cliang ou an, san-ly, kg -lié, tien-tou, ko-kou, chao-chang, fong-tche, donner en même temps au malade kia-ouei-sse-tsee-tang — tsee-chou (119,04), pan-hia (79,36), ho-po (79,36), tche-fou-ling (79,36), tchin-py (119,04), tche-che (119,04), nan-sin (113), cha-jin (5 9), seng-kiun (73,36), tsin-py (113, 04), pe-teou-lio (39,68), ping-lang (79,36), y-tche-jin (73,36), gingembre; faire infuser, boire; mettre également sur le cou, au point où se trouve la tumeur, de l’armoise réduite en poudre avec un peu de vinaigre ; ou ty-long (143) broyé; ou kiai-tsai (fleur) avec farine de froment réduite en poudre; on peut prendre également un ty-long, le torréfier, le mélanger avec sel et miel et l’avaler.

9° Che-yen. — Vers dans la gorge; prurit insupportable, douleur; faciès tantôt blanc, tantôt rouge; vomissements de matières liquides. Affection peu grave.

Traitement : Ping-kiun-san — ping-lang (7 3,36), che-kiun-tset (79,36), kin-kang-ken (79,36); faire des pilules, les conserver un instant dans la gorge , ensuite les rejeter.

10° Kou-tching . — Corps solide s’arrêtant dans la gorge. Essayer de le retirer avec de petites pinces ou de le faire sortir, soit par un vomitif, soit par un aliment pouvant l’entraîner avec lui.

1 1° Yen-heou-tong . — Gorge enflée, froid, céphalalgie, langue blanche, envies de vomir après les repas. Affection peu grave. Faire l’acuponcture; piquer ko-kou, chao-chang , tien-tou, fong-tche .

Remède : Kin-kiai-tang (vu) ou un des remèdes indiqués précédemment.

12° Yen-heou-tchouang . — Gros clou dans la gorge, très-visible en ouvrant la bouche, et dont le sommet est blanc et la base rouge; respiration très-difficile, pouls tcliin-oey (profond, faible).

Traitement : Jin-seng-kin-kiai-san — jin-seng (3®, 68), Ttin-hiai (11^,04), liouang-pe (115,04); faire infuser, et avaler après s’être gargarisé.

Autre remède : Ly-kiai-lang — menthe (11®, 04), kin-kiai (1 13,04), fang-fong (73,36), kin-kang (7®, 3 6), jin-seng (35,68), nieou-tsee (11®, 04), kan-tsao (35,68), yuen-seng (113,04); faire infuser, gargariser et avaler.

§ XVIII. — Yay-heou (contracture de la gorge).

Cette maladie est caractérisée par les symptômes suivants : appétit et difficulté à avaler ; peu à peu cette difficulté augmente , et chaque fois que les aliments traversent la gorge , ils y causent une douleur vive qui s’étend au dos ; au moyen de l’eau , on parvient à faciliter le passage des aliments, mais, après un certain temps , ils sont de nouveau arrêtés et l’eau a beaucoup de peine à les entraîner dans le tube intestinal. La douleur s’étend alors jusqu’au milieu de la poitrine. Peu à peu la maladie s’aggrave et les aliments sont souvent rejetés. Entre les repas le malade ne souffre pas; quelquefois cependant il vomit des matières acides et visqueuses. Ces accidents ne tardent pas à amener, un amaigrissement qui augmente sans cesse. Quelque remède que l’on emploie, la guérison n’est possible qu’ autant que les selles sont composées de petits grumeaux solides ; dans ce cas , on emploiera le traitement suivant : Sse-ou-tang — cliou-ty (205), tang-kouei (153), chô (113,05), tchuen-hiong (113,04); faire infuser dans du lait, prendre une tasse tous les matins.

Autre remède : Long-fong-san ; prendre un poulet, l’attacher entre deux piquets , de manière qu’il ne puisse remuer, le laisser ainsi trois jours sans manger, ne lui donner qu’à boire ; chercher ensuite une couleuvre, la donner au poulet, recueillir les excréments, les faire torréfier; quand ils seront de couleur jaune, les pulvériser, en faire des pilules avec un peu de riz et en prendre chaque jour 113,04 dans un peu d’eau.

MALADIES INFLAMMATOIRES

Autre remède : Urine de cheval et de mulet, par moitié, tous les matins une tasse.

§ XIX. — Sie-tou (diarrhée).

Cette maladie est caractérisée par une inflammation de l'estomac, ou de la rate, ou du gros intestin, ou de l’intestin grêle, ou de l’abdomen, et par des évacuations alvines liquides, d’une couleur variable , plus ou moins abondantes , et accompagnées quelquefois de coliques.

Elle se divise en un grand nombre d’espèces.

1° Oey-sie (diarrhée de l’estomac). — Symptômes : douleur à l’épigastre, évacuations de matières à peine converties en matières fécales et rappelant la nature des aliments, en même temps déjections abondantes, liquides, jaunâtres; coliques.

Traitement : Donner au malade ouei-fong-tang — jin-seng , petchou, iche-fou-ling , tang-kouei, tchuen-liiong , pe-cliô , kouei-py f kan-tsao (33,68 chacun); ajouter un peu de riz, faire bouillir dans de l’eau.

2° Py-siê (diarrhée de la rate). — Abdomen enflé, vomissement des aliments, déjections liquides et jaunâtres.

Traitement : Ouei-ling-tang — tchin-tchou, lio-po, tcliin-py , tchou-ling, tcho-sie, pe-lchou, tche-fou-ling , pe-cliô (33,68 chacun); jou-kouei, kan-tsao ( lg, 80) ; gingembre (3), jujubes (2); faire infuser dans de l’eau.

3° Ta-lchang-siê (diarrhée du gros intestin). — Inappétence, déjections à moitié liquides et blanches, borborygmes, coliques.

Traitement : Ou-ling-san — tcho-siê (73,36), iche-fou-ling — pe-tçhou, tchou-ly (33,68), jou-kouei (ls, 80) ; pulvériser, en prendre chaque jour 73,36 dans un peu d’eau.

4° Siao-lchang-siê (diarrhée de l’intestin grêle). — Déjections fréquentes et difficiles renfermant des mucosités et souvent un peu de sang, douleur au bas-ventre.

