I. MALADIES VÉNÉRIENNES
§ Ier. — Blennorrhagie* (pe-tcho).
L’empereur Hoang-ty (2637 ans av. J.-C.) définit (1) ainsi la blennorrhagie :
« Parmi les maladies externes, il en est une qui diffère essentiellement de toutes les autres, et dont les symptômes, faciles à reconnaître, sont :
» 1° Inflammation de l’urèthre ou du vagin en même temps que de la vessie;
w 2° Ecoulement de matière corrompue, blanche, rouge, par l’urèthre ou le vagin.
51 Les causes de cet écoulement sont dues :
» 1° Au contact de la verge (yang-voe) avec une matière d’une nature particulière exhalée par les organes génitaux ( yn-hou ) de la femme ;
55 2° A une inflammation de la vessie produite par les excès de coït ou de masturbation , l’absorption trop répétée d’une boisson ou d’un médicament très-échauffants , tels que jou-houei , fou-tsee, kan-kiang ; par la dyssenterie, la goutte, l’introduction dans le vagin ou la verge d’un corps dur, un refroidissement en même temps ou immédiatement après l’acte du coït , des efforts pour provoquer l’éjaculation, etc., etc. «
La vessie étant liée aux parties génitales par le canal de la verge, qui aboutit à son orifice, et par les deux récipients [tsinkong ) placés à sa partie inférieure, à droite et à gauche, et des-
(1) Hoang-ty-mie-king . (Voir préface.)
tinés à recevoir la semence avant sa sortie par les canaux éjaculateurs, d’un autre côté servant elle-même de récipient à l’urine jusqu’à son évacuation par les canaux urinaires, il arrive que, par suite d’un excès de coït, de masturbation, etc., les reins s’échauffent, principalement le rein droit ( ming-men , porte de la vie), où le sang forme la semence et l’urine , et par suite l’inflammation se communique aux parois de la vessie ; il en résulte une suppuration et un écoulement, précédés d’une douleur légère à la vessie et d’une certaine pesanteur qui cesse dès que l’écoulement a lieu. La vessie ayant, dans ces circonstances, moins de force que d’habitude, l’urine y séjourne moins longtemps et sort par conséquent plus souvent, peu abondante et très-rouge.
Ce genre d’écoulement disparaît en peu de jours au moyen des médicaments suivants, que l’on devra prendre au début de l’affection :
Pa-tching-san. — Pien-siu, seng-kiun , hoa-clie, liie-mê , kantsao, tclie-kien-tsee , Iclie-tsee, mou-tong (chacun 11®,04); faire bouillir dans deux tasses d’eau, prendre en deux fois ou une fois, suivant la force du malade.
Prendre ensuite quatre ou cinq fois tsin-kan-tao-tche-tang . — Pien-siu, hoa-cliè, kan-tsao, ta-liouang, kiue-mê (chacun 1 fs, 0-4), teng-sin (50 s) ; faire bouillir.
Dans le cas où cette affection ne céderait pas devant ces deux médicaments, ce qui est assez rare, la traiter comme la blennorrhagie proprement dite.
La blennorrhagie est produite, comme nous l’avons dit plus haut, par le contact du canal de la verge avec une matière morbide exhalée par les organes génitaux de la femme. A l’époque périodique de la menstruation , si les menstrues sont retardées ou si elles ne sont pas assez abondantes, le sang, étant échauffé, contient un principe d’inflammation qui, par suite du coït, peut se communiquer à une partie du canal de la verge au moment de l’éjaculation, surtout si l’individu ne se trouve pas dans toutes les conditions de santé désirables. Dans le cas où il en résulterait un écoulement bénin, prendre de suite, pendant quatre ou cinq jours, ta-lien-tsio-yn. — Lien-lsiao ( 1 13,04) , chan-tclie ( 1 1?,04) , houang-
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tsin (7», 36), hoa-chë (113,04), tsay-hou (78,36), k in-kiai (73,36), fang-fong (73,36), kan-tsao (183,40), tang-kouei (113,04), tchëchô (113,04), mou-tong (143,72), kiue-më (113,04); faire bouillir.
Si par hasard ce médicament ne suffisait pas, employer sienking-sy-lcho-san. — Fang-fong (11 3, 04) , yn-hoa (143,72), tangkouei (11 3, 04) , mou-tong (73,36) , hai-kin-cha (3s, 68), tsin-lay (143,72), kan-tsao (143,72), tche-tsien (143,72); faire bouillir.
Une leucorrhée persistante et virulente peut engendrer une véritable blennorrhagie, suivie même, et les exemples sont nombreux, d’accidents postérieurs , tels que pustules , syphilides ; il en est de même de toute affection grave et persistante de la matrice, telle que tumeur, cancer (yn-teou, yn-tchong) . Le rapprochement de l’homme avec la femme, dans ces mauvaises conditions, peut très-bien donner naissance à une blennorrhagie et à une inflammation du canal de l’urèthre.
La blennorrhagie peut encore provenir d’une autre cause : toute femme coïtant avec plusieurs hommes, en dehors de l’inflammation inévitable résultant d’un contact trop répété , retient dans la matrice, quels que soient ses soins de propreté, une quantité infiniment petite, mais cependant appréciable, de la semence des individus avec lesquels a eu lieu le coït. Les filles publiques emploient constamment pour expulser ces matières, qui finissent par se corrompre, un médicament appelé tche-pe-houang-kin-tang . — Tclie-tsee (1 13,04), houang-pë (7S ,36) , houang-kin (73,36), houanglien (53,52), houai-lioa (113,04), yn-hoa (113,04), tche-chô (73,36), mou-tong (7a,36), tso-sie (9ff,20), kan-tsao (53,52); faire bouillir.
Cette espèce de virus (kan-tou), formé par les restes de menstrues et d’écoulement leucorrhéique , peut, par sa nature et sous l’influence des principes échauffants qui l’entourent, causer, après un certain temps, une inflammation de la peau qui tapisse f ynhou et par suite produire une blennorrhagie.
La blennorrhagie en général se divise en deux espèces, interne ou externe. La blennorrhagie interne est, suivant la nature de l’écoulement, tche-pe-tcho (matière corrompue, blanche, rouge), ou pe-lcho (matière corrompue blanche); elle se déclare habituel-
leinent du quatrième au dixième jour. Deux jours avant les symptômes apparents, le malade éprouve un peu de fièvre et ressent à l’extrémité de la verge une démangeaison qui est très-vive après l’expulsion de l’urine. Peu à peu cette démangeaison fait place à une douleur qui finit par devenir cuisante. Les bords de l’ouverture du canal sont collés par une matière blanchâtre plus ou moins épaisse ; les besoins d’uriner deviennent fréquents et l’émission de l’urine est toujours accompagnée d’une douleur vive, avec cuisson. Prendre de suit e pa-tcliang-san (vu). Si ce médicament n’arrête pas les progrès du mal, peu à peu le gland sentie, l’urine devient très-rouge et le prépuce est enflammé, ainsi que les bords de l’ouverture urinaire. Un fluide blanchâtre, séreux, ne tarde pas à couler. Du cinquième au sixième jour, cet écoulement devient plus abondant, plus épais, comme du pus, d’une odeur fétide et d’une couleur blanche, jaune ou verte. Les douleurs augmentent la nuit avec des érections continuelles très-fatigantes; céphalalgie légère, gorge sèche, visage pâle ou rouge, selles sèches ou dévoiement.
Quelquefois l’inflammation reste localisée au gland , d’autres fois elle gagne tout le canal, et même la vessie; des pesanteurs se font sentir à l’anus et à la partie qui sépare l’anus de la verge. II arrive dans certains cas que le malade ne peut uriner; ou bien, si l’inflammation a gagné la vessie, les besoins d’uriner sont continuels, avec douleur au bas-ventre, mais alors l’urine est rare et rouge; mal aux reins, digestion pénible, fièvre, dégoût, soif, tels sont les accidents qui accompagnent souvent cette maladie; souvent aussi l’inflammation atteint les testicules, dont le volume augmente sensiblement; le malade éprouve alors des envies de vomir, son haleine est fétide, et il ressent des tiraillements dans les aines et au bas-ventre, avec accompagnement de fièvre. Quelquefois la tête du gland se couvre de petites taches rouges, surmontées d’un point blanc, avec prurit très-vif et fort désagréable; les taches, excoriées, laissent échapper un fluide épais et visqueux. La tête du gland de quelques malades s’enfle considérablement, ou bien la verge est rétractée et courbée vers sa face inférieure , avec une douleur très-grande au-dessous du gland; d’autres fois aux aines se forment de pétites tumeurs, ou bien des déchirures
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ont lieu dans l’intérieur du canal, d’où sort une matière rougeâtre.