Traitement : Chao-yao-lang — pe-clio (73,36)-, houang-lien , houang-tsin , tang-kouei (33,68 chacun), rhubarbe (23,80), mouhiang , ping-lang , houei-sin, kan-tsao (13,80 chacun); faire bouillir.

5° Tou-siê (diarrhée de l’abdomen). — Tumeur dans le ventre,

très-dure; déjections fréquentes et très-difficiles, douleur au ventre et au bas des reins.

Traitement : Ta-houang-tang — rhubarbe (363,08), vin (deux tasses); faire infuser et boire seulement le vin; dès que les selles se feront facilement, prendre chao-yao-tang .

0° Clie-sië. — Lassitude ; les aliments ne se digèrent pas ; dès que le malade boit un peu d’eau, borborygmes, vomissement de liquide aqueux, urine peu abondante, déjections jaunâtres, souvent douleur au ventre.

Traitement : Ouei-ling-tang (vu). Dans le cas où le malade ressent une douleur générale dans tous les membres, lui donner ou-ling-san, auquel on ajoutera kiang-ho, tchin-tchou . Si le malade ne ressent pas de douleur au ventre , lui donner h in-liiongouaii — seng-hiun , tchuen-hiong , pe-tchou, Jou-tsee (la même quantité chacun); réduire en poudre, faire des pilules avec un peu de farine de froment et en prendre à jeun trente-cinq ou quarante chaque jour.

Si le malade a toujours soif et qu’il vomisse les liquides, lui donner ou-ling-san (vu).

Autre remède pour guérir cette affection : Sië-che-tang — petchou (1 13,04), pe-chô (7^,36), tchin-py (4g) , fang-fong (33,68), cliing-ma ( 1^, 80) ; faire infuser.

Autre : Kouei-seng-tang — jin-seng , pe-tcliou, pe-fou-ling , chan-yo, tchin-py, y gin, tcho-sie (33,68 chacun), houang-lien , Jian-tsao (13,80 chacun); faire infuser.

7° Fong-sië. — Cette maladie peut provenir de deux causes : ou d’un refroidissement intestinal produit en été par une grande humidité, ou par un courant d’air arrêtant la transpiration. Déjections liquides mêlées d’un peu de sang.

Traitement : Oey-fong-tang (vu), ou-oey-tsee, ma-houangtang, houei-isee, chô-yang (73,36 chacun), ma-houang (3», 60), han-tsao (33,68), noyau d’abricot (13,80), gingembre, jujube (2);

8° Han-sie. — Un refroidissement général, résultant du port de vêtements trop froids pour la saison, est la cause habituelle de cette affection, caractérisée par les symptômes suivants : faiblesse,

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lassitude, ventre enflé, borborygmes, déjections semblables à celles des canards.

Traitement : Ly-lchong-tang — fou-tsee, kan-ltiang (4 3), jinseng , pe-tchou, fou-ling , pe-cho , kan-tsao (3% 68), ho-po, to-ho, tchin-py (2 3) ; faire infuser. Si le malade a de l'inappétence et que les aliments ne soient pas digérés et occasionnent des pesanteurs à l’estomac , il faudra ajouter au remède précédent tchou-cha (23,25). Si le malade ressent une grande chaleur au bas-ventre, que les déjections soient très-abondantes et que l’amaigrissement fasse des progrès rapides, on devra donner sse-lcliou-seng — mou liiang , fou-ling , jin-seng , fou-tsee (4 3 chacun), gingembre, jujubes, un peu de sel; faire infuser; et si ce remède ne réussit pas de suite, ajouter lio-lsee, to-ho (73,36 chacun).

9° Chou-siè (diarrhée des grandes chaleurs). — Symptômes : tristesse , soif continuelle , urine rouge , déjections liquides , frissons.

Traitement : Fou-ling-tang — tso-sië (4 3), tcliou-ling , fou-ling , pe-tchou , liiang-jou, houang-lien , pe-pien-teou , ho-po (33,68), kan-tsao (13,81); faire infuser. Si la chaleur est extrême, que la soif soit ardente, qu’il y ait des vomissements avec des déjections très-abondantes, donner kouei-ling-han-lou-yng — hoa-che (733,06), fou-ling, tcho-sie , clie-kao , kan-choui-che , kan-tsao (363,08 chacun ), pe-tchou, jou-kouei, tcliou-ling (203); réduire en poudre, en prendre chaque fois 73,36 dans un peu d’eau, dans laquelle on mettra un peu de miel et de gingembre. Si dans les fortes chaleurs le malade a subitement des déjections liquides , sans douleur aucune, lui donner kin-tchou-ouan — seng-kiun , tchin-tchou (363,08), ya-ichang-kouei ; en former des pilules avec un peu de riz et en prendre quarante à cinquante par jour.

On peut également donner au malade tsin-lieou-ouan — y-yuen san (1103), hong-kin (20»); réduire eu poudre, en faire des pilules, en prendre soixante-dix chaque fois.

Autre remède : Tong-ming-san — Icho-sie, pe-tchou, tcliou-ling, fou-ling, mou- long , yn-tcliin, kin-mè, tclie-kien-tsee (33,68 chacun); ajouter tang-sin, man-men-tong (103); faire infuser.

10° Ho-sië (diarrhée du feu). — Bouche sèche, crainte de la

chaleur, recherche de la fraîcheur, douleur au ventre, coliques qui ne sont apaisées que par les évacuations alvines, déjections liquides.

Traitement : Houang-lien-hiang-jou-san , dont l’autre nom est jou-ling-tang ( vu ) .

Autre remède : Sse-ling-san — fou-ling , pe-tchou, tchou-ling , tcho-sie, tchin-tchou , chan-yo, pe-chô, tche-tsee, tchin-py (4s), kan-tsao (13,80), ou-mey (l3), teng-sin (l3); faire bouillir.

Autre remède : Houang-lien , houcmg-tsin , pe-cliô, kan-tsao, fou-ling , tchou-ling, pe-tchou, my-kiao, ou-mey, to-ko (33,68 chacun) ; faire bouillir.

11° Hiu-sië. — Lassitude générale, faiblesse, déjections liquides immédiatement après les repas, pas de coliques.

Traitement : Hiang-cha-sse-kiun-tsee-tang — mou-hiang, te boucha, riz, jin-seng, fou-ling, pe-tcliou, kan-tsao (4 3 chacun), sucre; faire infuser. En cas d’inappétence, san-yang-tchou-sse-tang — tcliin-tchou (4s), ching-ma, tsay-hou , isiang-ko , fang-fong , sengkiun, tso-sie, tchou-ling (33), tchin-py, me-yo, kan-tsao (ls,80); faire bouillir. Si la faiblesse est très-grande, donner au malade ching-ling-lien-tchou-san — jin-seng, pe-tchou, fou-ling, chan-yo, tsien-isee, tchin-py (33,68 chacun); tchou-cha, ho-siang, ho-tsee, to-ko, kan-kiang , kan-tsao, ou-mey (33,68 chacun), teng-sin (I3); faire infuser. Si le malade ne peut prendre aucun aliment, lui donner yang-yuen-san — riz crevé et pulvérisé (363), chan-yo (363), poivre de l’Inde; faire infuser et tous les matins en prendre demi-tasse; ajouter sucre.

Autre remède pour hiu-sië : Kia-ouei-sse-kiun-isin-tang — jinseng , fou-ling , pe-tchou, kan-tsao, to-ko, ho-tsee ( 3 3 , 68 ) , gingembre (3), jujubes (2); faire bouillir.

12° Hoa-sië . — Une diarrhée persistante et rebelle prend le nom de hoa-sië.

Traitement : Pou-tchong-y-tche-tang — houang-tsin (43), jinseng, pe-tchou, kan-tsao (33,68), tang-kouei, tchin-py ( 13,80), ching-ma , tsay-hou (O3, 08), pe-chô, ho-tsee, to-ko (33,68); faire bouillir.

Autre remède : Pa-tchou-sin — jin-seng, pe-tchou, to-ko, kan-

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hiang, ho-tsee , fou-lsee , yn-chou-hoa , han-tsao (33,68 chacun), gingembre (2), ou-mey (1), teng-sin (1); faire infuser. Si le malade devient très-faible et ressent de temps à autre des frissons , il faudra lui donner yn-yu-leang-ouan — yn-yu , tche-che-tsee , long hou , pi-po, ho-tsee, han-kiang , lo-ho , fou-tsee (33,68 chacun); pulvériser, ajouter un peu de vinaigre, en faire des pilules dont on prendra chaque jour soixante-dix dans un peu d’eau de riz.

Si le malade a toujours le ventre froid, avec des déjections abondantes et de la chaleur à la poitrine, la bouche sèche, le coin de la bouche ulcéré, le visage pâle et défait, lui donner mou-hiang-san — mou-hiang , po-kou-tsee (363,08), leang-hiang , tchou-cha, ho-po ( 43), tche-nao-cha, tehin-py, jou-houei, pe-tchou (20^), ou-tchou-yu, hou-hio (33), to-ho (153), ping-lang (33,68); réduire en poudre ; prendre ensuite un foie de cochon , le couper par morceaux, en garder 150 grammes, mettre entre les morceaux 113, 04 de la poudre ci-dessus, faire cuire le foie en y ajoutant un peu de sel, des oignons, du gingembre, et le manger à jeun.

Ce remède est aussi excellent pour la dyssenterie.

Autre remède : Che-tchang-san — ho-po (43), to-ho, ho-tsee , tchou-cha, tchin-py, tchin-tchou, fou-ling (33,68), mou-hiang, han-isao (13,80), gingembre, jujubes; faire bouillir.

Autre: Ouan-tuen-ouan — tche-che-tsee, han-hiang (363,8), houhio (20 3 ) ; réduire en poudre; en faire des pilules grosses comme un pois et en prendre six ou sept.

Autre : Kou-tcliang-ouan — long -hou , fou-tsee, alun, ho-tsee (peau) (363,08), ting-hiang, leang-hiang, tche-che-tsee, pe-to-ho, tchou-cha (33,68), mou-hiang (113, 04); réduire en poudre, et avec un peu de vinaigre en faire des pilules dont on prendra trente chaque jour dans de l’eau de riz.

13° Tsan-siê. — Aliments non digérés, borborygmes, urine peu abondante, déjections presque liquides mêlées d’un peu de mucosités séreuses.

Traitement : Kia-hen-mou-hiang-san — mou-hiang, leang-hiang, ching-ma, ping-lang, jin-seng, pe-tchou (113), seng-hiun ( 7 3,36) , lo-ho, tchin-py, tchou-cha (13,80) ; pulvériser et en prendre chaque

fois 20 grammes dans un peu d’eau. Si l’estomac est débilité, et que les déjections soient abondantes, donner pa-sien-kao — tsee tsee, pe-tchou (113), seng-kiun, chan-yo (150 s), clian-tcha, san-ling, pe-fou-ling, tcliin-py, lien-jou (733,06), jin-seng (36») ; réduire en poudre et prendre dans eau de riz.

Si le malade ressent une grande chaleur, avec coliques et soif ardente, lui donner fang-fong-clio-yao-tang — fang-fong , pe-chô, houang-tsin (73,36); faire infuser. Si le malade a des déjections abondantes et tout à fait liquides, lui donner tchin-tchou-fangfong-lang — tchin-tchou (30®) , ma-houang (73,36), fang-fong (3», 68), gingembre (73); faire infuser.

14° Tcin-sië. — Déjections liquides tantôt abondantes, tantôt peu abondantes; si le malade est robuste, lui donner hë-tsin-ouan — hê-fen (363), tsin-tey (113,04), houang-lsin (73,36); seng-kiun (20 3) ; réduire en poudre; en faire des pilules; en prendre trente chaque fois. Si le malade n’est pas fort, lui donner lieou-kiun-tseeiang, pan-liia , pe-tchou (113), tchin-py , pe-fou-ling , jin-seng ( 143), kan-tsao (33,68), gingembre, jujube; faire bouillir.