L’inflammation peut également se porter aux yeux : les paupières sont gonflées ; le dessous des yeux est enflé , donnant souvent issue à un pus jaune vert; les tempes sont alors très-douloureuses. Cette maladie est parfois accompagnée de douleur aux articulations des mains, des pieds et surtout des genoux; la peau de la main devient rouge ; des taches blanches ou rouges se montrent sur tout le corps, disparaissant à la pression, souvent douloureuses ou prurigineuses, et qui, excoriées, laissent échapper un liquide aqueux ; des démangeaisons extrêmes à l’anus , des taches au périnée , les gencives saignantes le matin, avec haleine fétide , tels sont les nombreux accidents de la blennorrhagie.
La période d’inflammation finit toujours habituellement vers le quinzième ou le vingtième jour; l’écoulement diminue peu à peu , change de couleur, devient blanc, et disparaît généralement vers le quarante-cinquième ou le cinquantième jour.
Le traitement de cette maladie consiste à prendre dès le début certains médicaments et à suivre un régime très-sévère; ainsi le malade devra s’abstenir d’alcool, de viande de mouton, de crabes, en un mot de tout aliment échauffant ; manger peu , et faire souvent usage de bains.
Remède contre la blennorrhagie :
Au début : Pa-tcliang-san (vu) ou py -sie-fen-tsin-yn (vu). Four les écoulements bénins, les meilleurs remèdes sont : Kiakien-py-po-san ; — py-po , liouang-lien , hoiiang-pë (chacun 3», 68); réduire le tout en poudre; prendre un œuf de poule, le percer avec une épingle , en retirer le blanc , y introduire la poudre , remuer de manière à la mélanger avec le jaune , boucher le trou avec un papier collé , mettre l’œuf sur le feu et le retirer dès qu’il sera dur, casser la coque, et manger l’œuf ainsi préparé ; trois ou quatre fois suffisent pour la guérison. Ce même remède peut être préparé d’une autre manière, avec addition d’autres substances ; on ajoutera à p>y~po , liouang-lien , liouang-pë (chacun 3®,68) , tsangpou (11», 04), ou-yo (7», 36), tso-sie (11», 04), mou-long ( 11», 04), hoa-clie (7®, 36), Icliou-ling (11®, 04), hou-pe (3®, 68) , kan-tsao (5®, 52) ; faire bouillir dans de l’eau et boire le matin à jeun.
Autre remède : Kieou-fang-tsee. — Fou-ling (73,36), pe-tchou (73,36), tchou-ling ( 1 13,04) , tso-sie (11®, 0-4), kan-tsao (5®, 52); faire bouillir dans de l’eau et boire le matin à jeun pendant quelques jours ; huit au plus suffiront pour la guérison.
Autre remède : Tao-tclie-tang . — Mou-tong (113, 04) , lioa-che (73,36), houang-pê (73,3 §), fou-ling (II3, 04), seng-ty (73,36), tche-tsee (113, 04), kan-tsao torréfié (113, 04), tsee-tsio (73,36), pe-tcliou (33,68); faire bouillir dans de l’eau, prendre le matin à jeun; guérison en cinq ou six jours.
Autre remède : Jang-chîn-tang . — Tchou-ling (193,40 ), pan-Iiia (13,04), rognons de mouton (2) ; faire bouillir dans de l’eau ; boire à jeun.
Autre remède : Mou-ly-san. — Pan-hia (113, 04), tchou-ling (193,40), mou-ly (113, 04), liouang-lien (363,80); réduire le tout en poudre très-fine, y ajouter un peu de miel et en faire de petites pilules de la grosseur d’un pois; prendre chaque malin à jeun 73,36 de ces pilules.
Quelquefois l’écoulement bénin a été guéri#en prenant 193,40 de rhubarbe première qualité, et en l’introduisant dans un œuf comme nous l’avons dit pour la préparation du premier remède, kia-kien-pi-po-san ; trois fois généralement ont suffi pour la guérison.
Blennorrhagie virulente.
Remède : Kia-ouei-kin-tsin-yn. — Che-lien ( jo ) (chair) ( 1 1®,04), pe-fou-ling ( 1 1 3, 04 ) , y-lche-jin ( 1 1 3 , 04 ) , me-tong ( 1 1 3, 04) , yuen-tche ( 7 3,36 ) , jin-seng ( 33,68 ) , che-tsang-pou (1 1 3,04), tche-kien-tsee ( 7 3, 36 ) , pe-tchou ( 3 3, 68 ) , tso-siè ( 1 1 3, 04) , kantsao (33,68), tang-sin (73,36); faire bouillir dans de l’eau , boire le matin à jeun; guérison en cinq ou six jours.
Autre remède : Kin-tsin-lieu-tsee-yn. — Che-lien-tsee (graine, enlever la peau) (11$, 04) , jin-seng (33,68), houang-kin (113, 04), tche-fou-ling (93,20), ty-kou-py (113, 04), me-tong ( 73, 36) , tche-tsien (53,52), houang-tsin (113, 04), kcm-lsao (73,36); faire bouillir dans de l’eau, boire le matin à jeun.
Autre remède : Houang-pe-ouan. Prendre de la moelle de
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l’épine dorsale d’un cochon, et avec 363,80 de l’écorce de liouang-pë réduite en poudre, en faire de petites pilules; en avaler chaque matin 19 à 20 grammes.
Autre remède : Tsin-sin-men-tsee-yn. — Py-sie (118, 04), tsangpou (118, 04), ou-yo (98,20), y-tche-jin (78,36), kan-tsao (7 8 ,36) , fou-ling (118, 04) ; faire bouillir dans de l’eau, boire à jeun le matin guérison en dix jours.
Autre remède : Tchin-lsou-fen-ouan. — Tsao-kiang (78,36), houang-pë (118, 04), lioa-che (78,36), Isin-tay (38,68), seng-kiun (118, 04), tsao-kiun-py (118, 04), liou-fen (58,52); faire bouillir dans de l’eau, prendre le matin à jeun ; dix jours pour la guérison.
Autre remède : Ling-ichou-fen-sin-tang . — Fou-ling ( 118, 04) , pe-lcliou /118, 04) , tchou-ling ( 1 1 8 , 04) , tso-sie (118, 04) , kan-tsao (118, 04), mou-long (1 1 s, 04) , nieou-sy (torréflé) (118, 04), py-sie
(118. 04) , tsang-pou (78,36); faire bouillir.
Autre remède : Tche-pe-tang . — Tche-mou (188,40), houang-pë (188,40), ho-fen (188,40), chan-yo (368,80), mou-ly (118, 04), thé ( 1 8 3,40) , seng-ty (368,80) , rhubarbe (188,40), tchin-tchou
(1 18.04) ; réduire le tout en poudre, et, avec delà farine de froment, en former des pilules ; chaque jour en prendre le matin 118, 04.
Autre remède : Yn-chin-san. — Seng-kiun ( 1 88,40) , lay-fou-lsee (18 8,40) , tcliou-yu ( 1 1 8,04) , tong-koua-jin ( 188,40) , fey-che
(188.40) , tchuen-pe-py (18 8,40 ) , lioa-che ( 368,80), houang-pë (368,80), kan-kiang (118, 04), pë-chô-yo (188,40), ko-fen
(118.04) , yu-po-py (368,80); réduire en poudre, en faire des ; pilules avec farine de froment; chaque matin 118, 04.
Autre remède : Houang-tsin-tang . — Houang-tsin ( 188,40), fou-ling (368,80), ou-oey-tsee (188,40) , jou-song-jong ( 188,40) , chan-yo (298,44), tou-sse-tsee (368,80) , clie-lien (298,44), metong (36 8, 80), lou-clie (118, 04 ) , jin-seng ( 7 8, 36 ) , long-kou
(18 8.40) ; réduire en poudre, en faire des pilules, dont on prendra chaque matin 78,36.
Autre remède : Py-sie-san. Py-sie (118, 04), che-tchang-pou (118, 04), y-lclie-jin (118, 04), ou-yo (78,36), mou-hiang (58,52), tang-kouei (118, 04), mo-yo (78,36); faire bouillir dans de l’eau et boire à jeun le matin.
Autre remède : Y-lche-san. — Y-tche-jin (1 13,04) , ho-po ( 1 83,40) , fou-chin (363,80), yuen-tclie ( 183,40), che-lien-tsee (183,40), che-tsang-pou (293,44), chan-yo ( 183,40) , fou-ling (203,44), chou-ty-houang (183,40), kan-tsao (143,72); réduire le tout en poudre, en faire des pilules avec farine de froment ; chaque matin, à jeun, en prendre 113,04.
Autre remède : Ta-lien-kiao-yn. — Lien-tsao { 113, 04), Iche-tsee (113,04), houang-tsin (7 3,36) , hoa-che (113,04), tsay-hou (73,36), king-kiai ( 7 s,36) , fang-fong ( 73,36 ) , kan-tsao ( 183,40 ) , tangkouei (113,04), tclie-chô (113,04), mou-tong ( 143,72), kiue-mc (.113,04), tclian-touy (113,04) ; faire bouillir dans de l’eau.