Autre : Ouan-ping-eul-lchin-tang — pan-hia, tchin-py, fau-ling, pe-tchou, tchin-tchou, chan-yo ( 3®, 68 ) , tchou-cha, ho-po, mou tong, tche-tien-isee, kan-tsao (l3 ,80), gingembre, ou-mey (l3), tengsin (l3), ïaire infuser.

15° Clië-siê. — Peu de différence avec oey-siè, seulement coliques plus fortes , douleurs à l’épigastre et au ventre qui continuent après les déjections, lassitude, salivation, essoufflement, vomissement de matières liquides.

Traitement : Ping-oey-san — tchin-tchou (7 3,36) , tchin-py ( 153) , ho-po (33,68), kan-tsao (13,80), gingembre, jujube, hiang-fou, tchou-clia, tsao-ko, clian-tcha, me-yo (33,68) ; faire infuser. Si les déjections sont blanches, donner liiang-san-ping-ouei-san — tchin-tchou, tchin-py , mou-hiang, cha-jin (43), pe-tchou , fau-ling (3 3,68) , ho-po, kan-tsao (33), gingembre, jujube; faire infuser.

Si la diarrhée cesse pendant quelques jours et revient ensuite, donner tsee-tchou-ouan — pe-tchou (73 3), tsee-tsee (363); réduire en poudre , mettre dans une feuille de nénuphar, faire infuser et en faire des pilules ; en prendre cinquante à soixante-dix chaque fois.

MALADIES INFLAMMATOIRES

1 6° Tsieou-siê. — Le malade a l’estomac fatigué par une nourriture journalière trop abondante, déjections liquides, inappétence; il ne désire plus prendre que du vin.

Traitement : Hiang-yong-ouan' — lou-hiang (113, 04), corne de cerf passée au feu (203), /o-Ao(363), tche-hiang { 73,36); réduire en poudre et, avec riz, faire des pilules; en prendre cinquante chaque fois.

17° Py-sie. — Faiblesse générale, lassitude, douleurs à l’estomac et au ventre, visage jaunâtre, déjections liquides et jaunâtres, urines très-chargées.

Traitement: Hiang-cha-lieou-kiun-tsee-tang — liiang-fou-tsee, tchou-cha, ho-po , tcliin-py, jin-seng, pe-tcliou, pe-cliô, tchin-tchou, chan-yo (33,68), kan-tsao (13,80), gingembre, jujube; ou-mey (l3) ; faire bouillir.

Si l’urine est très-chargée et trouble, donner ou-tcliou-yu-tang — ou-tchou-yu (203) ; mettre un peu de sel, faire bouillir et boire l’eau.

Si l’estomac est faible, si le corps est sans force et que les déjections aient lieu du matin au soir, il faudra donner tiao-tchongkien-py-ouan — pe-tcliou, po-kou-tsee , ho-tsee, to-ko (363), tcliefou-ling, tcliin-py (253), houang-lien (243) ; faire infuser. Ou sengkiun ( 73, 36) , mou-liiang, ho-po, liouei-hiang, tchou-cha, clian-yo , lien-tsee (203 chacun); réduire en poudre; en faire des pilules, avec un peu de riz ; en prendre soixante-dix chaque jour dans un peu d’eau de lien-tsee.

Si les déjections se produisent la nuit et le jour, donner koutcliong-ouan — Icliin-tchou, pe-lo-ko (36 3) ; réduire en poudre, et avec un peu d’eau de riz en faire des pilules ; en prendre soixantedix chaque fois.

Si le malade est vieux, lui donner clian-lcha-kin-lsou-ouan — pe-tcliou (73,36), seng-kiun, chan-lcha (363,08), houang-tsin, pechô, pan-hia (203); en faire des pilules; en prendre cinquante chaque fois.

18° Chin-sie. — Déjections liquides, ayant lieu le matin, et amenées par suite d’un refroidissement subit pendant la nuit.

Traitement : Ou-oey-tsee-san — ou-oey-isee (733), ou-tcliou-yu (203) ; réduire en poudre; chaque fois en prendre 7 grammes 36

dans un peu d’eau de riz. Si cette maladie provient d’une faiblesse d’estomac, donner au malade eul-chin-ouan — po-kou-tsee (150*), jo-to-ko (73®); réduire en poudre, gingembre (150*), quatre jujubes ; faire bouillir le gingembre et les jujubes; garder les jujubes, et avec la poudre en faire des pilules, dont on prendra cinquante chaque fois dans un peu d’eau de riz salée.

Si l’estomac est faible, et que la maladie devienne chronique, donner sse-chin-tang — po-kou-tsee (150s), jo-to-ko, ouey-tsee (73^), ou-tchou-yu (36s), yu-tsan-hoa , gingembre, jujubes (100*) ; préparer comme le remède précédent.

Autre remède : San-chin-ouan — on ajoutera à eul-chin-ouan, mou-hiang (36s).

Autre remède : Lou-chin-tang — jo-to-ko, pe-kou-tsee, pe-tchou, pe-fou-ling (4s) , mou-hiang, kan-tsao s, 80), gingembre, jujubes ; faire bouillir et boire; dès que le malade n’aura qu’une selle le matin, lui donner seng-kiang-san, seng-kiang, le couper par morceaux très-menus; houang-lien (73s) ; réduire en poudre, prendre 7 grammes 36 dans un peu d’eau.

19° Pao-sié. — Cette maladie est une suite de la dyssenterie; déjections liquides mélangées de matières fécales, rondes et grosses comme une petite boule; ces boules existent en assez grande quantité dans le tube intestinal; l’ urine est blanche.

Traitement: Ly-tchong-tang — jin-seng, pe-tchou, kan-kiang (73,36), kan-tsao (3s, 68) ; faire bouillir et boire.

Dans le cas où les déjections sont abondantes, le malade éprouve des frissons, de l’oppression, des vomissements; lui donner kiangchouy-san — pan-hia (73 s), kan-kiang, jou-kouei, jou-tsee, kantsao (20s), leang-kiang (Ils); réduire en poudre et en prendre 20 grammes dans deux tasses d’eau tiède.