Autre remède : Miao-chin-ouan . — Tou-sse-tsee (183,40) , sangpiao-siao (183,40), tchuen-lien (143,72), mou-ly (143,72), longkoa (113,04), tchin-cha (73,36), clie-tchang-pou (183 ,40) , pe-fouling (363,80), y-tclie-jin (363,80), kien-lien-lsee (36s,80), chou-cha-my (733,60), souan-tsao-jin (143,72), chan-yo (183,40), jin-seng (73,36); réduire en poudre, avec miel, faire des pilules, dont on prendra chaque jour 7 3 36.
Autre remède : Tsien-kin-sy-tso-san . — - Fang-fong ( 1 13,04) , yn-hoa (183,40), iang-kouei (113, 04), mou-long (113,04), kantsao (183,40), hai-kin-cha (733,60), tsin-tay (3», 68), jou-hiang (113,04), mo-iyo (113,04) ; faire bouillir; sert comme lotion pour faire disparaître les taches et calmer les démangeaisons.
Autre remède : Hia-ling-san . — Tchou-ling ( 36 3, 80) , 7nou-ly (363,80 fou-ling (183,40), pan-hia (36s,80), chan-yo (363,80); réduire en poudre, avec miel, en faire des pilules dont on prendra chaque matin II3 04.
. Autre remède : Long-ian-sie-kan-tang . — Long-tan-tsao (33,68), jin-seng { 33,68), tien-long (73,36), me- long ( 73,36), liouang-lien (53, 52) , chin-iche{ 53, 52) , tche-mou ( 1 83,40) , houang-tsin (23, 576) , tsay-hou (33,68), ou-oey (13,104), kan-tsao ( 113, 04); faire bouillir et boire ; trois ou quatre jours suffisent ; si l’écoulement n’apas cessé complètement, prendre ta-lien-kiao-yn (vu).
La blennorrhagie se présente quelquefois sous une forme toute particulière : la verge n’est pas tuméfiée ; l’écoulement est visqueux, blanc , épais , continuel , souvent peu abondant ; l’ouverture uri-
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naire est légèrement douloureuse ; burine est claire, quelquefois jaune ou verdâtre; au commencement ou à la fin de rémission de l’urine, le malade éprouve un léger prurit; dans certains cas, l’ouverture urinaire est bleuâtre et douloureuse à la pression; pesanteur et démangeaison à l’anus; cette maladie a une durée indéterminée, elle peut être primitive ou consécutive à la blennorrhagie ordinaire; dans ce dernier cas, elle est caractérisée par une petite goutte de pus coulant le matin. Cette affection est grave, parce que peu h peu elle ôte à la verge sa force d’érection; elle est généralement accompagnée de fatigue et de sueur. Lorsqu’elle est primitive, elle amène souvent de la toux, de l’amaigrissement; perte d’appétit et dévoiement, les yeux sont alors entourés d’un cercle bleuâtre; le meilleur remède pour combattre cette affection est choui-ho-fen-tsin-yn. — Tche-fou-ling (11 Os, 4), y-tclie-jin (110s, 4), py-sie (110s, 4), che-tchang-pou (73s, 6), tchou-ling (73 s, 6), tche-lsien-tsee (7 s, 36), t so-sie (Ils, 04), petcliou (5s, 52), tchin-py (Ils, 04), tclia-kio (7s, 36) ching-ma (2s, 944), kan-tsao ( 3s, 68) ; faire bouillir dans de l’eau ; prendre à jeun le matin pendant dix ou quinze jours; faire ensuite usage des pilules kou-pen-ouan. — Tchou-ling (73 s, 60), bouton de nénuphar (73 s,60) , houang-lien (73s, 60), pe-fou-ling (110s, 4), ichou-cha (36s, 8), y-tche*jin(l& ,6) , pan-hia (18s, •iO), liouang-pë (36s, 80), kan-tsao (52s, 20); réduire le tout en poudre, et, avec de la farine de froment, faire des pilules dont on prendra chaque jour 1 1 s 04.
Autre remède : Houang-tse-tang (vu plus haut).
La blennorrhagie externe est caractérisée par une inflammation de la membrane externe du gland et de la membrane externe de la verge, placée au-dessous du gland. Ces parties deviennent rouges, brillantes, tuméfiées, avec suintement de matière purulente et fétide et accompagnement de prurit et de douleur.
Le traitement de cette blennorrhagie est à peu près le même que celui de la blennorrhagie interne ; parmi les remèdes cités précédemment, le meilleur est long-lansie-kan-tang ; mais il en est un autre généralement employé et appelé eul-tsee-siao-ton-san . — To u-f ou-lin g ( 294s, 40), tsosie (73s, 6), hing-jin (3s, 68), kiang-
san (33,68) , tsan-teou (25376) , nieou-sy (33,68) , king-kiai (33,68) , fang-fong (33,68) , tsao-kiao-tsee (25s,76), kin-yn-lioa (113,04), fey-lsao-lsee 53,76), tchou (cochon) y a (dent) tsao-kio (pied) (1003), eau (8 verres) ; faire bouillir, et quand l’ébullition commence, ajouter trois verres d’eau; en prendre un verre trois fois par jour.
Laver en même temps plusieurs fois par jour la verge dans tatao-kan-lsao-tang . — Hë-teou (8 centilitres), kan-tsao (33,68), hong-py-tsong (3 racines), hoai-kio ( 13,550); faire bouillir dans de l’eau.
Si le malade ressent à la verge des démangeaisons continuelles, laver avec hoai-lsee (graine du sophora) bouilli.
Dans le cas où le gland tuméfié sera très-douloureux , le laver avec ny-yu-lan-tche (vu) .
Si une crevasse se forme , mettre dessus une des poudres suivantes : fong-y-san. — Fong-hocing-y ( 33,68), kin-fen (1.3,472), ping-pien (O3, 736), hoang-lan (33,68) ; réduire en poudre et verser dessus le blanc d’un œuf de canard ; laisser sécher.
Kan-lao-san. — Tien-lo-kio (113, 04), kin-fen ( 33, 68 ), pingpien (113, 04), musc (113, 04); réduire en poudre, verser un peu d’huile.
Tching-tchou-san. — Tchin-tchou (O3, 368) , houang-lien (O3, 368) , houang-pè (03, 368), ting-fen (O3, 368), kin-fen (O3, 368), siangya ( dent d’éléphant) (03, 368) , ou-pey-tsee (03, 368), eul-tcha (O3, 368), mo-yo (O3, 368), lou-hiang (O3, 368); réduire le tout en poudre très-fine.
Yn-fen-mn . — Sy (étain 1 re qualité) (223,08) ; mettre sur le feu, ajouter ichou-cha (73,36), cliou-yn (mercure) (33,68), ting-fen
(363.8) ; après un certain temps que le tout aura été exposé à l’action du feu, ne garder que sy et ting-fen , ajouter kin-fen
(36 3. 8) ; réduire en poudre.
Kiuei-tchuei-to-kan-san. — He-yuen (plomb) (193*40), cliou-yn (83), kan-choui-clie (123), kin-fen (83), pong-cha (53); réduire en poudre, placer sur la crevasse en couvrant avec un emplâtre fait avec oignons, armoise et hoa-kiao.
L’abus d’aphrodisiaques amène quelquefois une maladie que l’on
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peut classer parmi les blennorrhagies externes. La verge étant continuellement en érection finit par s’échauffer; les efforts répétés pour arriver à l’éjaculation développent cette inflammation : il se forme alors extérieurement des pustules de couleur violette, prurigineuses, et qui ne tardent pas à donner issue à une matière glutineuse, sanguinolente. La verge ne cesse point alors d’ètre en érection; pour guérir cette affection, il faut immédiatement employer les remèdes suivants :
Ho u a n(f- lien-k ia i- tou-tang . — Houang-lien, houang-tsin, houangpe} tclie-isee (chacun 1 13,04) ; faire bouillir et boire le matin à jeun.
Ou-lou-kouei-ouan. — Lou-kouei ( 33,68), tsin-py (363,8), louyouan (363,8) , pe-fou -ly ( 36 3, 8), tchuen-houang-lien (36 3,8), kouliouang-lien ( 3®, 68), ngo-pou-clie-tsao (363,8), mou-liiang ( 1 13,04), musc (33,68); réduire le tout en poudre; en faire des pilules dont on prendra chaque matin 3 3,68.
Nous avons dit plus haut que, dans la blennorrhagie, l'inflammation gagnait quelquefois les testicules, dont le volume augmentait sensiblement; le malade éprouve alors des envies de vomir, son haleine devient fétide et il ressent des tiraillements aux aines et au bas-ventre, avec accompagnement de fièvre ; pour guérir cet accident il faut cautériser avec l’armoise trois fois au trou dit kouanyuen (v. Acuponcture) , sept fois au trou dit tan-tim ; frotter ensuite avec hoai-tsee (graine de sophora), oignons, sel, le tout pulvérisé.
Prendre pendant quelques jours un des remèdes suivants :
Hoai-lsee (graine de sophora) torréfié et pulvérisé, ajouter un peu de sel et prendre dans du vin.
Sse-koua torréfié, pulvérisé, dans du vin.
Ly-tsee-koua (193,40), siao-hoei-hiang (193,40), pulvérisés dans du vin.
Man-kin-tsee, kieou-lsai , pulvérisés dans du vin.
Dans le cas où la tête du gland de la verge se couvre de petites taches rouges surmontées d’un point blanc, avec prurit très-vif et fort désagréable, il faut de suite se servir pour lotion d’une des eaux employées dans la blennorrhagie externe.
La blennorrhagie chez la femme présente presque les mêmes symptômes que chez l’homme : prurit, chaleur, gonflement du vagin,
cuisson et brûlure au moment de rémission de l’urine , écoulement de matière corrompue d’une couleur variable, quelquefois mêlée de sang; les vêtements qu’il touche sont tachés ou en vert-jaune ou en jaune foncé; tantôt liquide, tantôt visqueux, il est d’une odeur souvent fétide; en outre, la femme ressent en marchant de la douleur au bas-ventre et au périnée. Même traitement que pour l’homme.
§ II. — Chancre (kan-tchoang) .
Le chancre est un ulcère rongeur ( che-lan-tchoang ) produit par un virus d’une nature particulière ( kan-tou ), et communicable par le contact immédiat. Nous avons dit, en parlant de la blennorrhagie , que ce virus formé par les restes de semence , de menstrues et d’écoulement leucorrhéique, pouvait, par sa nature, et sous l’influence de certains principes échauffants, causer, après un certain temps, une inflammation de la peau qui tapisse Xyn-hou. Or, il peut arriver que la femme dans une mauvaise condition, se livrant habituellement à un commerce impur, rencontre un individu dont le sang vicié développe le virus dont nous venons de parler. Ce virus causera un ulcère et se répandra ensuite dans toute la masse du sang.
Le chancre se communique par le contact immédiat d’un organe avec le siège d’infection; il se manifeste ou sur l’organe, ou loin de lui, après uu temps dont la durée est très-variable ; il apparaît le plus habituellement chez l’homme sur le gland, extrémité partie supérieure (tchou-kan) , au-dessous de l’ouverture urinaire ( hîa-kan ) , sur la couronne (sieou-keou-kan) , près du filet ( chao-kan ), à la base du gland (lien-ken-kan) , dans l’intérieur du canal (yang-nueikan, ou yang-mey, nuei-kaii), dans la bouche ou la gorge ( keou kan ), au nez ( py-kan ), à l’anus ou à l’extrémité du gros intestin ( ki-kouan-tclioang ) .
Chez la femme, il siège le plus ordinairement sur la membrane qui tapisse Xyn-liou. Le chancre apparaît généralement du troisième au neuvième jour, quelquefois seul, d’autres fois accompagné d’un grand nombre d’autres; il débute par une petite tache rouge gonflée au centre et causant ou de la douleur ou un prurit
MALADIES VÉNÉRIENNES. 2H
très-vif; peu de temps après, au milieu de la plaie se montre parfois un point blanc qui ne tarde pas à former cavité, augmentant insensiblement et de largeur et de profondeur. Dans le fond on aperçoit et on peut sentir une sorte de peau fejme , épaisse et de couleur blanchâtre; les bords de la plaie deviennent également durs, droits, avec des dentelures inégales.
De la rougeur entoure l’ulcère ; la surface grise ou cendrée donne issue à un pus séreux et souvent mêlé de sang, d’une odeur fétide et plus ou moins abondant, accompagné quelquefois d’une douleur insurmontable; pendant un mois telle est la forme du chancre; ensuite la rougeur disparaît, les bords deviennent gris bleu , le fond de la crevasse s’amollit, et le pus est plus liquide et moins abondant.
Les chancres sont ou rongeurs ( che-lan ) ou simples (Maitchocüig (petits boutons un peu élevés). Ces derniers diffèrent des premiers, dont nous avons indiqué les principaux caractères, par les symptômes suivants: s’ils ne sont pas rongeurs, la tuméfaction n’est plus la même, et leur couleur est celle d’un bouton ordinaire; ils sont souvent accompagnés de tumeurs (hiue-san-chan-ou-pienjong). Lorsqu’ils ne sont pas soignés, ils finissent quelquefois par devenir rongeurs. Souvent aussi ils prennent la forme de végétations charnues, en forme de petits champignons non douloureux.
Les chancres en général sont accompagnés de tumeurs et souvent de blennorrhagie; il arrive aussi fréquemment que l’ulcère siégeant sur le gland ou le prépuce, la peau de la verge est, par suite de l’inflammation, ramenée en avant, et qu’il y a alors impossibilité de découvrir le gland ; d’autres fois la peau est portée en arrière et ne peut être ramenée en avant ; ces deux accidents peuvent devenir très-dangereux.
Il est une espèce de chancre ( ijang-nuei-kan ) qui, au lieu d’être externe, reste caché dans l’intérieur du canal; il est facile de le reconnaître par la nature du pus, qui n’est plus le même que dans la blennorrhagie, ou bien par la douleur ressentie dans un point fixe et durci de la verge; cet ulcère se porte même quelquefois tout à l’extrémité de la verge, près du bas-ventre; on le distinguera par des symptômes analogues aux précédents, et surtout par une douleur extrême au bas-ventre et au périnée.
Le traitement des chancres consiste à employer, au début de la maladie, des poudres cautérisantes, et ensuite des remèdes tendant à chasser du sang le virus qui s’y est mêlé. Ces remèdes doivent être continués pendant un mois au moins après la guérison des accidents primitifs.
Ilemèdes : My-lchouen-choui-yn-kao . — Houang-pë (33,68), houang-lien (33,68), rhubarbe (13,10), hiong-houang (13,10) tanfan (1&,10), tsin-tay (1», 10), eul-tcha (18,10), tang-sin (13,10), kin-fen (18,472), tchin-tchou (08,55), ping-pien (O3, 55); réduire le tout en poudre très-fine, mélanger avec 363,08 ou 183,72 de mercure, suivant le tempérament des malades, en frotter le pouls de chaque bras d’une quantité de 1*,47 ou ls,10, suivant le malade.
Mettre en même temps sur le chancre 18,104 ou ls,47 de la poudre ci-dessus, avant de l’avoir mélangée avec le mercure, et la couvrir avec l’emplàtre appelé tchong-ko-kao. — Tse-kiu-py (1948) , tou— lio (1 1 0 8) , pe-tsee (1108), tche-cliô (738,06), che-tchang-pou (558)-, réduire en poudre très-fine, et, avec de l’eau d’oignon ou du vin un peu chaud, en former un emplâtre.
Dans le cas où le mercure attaquerait les dents ou toute autre partie du corps, laver avec kan-tsao (1 13,04 ),fang-fong (118,04); faire bouillir; ou hoa-tsio (78,36).
Prendre en même temps deux fois par jour, matin et soir, une tasse de la boisson suivante :
Tang-kouei (118,04), nieou-sy (118,04), jin-tong (118,04), yjin-my (113,04), houang-pë (78,36), tchuen-liiong (78,3 6),fangfong (73,36), kië-kang (78,36), lien-tsio ( 1 1 3 , 04 ) , tclie-mou (33,68), seng-ty (78,36), kin-kiai (53,52), kiang-kou (53,52), mou-long (113,04), tclie-lsee (113,04), chou-ty (78,36), pe-tsee (33,68), tou-ho (53,52), ichin-py (78,36), houang-lien (33,68), tche-chô (lls,04), fang-ky (3 3,68), pë-sien-py (73,36), fen-tsao (53,52), tou-fou-ling (143,72); faire bouillir le tout dans de l’eau.
Dix jours au maximum suffisent pour la guérison. Suivre en même temps un régime sévère, éviter surtout la viande de mouton, le poisson, et s’abstenir du coït pendant soixante jours.
MALADIES VÉNÉRIENNES
Dans le cas où l’emplâtre tehong-ko-kao n’opérerait pas une prompte dessiccation, on pourra le remplacer par une des poudres siccatives dont nous allons donner la composition.