Dans le cas ouïes frissons se répètent, où le ventre est douloureux, avec des borborygmes, et si les extrémités sont froides, donner tsao-chin-tang — soufre, san-ling, alun (28s); réduire en poudre, faire des pilules avec un peu de farine de froment, et les rouler dans tchou-cha ; en prendre trente chaque fois dans un peu d’eau de riz .

Dans le cas où la diarrhée, quelle que soit son espèce, passera

MALADIES INFLAMMATOIRES

à l’état chronique, les remèdes suivants sont recommandés : houei tsee-ma-houang-tang — liouei-tsee, ma-liouang, chô-yo (11», 04), tang -houei, han-tsao, me-tong , jin-seng, houang-tsin (1»,80), ouoey-tsee (5») ; faire infuser.

Autre : Ma-liouang -ch ing-ma-ia n g — ma-liouang, ching-ma, tche-chou, Itouang-hin, che-hao, tche-fou-ling ( 4 3), gingembre (3) ; faire infuser.

Autre : Ho-po-che-tsee-tang — ho-po, ho-tsee, tsee-che (7», 36), mou-hiang (3», 68), rhubarbe (1»,80), houang -lien , han-tsao (13,20) ; faire bouillir.

Autre : Tchin-tchou-tien-py-liouan — tchin-tchou (280 9) ; le diviser en quatre parties; en faire bouillir le quart dans un peu d’eau salée, laisser reposer, rejeter l’eau et garder la substance; faire la meme chose pour un autre quart en remplaçant l’eau par du riz ; pour un autre quart par du vinaigre ; pour le dernier quart par des oignons , jin-seng, pe-tchou, pe-Jou-ling, ehan-yo-po, houtsee, ho-tsee, tou-sse-tsee, lien-jou ( 73 3) , tchuen-lien-jou, ou-oey tsee, nieou-sy (40 3), tchuen-hio-houei , liiang-tchin-py , mou-hiang , yuen-tche (209); pulvériser; faire de petites pilules; cent chaque fois dans un peu d’eau.

Autre : Tchou-che-hien-py-tang — pe-tchou (43), pe-fou-ling, tchin-tchou, pe-chô (39,68), tang-houei, tchin-py (39), tchou-ling, tclio-sie( 23,80), lio-po, fang-fong (23,40), cliing-ma, tsay-hou (29), han-tsao (23), gingembre, jujube; faire infuser.

Autre : Ouen-py-san — houang-hin , jin-seng, pe-tchou, pe-fouling, clian-yo, tchin-py, ho-tsee, jo-to-ho, tsao-ho, ting-hiang, jouhouei, fou-tsee, houang-lien, tcliou-clia, tchin-py, ho-po, han-tsao, gingembre, jujube; faire bouillir.

Autre: Ho-lsee-san — lio-tsee (peau) (403), mou-hiang (253), liouang-lien ( 1 5 g) , han-tsao (1 13) ; pulvériser; en prendre 7 gr. 36 chaque fois dans un peu d’eau, auquel on ajoutera pe-tchou et pechô (bouillis).

Dans la grande chaleur, à la suite des pluies , il peut y avoir des diarrhées.

Traitement: Tsiang-ho, iou-ho, ching-ma (49), fang-fong, hantsao (33,68) ; faire infuser.

Lorsque, dans la diarrhée, le pouls du malade est très-élevé, les extrémités froides, les déjections abondantes, et si la toux se déclare, la maladie est difficile à guérir; si également le pouls est très-faible, qu’il y ait inappétence et déjections très-difficiles, et si les déjections sont abondantes, la maladie offre les mêmes difficultés de guérison.

Remèdes pour n’importe quelle diarrhée :

Grenade acide torréfiée et pulvérisée dans de l’eau avec un peu de miel — ail; broyer, mettre sous la plante des pieds; cautériser en même temps au creux de l’estomac, avec ail et armoise, et donner à boire houang-lien, houang-tsin, bouillis ensemble;

Armoise, gingembre, bouillis ensemble;

Crêtes de coq bouillies dans du vin ;

Oignons coupés par morceaux, riz, faire cuire et manger; donner à boire mou-hiang, bouillie, miel avec eau de gingembre bouilli ; mettre en même temps sur le creux de l’estomac Mai- Isao, graine de moutarde, broyées avec gingembre; lay-fou-isee, réduit en poudre, avec miel, est également un bon remède;

Houang-lien, armoise ;

Mou-hiang (33,68), ping-lang[ 1 3 , 80) pulvérisé, liong-iing-hiang (lls,04) pulvérisé, eau-de-vie; mettre sur le feu et boire;

Navet, lo-pe, gingembre; piler ensemble, en extraire l’eau, ajouter miel et boire.

§ XX. — Ly-isy (dyssenterie).

Cette maladie est caractérisée par une inflammation du gros intestin , par des évacuations alvines de matières sanguinolentes et de mucosités de couleurs différentes.

Elle se divise, comme la diarrhée, en un grand nombre d’espèces :

1° Tche-ly. — Malaise et faiblesse, face pâle et souffrance, inappétence, bouche amère, soif ardente, peau sèche, selles nombreuses, évacuations de matières rouges et sanguinolentes, quelquefois de sang ; douleurs abdominales très-vives, chaleur extrême dans l’estomac.

Traitement: Tao-tche-ty-yu-tang — ty-yu-tang , Jiouei-seng (48),

MALADIES INFLAMMATOIRES

tche-chô, houang-lien , houang-tsin, houai-hoa (33,68), ngo-kiaotchou , kin-kiai-chou (3®), kan-tsao (13,80) ; faire infuser et donner au malade.

Si la chaleur est très-grande, l’estomac très-faible, et les extrémités toujours un peu froides, donner kia-kien-ping-ouei-san — pe-ichou, ho-po , Ichin-py (4 3), tao-jin, jin-seng, houang-lien , ngokiao-tchou, tclie-fou-ling (23,80), kan-tsao , mou-hiang, ping-lang (l3,80), gingembre, jujube, faire infuser.

Autre remède : Ty-yu-san — tg-yu, tche-chô, houang-lien, kinpy (20 3) ; pulvériser; 113, 04 dans un peu d’eau de riz.

Autre remède : Hou-ken-py ( 1 50 3) ; le foire sécher au soleil, pulvériser, en faire des pilules avec un peu de riz ; trente chaque jour.

2° Hong-hiu-ly . — Evacuations alvines composées de mucosités blanchâtres, qui peu de temps après deviennent rouges, sanguinolentes; douleurs abdominales très-vives, venlre tendu, faiblesse dans le dos, mal aux reins, visage souffrant, soif très-vive, peau très-sèche, urine peu abondante, selles nombreuses.

Traitement : Chao-yao-tang (vu).

Si le malade est tourmenté par des besoins continuels d’évacuations, et que souvent, malgré les efforts les plus pénibles, il ne puisse expulser aucune matière , on devra lui donner ta-houangtan, rhubarbe (363) ; mettre cette quantité dans deux tasses de vin et l’y laisser six heures; faire bouillir ensuite jusqu’à réduction de moitié et boire en deux fois : l’expulsion des matières stercorales se fera alors facilement.

Si le malade éprouve une grande chaleur dans le corps, que le pouls soit liong-chô (débordant, précipité), et que les douleurs abdominales soient très-violentes, on devra lui donner hoang-sinchao-yao-tang — houang-tsin, pe-cho (113, 04), kan-tsao (33,68), houei-sin (13,80) ; faire bouillir.

Autre remède: Tao-ky-yn — tang-kouei (113), houang-tsin, pe-cho (33,68), houang-lien, mou-hiang, ping-lang [ 13,80); faire bouillir.

Si les matières expulsées ressemblent à des morceaux de cliair corrompue, il faudra lui donner houang-lien-ngo-kiao-tang —

houang-lien, ngo-hiao-lchou , houang-pe , tsee-tsee { 4s); faire bouillir.

Douleurs abdominales atroces, soif très-intense nuit et jour; tao-tche-tang (très-bon remède), pe-cho (73,36), tang-kouei, houang-ûin (4S), houang-lien (3s, 68), rhubarbe (4g), houei-sin, mou-hiang (30s), ping-lang (7 s, 36), han-tsao (3s,68); faire bouillir ; mucosités blanches peu abondantes, matières rougeâtres, brunes, en grand nombre; souvent du sang; donner ty-yu-san — ty-yu, sy-kio, houang-lien, ho-ken, liouang-tsin (4s), isee-tsee (3s, 68), kieou-tsay (ail sans tête) (ls) ; faire bouillir.

Si le malade ressent en outre une grande chaleur interne, lui donner kiai-tou-kin-hoa-san — houang-lien, houang-pe (7s, 36), pe-tchou, houang-kin, tche-fou-ling , tche-cho (3 s, 68) ; faire bouillir.

Autre : Cliao-yao-pe-py-ouan — pe-chô, houang-pe-py (36s), tang-kouei, houang-lien (20s); réduire en poudre avec riz, faire des pilules comme des pois, en donner trente ou quarante chaque jour.

Dans le cas où les douleurs abdominales deviennent atroces, donner che-tse-ouan — tsee-che-tsee, kan-kiang (36 s), houang-lien, tang-kouei (7S,36) ; réduire en poudre , avec riz ; faire des pilules ; cinquante chaque fois.

Si la dyssenterie provient d’excès de boissons, donner jin-sengsan — hoa-kou-py, jin-seng (36s) ; pulvériser; en prendre 7 gr. 36 dans un peu d’eau.

3° Kin-keou-ly. — Le malade ne peut ni manger ni boire; douleurs abdominales, douleur à l’estomac, extrémités toujours froides, éructations continuelles, mucosités blanchâtres et sanguinolentes.

Cliin-lien-tang — houang-lien (118,04), jin-seng, che-lien-jo (7s, 36), riz, une pincée; faire bouillir dans trois tasses d’eau; réduire des deux cinquièmes ; boire lentement.

Autre remède : Kiai-king-ouan — houang-lien (300s), ou-tchouyu (73s), gingembre (150s) ; réduire en poudre les deux premiers, et avec gingembre , faire des pilules dont on prendra quatre-vingts dans un peu d’eau de riz.

4° Sieou-sie-ly . — Dyssenterie ancienne, avec des alternatives

MALADIES INFLAMMATOIRES

de constipation. Donner pa-ou-iang — jin-seng, pe-tchou, pe-fouling, kan-tsao, chou-ty, pe-cho , tchuen-hiong , lang-kouei (20*) , tchinpy, ngo-kiao-tchou, houang-lien, houang-tsin (3 3,68), mou-hiang (43) ; faire bouillir.

Si l’estomac est très-faible, donner pou-tchong-y-iche-tang — houang-tsin (73,36), jin-seng, pe-tchou, kan-tsao (43), tang-kouei, tchin-py (3 3,68), ching-ma, tsay-hai (2s); faire infuser.

Autre remède : Kia-ouei-yang-tchang-tang — ajouter à tchin yang-tchang-tang (vu), fou-tsee (33,68), tching-py (43), ou-yo (43), fou-ling (113,04), tsao-lien, gingembre, jujubes (23) ; faire infuser.

Autre remède: San-ken-yn — ou-pey-tsee, tchang-eul-tsao , kouamou (36s), gingembre, jujube, haricots noirs (303), riz, réduire en poudre; en prendre 25 grammes chaque fois.

5 0 Fong-ly. — Accablement, peau bleuâtre, respiration trèsaccélérée, crainte de l’air, selles très-nombreuses, évacuations de mucosités blanches et de matières sanguinolentes , quelquefois'déjections seulement liquides; donner tchang-lchou-fang-fong-tang (vu), ou-oey-fong-tang (vu). Si les selles sont continuellement sanguinolentes, donner lou-yu-tang — hing-jin (sans peau), noyaux d’abricots (7 s), houken, lioa-py (racine et peau), ou-mey (l3), tsao-ko (l3), peau de grenadier acide, tsin-py (23), kan-tsao, gingembre ; faire bouillir.

6° Han-ly. — Borborygmes, mucosilés blanchâtres, ressemblant à des excréments de canard; douleurs abdominales peu fortes, très -peu de coliques, donner liouang-lien-pou-lchang-tang — houang-lien (153), tche-Jou-ling , tchuen-hiong (113, 04), peau de grenadier acide (53), ty-yu (203), fou-ling (73,36) ; faire infuser.