Autre remède : Hia-kan-fang . — Urine déposée depuis un certain temps au fond d’un vase, deutoxyde de plomb, carbonate de plomb (chacun 33,68); mettre le carbonate de plomb sur le feu jusqu’à ce qu’il soit jaune, réduire le tout en poudre, et, avec un peu d’huile, en former une pâte que l’on mettra sur le chancre (changer trois fois par jour). Prendre intérieurement hoai-hoa (fleurs du sophora), en mettre une certaine quantité dans un vase sur le feu (pas d’eau dans le vase), les retirer après quelque temps et les réduire en poudre; en prendre 113,06 trois fois par jour dans un peu de vin. Quelques livres suffisent pour mettre à l’abri de tout accident postérieur.
Autre remède : M g-ichuen-choui-yn-kao . — Houang-pë (33,68), houang-lien (33,68), rhubarbe ( 1 3, 40), hiong-lioang (13,104), tanfan (13,104), tsin-tay (13,104), eul-lclia (13,104), tang-sin (13,104), kin-fen (13,472), kou-fan (13,492), ta-fong-tsee (13,472), tchin-tchou (03,55), ping-pien (03,55); réduire le tout en poudre, en mettre sur le chancre 13,104 ou 15,47, suivant le tempérament du malade; prendre ensuite choui-yn (mercure) 363,08 ou 183,04, un peu d’huile; mélanger le tout avec la poudre précédente et en frotter le pouls de chaque bras.
Autre remède : Hong-chang-tan. — Ho-siao (25 3,76), pe-fan (293,44), marcure (363,08); réduire en poudre, mettre sur le chancre; prendre intérieurement houai-lioa, ainsi que nous l’avons expliqué.
Autre remède : Eul-kiao-tang . — Corne de vache torréfiée, pulvérisée (733,06), corne de mouton torréfiée, pulvérisée (733,06), avec tsao-kiao-tsee (1103), rhubarbe (3683), tcliuenchan-kia (733,06) ; réduire le tout en poudre et en prendre chaque jour, le matin à jeun, 193,40 dans un peu de vin.
Autre remède : Kin-fen (73,36), houai-hoa (113,04); réduire en poudre , et avec de la farine en faire des pilules que l’on prendra chaque matin.
Autre remède : Houang-lien (73,36), houang-kin (73,36),
houang-pë (7s, 36), tche-isee (7s, 36); tsan-toui-che (93,04), chehoey (93), tou-fou-ling (14s, 72), tchuen-chan-kia (Ils, 04), tsaotsee (73, 36), tai-houang (7s, 36); faire bouillir dans de l’eau et boire le matin à jeun.
Autre remède : Kin-fen (13,104), opium (223,08), ma-houang
(33.68) ; en faire des pilules.
Autre remède : Os desséchés (113,04), urine déposée au fond d'un vase; réduire en poudre que l’on mettra sur le chancre, à sec ou humectée d’un peu d’huile, en ayant soin de laver préalablement la verge avec de l’eau chaude (trois tasses), dans laquelle on aura mis de la suie (113,04); prendre intérieurement hoaihoa .
Autre remède : Houang-lien-lou-kouei-san. — Houang-lien, loukouei, tsan-long-clie , kouan-tong-hoa (chacun 73,36); pulvériser et mettre sur le chancre; intérieurement, hou-hoa.
Autre remède : Kiang-tsan-san. — Feg-lien (3 3,68), kiao-song
(33.68) , ly-ken-py (13,84), yiien-pe-tcliong (13,84 ), pong-cha (13,84), kiang-san (13,84); réduire en poudre, mettre sur le chancre; intérieurement, hoei-hoa.
Autre remède : Che-tan-san. — Jin-che-tan (l5), pie-kia (33,68), tsan-toui-che (la,84), tsee-kin-py (3s, 68) lou-kouei (3s, 68), tinghiang (3S,68); réduire en poudre, mettre sur le chancre; intérieurement, hoei-hoa.
Autre remède : Tsai-ngo-san. — Pe-kiang-san (3 s, 68), tsan-ngo (33), ty-kou-py (3s, 68), yang-kao-kou (3s, 68), yang-tche (7®, 36), yang-tan (1»), fiel de chèvre, mo-clie-tsee (29s, 48); réduire en poudre, mettre sur le chancre; intérieurement, hoai-hoa.
Autre remède : Jin-tchong-pe-san. — Tsin-tay (3 3,68), pongcha (3s,68 ),po-ho ( ls, 84) , jin-tchong-pe (3 s, 68), eul-lcha (3s, 68), yuen-ming-fen ( 1 s, 84) , ma-po ( 1 a, 84) , ping-pien (0s, 736); réduire le tout en poudre; ajouter : soufre (ls,104), tcliin-lchou (ls,84); pulvériser, mettre sur le chancre; intérieurement, hoaihoa .
Autre remède, également bon pour X yang-mei-tchoang (piau) etïle bubon : Yn-hoa-kiai-lou-tang. — Tou-fou-ling (193,40), yn hoa (113,04), tie-hoa-fen (113,04), ou-kong (2s), ty-ting (113,04),
MALADIES VÉNÉRIENNES
pou-kong-yîi (113, 04), lioa-lo-jin (113,04), tchuen-chan-kia (3s), kuen-sie (3s), tien-tchong (4s, 50), mang-siao (193,40), tsan-loui ( 1 13,04 ) , tou-mon-piê ( 33,68 ) , rhubarbe (193,40 ) , kan-tsao (33,68), pan-mao (33,68), clian-kiang (33); faire bouillir dans de l’eau, prendre le soir avant de se coucher; mettre quelque chose entre les dents, de manière à avoir constamment la bouche ouverte; et afin d’éviter tout accident postérieur, prendre tiao-lyouan-fang. — Houai-meg (143,72), tchuen-py-sie ( 143,72) , j9£sien-py (1103), tchang-eul-tsee (733), kan-tsao (363), lien-tsio (733), iy-fou-isee (733), liou-ma-jin (733), kin-yn-lioa (1103); réduire en poudre, en faire des pilules dont on prendra 183,40 chaque matin.
Autre remède : Kou-pe-tan. — Hou-pe (73,36), chan-tcliou (73,36), tchou-clia (113,04), lieou-liouang (73,36), kouei-pan
(113.04) , tchang-pou (113,04); réduire en poudre; prendre ensuite 143,72 d’excellente farine de blé que l’on mettra sur le feu, dans un vase sans eau; retirer dès quelle sera jaune, y ajouter la poudre et 733 de sucre; en prendre chaque jour 113,04 dans un peu d’eau tiède ; mettre sur le chancre une des poudres siccatives dont nous avons donné plus haut la composition.
Autre remède : Ou-kong (l3), kiuen-sié (73) , Icliuen-toui (73), san-kia (6 morceaux), me-tong (113, 04), lioaai-tsee (33,68), rhubarbe (113,04), kan-tsao (33,68) ; faire bouillir et boire à jeun.
Autre remède : Toü-fou-ling (293,44), tchou-[ cochon )-lsee (733, coupés par morceaux), lnng-jin (33,68), kiang-san (33,68), tsao-kiao-tsee (25 3 , 76) , kin-yn-lioa (1 13,04 ) , fey-tsao-tsee (25 3, 76) , tchou -(cochon) -ya-(àeni)-tsao-kio (pied) (1503) ; ajouter tsao-tsee (33,68), tclie-pe-yen (113, 68), lu-teou (113, 04) , kiang-mey
(113. 04) , hai-kin-cha (43,5), ou kia-py (43,5) , pe-lsee (43,5) ; faire bouillir, prendre trois fois par jour une tasse; 21 jours de guérison.
Autre remède : Kan-lao-san (vu) , en parlant de la blennorrhagie externe.
Tching-tchou-san (vu), ici.
Yn-fen-san (vu), ici.
Kouei-tchuan-lo-kan-san [id. ) .
Autre remède : Ou-pao-san. — Che-tchong-lou { 143,72), tchourha (3^,68), tchin-tchou (perle) (73,36), ping-pien (33,68), koupao (73,36) ; réduire en poudre, en prendre 75,36 , auxquels 011 ajoutera: Fey-lou-mien (293,44); diviser en trois parties, dont on prendra une chaque matin ; avoir soin auparavant d’avaler un peu d’eau de tou-fou-ling .
§ III. — H nie- kan-chan-ou-pien-jong (bubon).
Le bubon {hiue-kan-chan , sang mauvais amoncelé) est une affection commune à l’homme et à la femme ; son siège est à l’aine; il peut provenir directement d’un coït infectant, sans accompagnement de chancre ou de blennorrhagie , ou il peut être le résultat accidentel d’un chancre ou d’une blennorrhagie. Dans le premier cas, il paraît habituellement du troisième au septième jour; dans le deuxième cas, le temps de son apparition est plus ou moins long, mais ne dépassant généralement pas quinze jours ; son apparition est précédée d’une douleur sourde dans l’aine, puis une tumeur se forme, tumeur qui grossit de jour en jour, devient dure, douloureuse, et finit par acquérir la grosseur du poing; la peau est brûlante, sans être rouge; fièvre, tristesse, soif, vents , tels sont les accidents ordinaires qui l’accompagnent.
Remède : Pa-po-san. — Tchin-tchou (perle) (33,68), soufre (33,68), lou-hiang (43,50), liiue-kiai (43,50), eul-tcha (43,50), mo-yo (4 3, 50 ), ping-pien (13,80), houang-pë (3®, 68); réduire le tout en poudre, ajouter un peu d’huile et frotter le bubon ; s'il est ouvert, mettre la poudre à sec, et, dans le cas où il y a écoulement de pus, couvrir avec l’emplàtre tchong-keou-kao , ou-koupo-kao (vu) ; quatre ou cinq jours suffisent pour la guérison.
Autre remède : Kouai-long-san . — Pe-tsee (73,36), kiang-san (73,36), tchuen-chan-kia (7 3,36), rhubarbe (14 3, 72), jou-hiang (3 3,65), mo-yo (33,68) ; faire bouillir dans de l’eau et boire.
Autre remède 1 Mou-ly-san. — Tang-kouei (73,36) , kan-isao ( kiai ) ( 73,36), hoa-che (73,36), mou-ly (73,36), rhubarbe (113,04), mou-pie-tsee (5); faire bouillir et boire; ces deux remèdes, pris au début , arrêtent la croissance du bubon.
Autre remède : Sien-fang-ko-ming-yn. — Tchuen-chan-kia
MALADIES VÉNÉRIENNES
(33,68), tsao-tsee (13,84), kouei-ouey (43,50), kan-lsao (tsee) (33,68), kin-yn-hoa (73,36), tche-cho-ijo ( 13,80), mo-yo (ls,80), hoa-fen (Os, 3 Q>), fang-fong (2s), pe-mou (3s, 68), pe-lclie (3s, 68), tcliin-py (43,50); faire bouillir et boire.
Autre remède : King-fang-pey-tou-san. — Kin-Tiiai (7S,36), fang-fpng (73,36), kiang-ho (73,36), tou-ho (7s, 36), tsai-liou (5s), tsien-hou (5s), kiei-kang (7 s, 36), tchuen-liiong (38, 68) , tsee-kiao (7s, 36), fou-ling (78,3 ü), jin-seng (13,80), kan-lsao (Is,80), gingembre ; faire bouillir et boire.
Autre remède : Chan-kio-muei-sao- san. — Tchuen-chan-kia (3 m.), tang-kouei-ouey ( I ls,04) , rhubarbe ( 1 fs,04) , kan-lsao (II®, 04), tou-mou-pie (38) lie-tsien-meou (33,68), kiang-san (3 s, 68) ; faire bouillir et boire deux fois par jour.
Autre remède : Hong-hoa-san-yn-tang . — Hong-hoa (Ils, 04), tang-kouei-ouey (lis, 04), tsao-tsee { 33,68), rhubarbe (1 ls,04), lien-tsio (7s, 36), sou-mou (3s, 68), tchuen-chan-kia (3s, 68), chekiuê-ming (33,68), kiang-san (33,68), lou-hiang (7 s, 36), icJiuenpe-mou (7s, 36), tsien-nieou (73,36); faire bouillir, boire deux fois par jour.
Autre remède : Kieou-ling-tang . — Mou-hiang (4s ,5) , lou-hiang (lis, 04), mo-yo (Ils, 04), eul-tsao (7s, 36), liiue-kiai (7s, 36), pa-teou (3s, 68) ; réduire en poudre, et, avec du miel, faire des pilules grosses comme un petit pois ; en prendre neuf dans un peu d’eau tiède.
Autre remède : prendre un œuf, en extraire le blanc, mettre dedans sept pan-mao , faire cuire l’œuf, rejeter les pan-mao, manger le jaune.
Autre remède : Houang-tsi-liey-to-san. — Hoang-tsin (7s, 36), pechou (3s, 68), tchuen-chan-kia (3 3, 68 ) , pe-tchou (3s, 68), tangkouei ( 1 J s,04), tchuen-hiong [ 7 s, 36), kin-yn-hoa (7 s, 36), tsao-tsee (3s, 68) , tiè-hoa-fen ( 7s, 36), tso-sie (7s, 36), kan-lsao (3s, 68); faire bouillir et boire deux fois par jour.
Autre remède : Pa-lching-tang . — Jing-seng (3s68 ), fou-ling (1 z pe-tchou (3s, 68), kan-tsao (43,5), tchuen-hiong { 113, 04), pe-cho (73,36), seng-ty (lls,04) ; faire bouillir et boire deux fois par jour.
§ IV. — Fan-hoa-tchoang (végétations).
Il arrive quelquefois , à la suite d’un coït impur ou après la guérison imparfaite d’un chancre, que des excroissances d’une forme particulière naissent sur le gland, la verge, le prépuce, dans le vagin , l’utérus, à l’anus, ou dans la bouche; ces excroissances apparaissent habituellement du premier au vingtième jour, après un coït impur ; lorsqu’elles sont les suites de l’infiltration dans le sang du virus infectant devenu rebelle au traitement, le temps de leur apparition n’est point déterminé. Elles affectent différentes formes , entre autres celle d’une espèce de plante appelée ye-tsai (sorte de chou) ; d’autres ressemblent à la fleur dite Jii-Tiouan-lioa (crête de coq); ordinairement elles sont grosses dans la partie supérieure, et petites à la base. Très-mobiles et animées d’une sorte de sensibilité , elles semblent s’ouvrir lorsque le malade se met en colère; quelquefois douloureuses et prurigineuses , surtout si elles sont saignantes avec écoulement de pus mêlé de sang; souvent elles sont sèches et dures comme de la corne ; celles qui ressemblent à la fleur Tii-Tiouan-hoa siègent généralement autour de l’anus.
Remède: 1° Ou-mey (cuit dans de l’eau) (113, 04), king-fen
(113. 04) ; pulvériser, mettre dessus.
2° Pourpier, cuit à sec et pulvérisé; mettre dessus avec un peu de graisse de cochon. Prendre en même temps intérieurement : tiia-ouei-siao-yao-san. — Tang-kouei (113, 04), pe-chô
(113.04) , pe-fou-ling (113, 04 ),pe-tchou (43,50), hiang-fou (123), tsay-kou ( 33,68), hoang-lsin (Tl3, 04), tchin-py (113, 04 )7 po-ho (4350), kan-tsao (73,36) ; faire bouillir, boire au moins pendant cinq jours.
§ V. — Tche-pe-fong (taches rouges, blanches).
II arrive quelquefois que plusieurs mois après la guérison d’un accident vénérien, l’individu ressent subitement de la céphalalgie, avec fièvre, douleur dans les os et vertiges; peu de temps après apparaissent sur le front de petites taches rouge cuivré (tanliong) , qui augmentent peu à peu. Le visage devient enflé et prin-
MALADIES VÉNÉRIENNES
cipalement le nez; la parole est difficile; douleur et prurit à la gorge, convulsions légères aux mains et aux pieds. Ces taches se transforment en petits boutons violacés gros comme des pois, et qui, une fois excoriés, donnent issue à un liquide épais et d’une odeur fétide ; le corps ne tarde pas à devenir couvert de taches et de boutons de même nature; des mucosités coulent du nez; l’haleine est insupportable; les boutons, une fois excoriés, augmentent de surface; le malade éprouve constamment une céphalalgie trèsintense; le nez finit par se boucher. Prendre le plus tôt possible un des remèdes suivants :
Remède : Cheou-fong-kiai-tou-tang . — Tou-fou-ling ( 36 3 , 8 ) , pesien-py (113,04), y-jin-my (1 13,68), fang-fong (73,36), mou-tony (73,36), mou-koua (73,36), isao-kiao-tsee (43,50), lang-kouei (113,04 ), jin-seng (33,68), kin-yn-lioa (113, 68); faire bouillir et prendre le matin à jeun.
Autre remède : Hoa-lo-san. — Rhubarbe (363,6), tchuen-chankia (193,40), tang-kouei-ouei (193,40), pe-kiang-san (113,04), ou kong (l3); pulvériser, en prendre chaque jour 73,36.
Dans le cas où le nez est bouché, introduire dans les narines pyyun-san. — Tchuen-hiong ( 1 I3,04) , ngo-pou-che-tsao ( 1 ï3,04) , sisin (33,68), hing-y (33,68), tsin-tan (33,68); réduire en poudre.
Ou-long-py-san. — Hou-lou-tsiao (73,36) torréfié, tchong-lou-che (33,68), tan-fan (33,68), ping-pien (13,84); réduire en poudre, mettre dans le nez.