7° Che-ly. — Ventre tendu, accablement, prostration, selles liquides et noires; affection dangereuse; donner kia-ouei-tchouche-tang — pan-hia, ho-po, tsang-chou ( 1 1 s, 04 ) , ho-siang, tchinpy, tche-fou-ling (43), mou-hiang, houei-py, kan-tsao (33,68), gingembre, jujubes (23) ; faire bouillir.

Autre remède : Taiig-kouei-ko-kiue-san — tang-kouei (113, 04), ching-ma { 33,68), hoai-hoa (fleurs de sophora) (Tl3, 04), tchin-py

(73,30), kan-kiai (73,36), pe-tchou (73,36), cliou-ty (113,04), tchuen-hiong (33,68), riz; faire bouillir.

8° Je-ly. — Meme que che-ly ; seulement le malade a continuellement froid dans le dos; émaciation progressive et rapide, bouche très-sèche, selles très-douloureuses , émission d’urine peu abondante et douloureuse, haleine fétide.

Remède : Ou-mey-ouan — yn-tsao-lien (403), ou-mey-jou , tangkouei, che-kue (363); réduire en poudre, avec vinaigre; faire des pilules; en prendre soixante-dix le matin.

Autre remède : Ling-ouei-san — pe-cho (113,04), houang-tsin, liouang-lien, mou-hiang, clie-kuè (7 3,36) , tcliin-py (43), kan-iscio (33,78), gingembre; faire infuser.

9° Ky-ly. — Selles nombreuses et expulsion de matières ressemblant à des crabes pilés, très-fétides, convulsions continuelles; Ky-hy-ouan — ko-isee-py, ho-po (363); pulvériser, faire des pilules avec un peu de vin et de riz ; en prendre trente chaque jour.

Autre remède : Nieou-jou-tang — pi-pô (113,04), lait, deux tasses; faire infuser.

10° Hiu-ly . — Accablement, douleurs abdominales, aucun aliment ne peut être digéré ; expulsion de mucosités blanchâtres , du nez coulent des mucosités; manque d’haleine.

Remède : Tsiao-tsong-ly-ky-tang — pe-tcliou, tsee-isiao, pe-cho , ping-lang (73,36), tchin-icliou, tcliin-py, (43), ho-po, mou-hiang (33,68), faire bouillir.

Autre remède : Kia-ouei-liiang-lien-ouan — ou-tchou-yu ( 153), liouang-lien (153) ; mélanger ensemble dans de l’eau; les y laisser un certain temps; ne garder ensuite que houang-lien, mou-hiang (363), jou-song-jong (73,36) ; réduire en poudre, et avec riz faire des pilules; trente chaque jour dans un peu d’eau, dans laquelle on a fait bouillir lien-jou.

ll°Tsy-ly. — Selles presque continuelles, jusqu’à cent dans un jour, souvent composées de mucosités jaunâtres ; langue jaunâtre, envies de vomir et vomissements de liquides jaune verdâtre.

Remède : Kan-kin-ouan — jo-to-ko , gingembre (733), mouhiang (403), py-tchin-kiai, san-ling, ting-hiang (36 3), pa-teou

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(100), liing-jin (100), la (150*), tsin-yeou (36*) pulvérisé; faire des pilules, dont on prendra chaque jour 3s, 68.

1 2° Kieou-ly. — Dyssenterie en voie de guérison, dans laquelle les selles sont meilleures, mais encore très-abondantes ; kia-kien-ytsi-tang. — Pe-tchou, pe-cho, tchin-py (7 *,36), tang-kouei (5s), houang-lsin, jin-seng, tso-sie, tchou-cha , ty-yu (3s, 68) , ching-ma (3s), mou-liiang, pe-to-ko, kan-tsao (3*, 68); faire bouillir.

13° Y-ly. — Dyssenterie épidémique provenant d’un empoisonnement miasmatique ; douleurs abdominales très-vives, selles très-nombreuses, souvent douleur fixe en un point de l’abdomen, évacuations alvines blanches et sanguinolentes, et souvent du sang pur, très-fétides; fièvre, soif ardente et inextinguible; donner jinseng-pe-tou-san . — Tsiang-ko, tou-ko, tsay-hou , tsien-kou, Isee-tsao, lie-kang-lchuen-hiong-tche-fou-ling , jin-seng (7S,36), tchin-py , pe-chô (7s, 36), menthe (Ils, 80), kan-tsao (3s, 68), gingembre; faire bouillir.

14° Kou-tchou-ly . — Selles dans lesquelles il y a évacuation de matières ressemblant à du foie de poulet; l’anus rouge et enflammé, soif ardente, douleurs abdominales; de petits vers au milieu des selles.

Remède : Ling-yang-kiao-ouan. — Houang-lien (73s) houang-pè (40s), ling-hiang-hoa (403) , pe-fou-ling (36 s); pulvériser, et avec du riz faire des pilules ; soixante-dix chaque fois.

On-sse-ly. — Selles dans lesquelles les matières sont de toutes couleurs.

Remède : My-fang-yang-tchang-tang . — My-kiao, bouilli avec un peu de riz (II*, 04), tcliin-py, tclie-tiao (7s,38), y a- lien , 7nou-hiang (4*), ou-mey , ho-po, hing-jin, tche-tsao (3 s, 68); heieoa (30s) • jujubes (2) ; faire infuser.

En cas de douleurs abdominales très-fortes : Hiang-lien-ouan. — Houang-lien (36s), ou tchou-yu (20s), mou-hiang (Ils)-, pulvériser, pilules avec vinaigre (30s).

Remèdes généraux :

Ly-tsy-ouan. — Fey-tan (Ils, 04), houang-lan-hing-jin (noyau d’abricot) (12): ôter la peau; yu-hiang (7s, 36), mo-yo (7s, 36); pulvériser; cire jaune; faire bouillir la cire et y mettre la poudre;

laisser tiédir, faire des pilules comme un pois ; une ou deux chaque fois, prises dans eau de réglisse ou de gingembre, si les selles sont rouges ; dans eau de tsiang-ko ou de réglisse, si les selles sont blanches : ce remède est également très-bon pour la diarrhée.