Dans le cas où le malade tousse, avec expectoration de matières d’une couleur particulière, lui donner lieou-hoang-po-eul-san. — Soufre (33,68), tien-hoa (03, 36) ; pulvériser et prendre dans un peu d’eau ; insuffler en même temps dans la gorge kiai-tou-ling-yo. — Mercure (363,8), tchou-cha (113, 04), soufre (113, 04), hionghouang (1 13,04) ; pulvériser et mettre sur le feu dans un vase hermétiquement fermé; retirer après un certain temps; prendre la matière que l’on trouvera sur la surface externe du couvercle; ajouter jin-tcliong-pè (113, 04); réduire en poudre très-fine et insuffler dans la gorge.
Il peut arriver que le malade éprouve des douleurs très-vives dans tout le corps. Quelquefois les douleurs ne se font sentir que
la nuit; le nez répand une odeur fétide, et souvent du pus et du sang pénètrent dans la bouche au moment du reniflement ; les boutons s’ulcèrent davantage. Prendre tchou-y-tsee-tang . — Tchouy-isee (36 3, 08) , hoang-tsiii (113,04), kin-yn-hoa (1 1.3,04), pechô (7 3,36), iang-kouei (73,36), tien-hoa-fen (113,04), pe-mou
(113.04) , tchuen-clian-kia (33,68), pe-sien-py (48,50), tsin-fongtang ( 4 3 , 50 ) , pe-tsee (73,36), mou-koua ( 1 1 3 , 04 ) , tsao-tsee (33,68), kan-tsao Si3, 04), liou-lo (113,04), fang-ki (43,50), hou-ma (7 3,36), tou-fou-ling (143,7:2) ; faire cuire tou-fou-ling dans de l’eau, rejeter tou-fou-ling et garder l’eau, dans laquelle on mettra les différentes substances précédentes ; faire bouillir et boire.
Autre remède : Si-seng-fou-kien-ouan. — Jou-liiang (363,8), mou-yo (363,8), eul-tche ( 3 3 , 68) , ting-hiang (363,8) , hiue-kiai
(11 3.04) , ngo-ouey (14 3, 72) , pe-lioa-che (143,72), farine de froment (1 livre), miel (223,08), jujubes (20); réduire en poudre et en faire des pilules dont on prendra chaque matin 113,04.
Autre remède : Tie n-m a-ping -isee. — Tien-ma (1 13,04), po-ho ( 1 1 3, 04) , pe—fou—tsee (1 13,04), pe-tsee (1 13,04), tchin-ichou (perle)
(113.04) , tcliuen-hiong ( 1 1 3, 04 ) , tsuen-ou ( 1 1 3, 04 ) , tsao-ou (113,04), fang-fong (118,04), sy-siii (7 3,36), hiong-liouang (223,08), kiuen-se (223,08), kan-tsao (193,40); réduire en poudre, en faire des pilules dont on prendra chaque jour 193,40.
Autre remède : Plomb, en extraire toute l’eau possible (293,44), soufre (36 3) ; pulvériser; chaque jour 3 3,68.
§ VI. — Iieou-yay-tou (venin à la bouche et à la gorge).
Il arrive quelquefois, comme accident consécutif d’un chancre, après un temps plus ou moins long, qu’une ulcération se forme sur une des deux glandes qui se trouvent à l’entrée de la gorge, ou bien sur la membrane qui tapisse le palais près de la gorge, ou enfin dans la gorge à une certaine profondeur. Cette ulcération est blanche; les bords sont droits et d’un rouge cuivreux (tan-hong), les parties environnantes sont violacées, semblables à de la peau corrompue ( py-lan ). La langue rétractée est presque inerte. Les aliments en pénétrant dans la gorge y causent une sensation de
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gêne, souvent des douleurs très-vives; une matière comme du pus, d’une odeur fétide, coule constamment de la bouche; l’haleine est brûlante et fétide; la partie ulcérée saigne dès que le malade se met en colère. La fièvre est un des symptômes ordinaires de l’affection ; peu à peu , si les progrès du mal ne sont pas arrêtés, la gorge s’enfle, devient très-douloureuse, et dans certaines parties prend une couleur violacée ; quelquefois même une crevasse se forme dans ces parties, et il en coule une matière purulente jaunâtre; de petits bourgeons de chair en couvrent la surface, dont le contour est dur et très-douloureux. La voix devient gutturale; peu à peu la suppuration augmente , et souvent les malades succombent (1). Hoang-ty (2637 avant J.-C.) en parlant de cette maladie dit que l’ulcère apparaît le plus souvent à la racine de la langue.
Remède au début : Pe-ting-lan. — Hao-clia (1&,84 ) , jin-tchongpe (3&,68), tsin-tay (3,68), oua-song (33,68); pulvériser, mettre sur le feu dans un vase hermétiquement fermé ; le laisser sur le feu une heure, le retirer, ajouter ensuite musc (03,36), ping-pien (0^,36), pou-hoang (03,36); réduire en poudre, mettre sur l’ulcération. Dès que l’ulcère est déclaré , se servir de tao-tche-tcing (vu), auquel on ajoutera houang-lien (43,50); faire bouillir et boire.
Mettre sur l’ulcère choui-ichin-kao . — Tchou-cha ( 7 3, 36) , pe-Jiy ( 1 9 3, 40 ) , pe-lien (193,40), ou-pey-tsee (193,40), yn-hing (193,40), liiong-liouang (195,40 ) , jou-kiang (293,30) ; réduire en poudre très-fine.
Autre remède : Tsin-te-san. — Houang-lien ( 1 1 3, 04) , houang-pê (113,04), tsin-tay (33,68), salpêtre (23), tchou-cha (23), hionghouang (113,04), soufre (1«), po-ho (1») , pong-cha (03,80) ; réduire en poudre et mettre sur l’ulcère.
Autre remède également bon pour les ulcérations dans le nez : Tsin-te-san. — Houang-fan, alun, tsin-tay ; pulvériser, mettre sur l’ulcère.
Autre remède : Ting-ly-nan-sin-tang . — Hiong-houang (73,36),
(1) Hoatig-ly-mie-king.
iong-lm (3S,68), ling-ly (2s), tien-nan-sin (33,68), jujubes (3); pulvériser, mettre sur l’ulcère.
Autre remède : Py-tsien-san. — Jin-tchong-pê (7 s ,36) , py-tsien (2s), teng-sin (32,68), liou-fen (3s, 68), musc (2s); pulvériser, mettre sur l’abcès.
Autre remède également bon pour n’importe quel chancre : Yu- Jiouei-san. — Ki-yu (poissons) (2) mis sur le feu jusqu’à ce qu’ils soient jaunes, py-choang (arsenic), l’exposer à l’action du feu jusqu’à ce qu’il commence à fumer (3s, 68), tang-kouei (Ils, 0-4); pulvériser, mettre sur le chancre.
Autre remède également bon pour n’importe quel chancre : kin- Jio-sau. — Kin-nuei-king (3s, 68), ko-fen (Os, 80), pe-tsee (ls,80), os de sèche (Os, 80), hê-tong-py (Os, 80), hiong-tan (Os, 2), tibia de bœuf pulvérisé et carbonisé (3 s, 68), liin-fen (3 s, 68), alun (ls,80), che-yen (Os, 80 ) , jin-tcliong-pe (13,80) ; pulvériser le tout, mettre sur le chancre.
Autre remède : Lo-lao-san. -Lo-lao (33,68), king-fen (ls,80), teng-sin (13,80), mi-lo-seng (3s), houang-pê (3s, 68), heou-hoa ( ls, 80) , kctn-Jan (ls,80); pulvériser, mettre sur le chancre.
Autre remède : Hong-yu-san. — Pou-kong-yu ( 3 s, 68) , ta-majin (3s, 68), ky-tcliang (3s, 68), tsiang-ouey [ken) (3s, 68 ),kan-tongly (13,80), hoa-ken-py (ls,80), tsin-tay (ls,80), hing-jin ( ls, 80); pulvériser, frotter.
Autre remède : Kiue-ming-san. — Kouei-pan (73 s, 6), che-kiue ning (7 s, 36), tchon-cha (73,36); pulvériser, en faire des pilules; Ils, 04 chaque matin dans de l’eau de tou-fou-ling .
Il arrive quelquefois, comme accident consécutif d’un chancre, que de petites pustules rouge cuivré ( tan-hong ) apparaissent à la bouche, au palais et sur la langue.
L’haleine devient fétide, la langue douloureuse, surtout la nuit; ces pustules excoriées donnent issue à une matière épaisse, jaunâtre et souvent mêlée de sang. Elles sont généralement accompagnées de diarrhée ou de constipation.
D’autres fois la langue se couvre subitement de plaques blanches séparées par de petits fils disposés en forme de carré; insomnie, déchirure des gencives, enflure de la langue et des joues, sèche-
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resse de la bouche, soubresauts continuels, mucosités fétides et purulentes coulant de la bouche, vertiges, bourdonnements et langue sale, tels sont les symptômes ordinaires de cette sypbilide.