Autre : Houang-lien. Chan-clia (3s, 68), houang-tsin (4S), tseeisiao (7 s, 36), ho-po (7 s, 36), ping-lang (4s), tchin-py (3 s, 68), tang-kouei (7s,36), kan-tsao (3s, 68), kien-kou (3s, 68), tclie-tsee (15s), gingembre (3); faire infuser.

La dyssenterie n’est point une maladie très-grave ; il est rare quelle ne cède pas à un traitement bien compris ; cependant il peut survenir une complication du côté du foie qui rende la guérison plus difficile et souvent impossible. Du reste, lorsque la maladie doit avoir une terminaison funeste, il est aisé de s’jen apercevoir par le pouls, qui, comme nous l’avons dit plus haut, devient petit et irrégulier, par le ballonnement du ventre, la nature et la fétidité des selles, par l’émaciation progressive, et surtout par un hoquet qui ne cesse que pour reprendre à des intervalles peu éloignés ; l’altération de la face est aussi un pronostic qui trompe rarement . Il est impossible , dans ce cas , de fixer la durée de la maladie, qui est subordonnée à une foule de circonstances. Lorsque les malades se rétablissent, ce qui est le cas le plus ordinaire, la convalescence est plus ou moins lente, suivant le degré d’intensité de la maladie. Il faudra astreindre le malade à un régime très-sévère , car les rechutes sont fréquentes et toujours graves ; il arrive quelquefois que les fièvres pernicieuses ou continuelles sont suivies de dyssenterie ; cette affection demande alors un traitement et des soins tout spéciaux (V. Fièvre). Les causes de la dyssenterie sont multiples ; la mauvaise qualité des aliments et des liquides, les changements de température, les refroidissements subits , l’humidité , les miasmes putrides , des fatigues excessives, toutes ces causes peuvent produire cette maladie, qui frappe indistinctement les individus de tout âge; elle est plus commune à la lin des grandes chaleurs , et surtout au commencement de l’automne , qu’à toute autre époque de l’année ; lorsqu’elle apparaît sous la forme épidémique, elle sévit le plus habituellement au mois de mai ou de septembre; la mortalité est de 5 sur 100/

MALADIES INFLAMMATOIRES

§ XXI. — Tchong-ping (maladies produites par les vers).

Se divise en neuf espèces :

1° Fou-tchong . — Le malade rend de temps à autre par l’anus des vers longs de 20 à 25 centimètres (petite tête armée d’yeux noirs). Cette affection est généralement accompagnée des symptômes suivants : douleur à l’épigastre, abdomen enflé, picotements, malaise, vomissements.

Traitement : Ou-mey-ouan-ou-mey (15s), houang-lien (14*), tang-kouei ( 7 3 , 3 6) , tchuen-hio ( 7 3 , 36 ) , sg-sin ( 7 3 , 36 ) , fou-tsee ( 33, 68) , pao-hang (3368 ) , jin-seng (43), houang-pë (33,68) ; réduire en poudre et faire des pilules avec un peu de riz; en prendre 20 ou 25 chaque jour.

2° Ouan-tchong . — Le malade recherche et mange des substances que l’on ne regarde pas comme aliments , et qui quelquefois sont réprouvées par le goût ; ainsi le charbon, la terre, les cendres, ne sont pas à l’abri de ses appétits extraordinaires; il désire sans cesse changer d’aliments et se préoccupe peu de leur nature; les lèvres deviennent blanches; le visage tantôt rouge, tantôt pâle ; alternatives de constipation et de diarrhée , quelquefois des vomissements ; cette maladie est due à un long ver blanc qui se forme dans le ventre.

Traitement. (V. plus bas le remède employé contre toute espèce de vers, racine de clie-lieou (grenadier) infusée dans de l’eau.)

3° Tsuen-pë-tchong . — Cette maladie est caractérisée parnm grand nombre de vers, longs de 1 pouce à 1 pouce 1/2 , ténus comme des fils, très-blancs, et qui se forment dans l’estomac et le ventre, où ils produisent les accidents suivants : démangeaisons à l’anus, lèvres blanches, face tantôt rouge, tantôt pâle, quelquefois vomissements.

4° Jou-tchong. — Vers dont le nombre varie jusqu’à sept ou huit, longs d’un demi-pouce, rouges, ronds, se formant dans l’estomac ou le ventre , et produisant une douleur sourde à l’estomac.

5° Fey-tchong . — Vers ressemblant au ver à soie blanc, et produisant une toux continuelle; lèvres blanches, face tantôt rouge, tantôt pâle.

6° Ouei-lchong . — Vers ressemblant à une petite grenouille (rosé) ; symptômes : douleur tà l’épigastre , malaise , vomissement de matières liquides.

7° Yao-tchong — Petit ver de 12 millimètres de longueur sur 8 d’épaisseur, blanc et ayant la forme d’une graine de melon : salivation, lèvres blanches, face rouge ou blanche.

8° Tche-tchong . — Vers de 1 1 centimètres de longueur sur 3 millimètres de grosseur, rouge, ressemblant à un morceau de chair crue : borborygmes; lèvres blanches.

9° Joo-tchong. — Vers ténus comme un fil, demi-pouce de longueur, de toutes couleurs, très-nombreux dans le gros intestin, paraissant avant les hémorrhoïdes.

Traitement : Hiong-cha-ouan. — Kouan-tchong (20), écorce de grenadier acide (40®), ho-sse (11 s, 04), ou-y (113,04), kctn-tsy (113,04), pe-kiang-lsan (113,04), tchou-cha (53), hiong-houang (53), lay-ouei (5S), kan-souy (53); réduire en poudre, et, avec du riz , en faire des pilules grosses comme des pois , et dont on prendra quinze ou vingt le matin à jeun (deux ou trois fois suffisent).

Autre remède : Ouen-yn-ouan. — Rhubarbe (3003) , ping-lang (2003), he-ichong ( 1 50 3) , tchao-kio (1503), kou-lan (1 livre) ; réduire les trois premières matières en poudre, faire bouillir les deux autres , y verser la poudre et en faire des pilules comme des pois, dont on prendra 15 ou 20 grammes le matin dans un peu d’eau.

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