Il en est une autre espèce caractérisée par de petites pustules de forme et de couleur variables, tantôt rouge cuivré, tantôt grises, se montrant tout à coup sur la pointe et sur les bords de la langue ; un pus blanc et fétide coule de ces pustules dès quelles sont excoriées.
Premier cas, pustules à la bouche, au palais. Remède : Chaoyn-kan-kiai-tang . — Kie-kang (73,36), kcin-tsao (3&,68), tcliuenhiong (7», 36), houang-tsin ( 113, 04), tcliin-py (115,04), yuen-cliin
(143.72) , tsai-hou (43,50), tsiang-ho (73,36), ching-ma (23,50) ;
faire bouillir et boire.
Autre remède : Houang-pe-san. — Houang-pê (33,68), kin-fen (13,50), ping-pien (O3, 7), borax ( 1 3,80) ; réduire en poudre, mettre sur les pustules.
Autre remède : Ping-pang-san. — Ping-pien (1^,80) , borax
(193.72) , yuen-ming-fen ( 1 9 3 , 7 2 ) , tchou-cha (13,90) ; réduire en poudre, mettre sur les pustules.
Deuxième et troisième cas, plaques et pustules. Remède : Kia-ouey-lien-ly-tang . — Pe-tchou (43,50 ), jin-seng (3 3, 68) , pefou-ling (113, 04), houang-lien (113, 04), kan-kiang (33,68) , kantscio (4 3,50) ; faire bouillir et boire.
Autre remède : Lieou-hoa-san. — Houang-pê (363,08), isin-te (13,80), kin-fen (33,68), po-ho (23), ping-pien (13,50); réduire en poudre, mettre dessus les plaques et pustules.
§ VII. — Kou-keou-fong (taches rouges à l’anus).
Il arrive quelquefois qu’à la suite d’un chancre imparfaitement guéri il se forme autour de l’anus ( kong-men ) des taches rouges ou blanches , extrêmement petites , et souvent douloureuses et prurigineuses. Ce prurit peut gagner l’intérieur du gros intestin, et rend alors la marche impossible. Quelquefois le corps entier est soumis à ces démangeaisons pénibles; pesanteur dans les quatre membres, somnolence continuelle, haleine brûlante et fétide, gencives saignantes, douleur à l’estomac, diarrhée, tels sont les
accidents ordinaires accompagnant cette syphilide. Les taches, une fois excoriées, laissent échapper une matière jaunâtre, d’une odeur d’œuf ou de pomme pourrie. Quelquefois la marge entière de l’anus est ulcérée ; d’autres fois le corps est couvert de petites pustules rouges disparaissant sous la pression.
Remède : Mercure (13,50), tchou-clia (cinabre) (13,50); mettre sur le feu et exposer la partie malade aux vapeurs qui en proviennent.
Autre remède : Tsang-tan-kao. — Houang-là (733,6), kin-fen (113,04), mercure (11.3,04), ping-pien (2s), une demi-livre de graisse de porc; faire chauffer la graisse, y mettre hoang-la et ensuite les trois autres matières pulvérisées, en former un onguent et en frotter les parties malades.
§ VIII. — Clie-kong-tou (poison humide autour de l’anus).
Il arrive quelquefois que huit ou quinze jours après un coït impur, de petites taches, grosses comme un grain de sorgho, d’un roux cuivré, apparaissent en nombre variable au périnée, sur le scrotum, sur les fesses, et à la partie supérieure interne des cuisses. Peu à peu elles deviennent larges, humides, exhalant une odeur de sueur fétide, et produisant un prurit léger. Souvent ces sortes de tubercules se fendent et donnent issue à un fluide jaunâtre et séreux dont l’odeur est très-désagréable; après un certain temps ils se localisent autour de l’anus.
Remède : Kia-ouei-leang-hiue-sse-ou-tang . — Tsuen-tang-kouei
(113.04) , seng-ty (143,72), tchuen-hiong ( 73,36), tclie-cho (73,36), tou-fou-ling (14s,72), kin-yn-hoa (143,72), chan-tsee (73,36), yuen-min-fen (33,68), kin-fen (03,73), hoai-lioa (fleurs du sophora)
(113.04) ; faire bouillir et boire.
Dans les cas où les pustules sont fendillées, les lotionner avec che-tchouang-lsee-tang . — Ouei-ling-sien (193,40), che-tchoucingisee (193,40), tang-kouei-ouey (193,40), cha-jin-kio (113,04), tai-lioang (113,04), kou-seng (193,40), Icliong-teou (73); faire bouillir.
Les frotter ensuite avec lang-tou-kao . — Lang-iou, tchuen-kio, soufre, ping-lang , ouei-lio, che-lchouang-lsee-ta-fou-y-tsee, sulfate
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de cuivre (chacun II?, 04); réduire en poudre, et avec un peu d’huile en former un onguent.
Autre onguent : Ta-ma-tsee-kao . — Pourpier (1 9?, 40), liouangian (11?, 04), houang-pè (11?, 04), sulfate de cuivre ( 1 1?, 04), eul-tcha (11?, 04), kin-fen (3?, 68); réduire en poudre et mélanger avec huile. Huit jours suffisent pour la guérison.
Il arrive quelquefois, comme accident provenant d’un coït impur, ou après la guérison imparfaite de ces accidents, que les bras et les cuisses se couvrent de petites pustules couleur delà peau, et qui, quatre ou cinq jours après, deviennent d’un rouge cuivreux, occasionnant un prurit léger, mais incommode, surtout à la verge. Lorsqu’elles sont fendillées, il en sort un lluide blanc et séreux, ou bien jaunâtre, ou quelquefois noir, et d’une odeur fort désagréable. Ces pustules, semblables aux boutons de la gale, sont douloureuses principalement lorsqu’elles sont excoriées et augmentent de surface.
Remède : Jin-seng-pe-tou-san. — Kiang-lio (7?, 36), fang-fong (7?, 36), tou-lio (7?, 36), tsai-kou (7?, 36), kiai-kang (11?, 04), tchuen-liiong (4?), tsee-kiao (1.1?, 04), fou-ling ( 1 1?,04), jin-seng (3?, 68), kan-tsao (4?), gingembre; faire bouillir et boire tous les jours, le matin, à jeun.
Autre remède : Ou-ky-san. — Tchin-tchou (7?, 36), tchin-py (7?, 36), kiei-kang (11?, 04), ho-po (7?, 36), pe-tsee (II?, 04), pan-hia (4?); kan-tsao (4?), fou-ling (14?, 72); faire bouillir et boire.
Frotter avec kin-fen (4?), hoang-tan (7?, 36), houang-pe ( 7 ? , 3 6 ) , mi-to-seng ( 7 ? , 3 6 ) , mou-hiang (11?, 04) , clie-hiang (1?,84), thé (11?, 04); pulvériser, ajouter un peu d’huile.
Si les pustules sont fendillées, mettre dessus l’emplàtre tchongko-kao (vu).
§ IX. — Tclie-pe-yeou-fong (taches blanches, rouges, avec aréoles).
Il arrive quelquefois que trente ou quarante jours après un accident provenant d’un coït impur, des plaques de très-petites taches, ou blanches ou rouge cuivré, entourées d’une aréole
rouge, apparaissent sur plusieurs parties du corps. A leur début, elles sont grosses comme la pointe d’une épingle. Ces plaques sont un peu élevées, brûlantes, quelquefois prurigineuses, quelquefois douloureuses; elles sont généralement accompagnées de vertige, lassitude, inappétence, dévoiement, urine rouge et rare. A leur apparition, les percer et les frotter avec tchin-kiuen-miaokiai-san. — Farine de blé noir (1803), soufre (2943), farine de froment (1803); pulvériser, l’étendre avec un peu d’êau ou de blanc d’œuf sur un linge et mettre sur chaque plaque. Prendre en même temps, avant de percer les plaques , king-fang-pe-tou-san. — Kin-kiai (1 13,04), fang-fong (73,36), iou-ho (73,36), tsien-hou (43), tsai-kou (43), kiai-kang (113,04), tchuen-hiong (43), tsee- Isiao (73,3 6),fou-ling (1 13,04), jin-seng (33,68), kan-tsao (4®), hiang-ho (73,36), gingembre; faire bouillir et boire.
Dès que les taches sont percées, prendre sse-ou-siao-fong-yn. — Seng-ty (113, 04), tang-kouei (73,36), kin-kiai (73,3 (y), fang-fong ( 73 , 3 6) , Iche-chô (115, 04) , tchuen-hiong (4 3 ) , pe-sien-p g ( 1 1 3 , 04) , tsan-teou (73,36), po-ho (13,84), iou-ho (73,3 6), tsai-hou (73,36), jujubes; faire bouillir et boire.
En cas de vomissements, inappétence, diarrhée, lassitude, prendre pou-tchong-y-ki-tang (vu), auquel on ajoutera fang-fong (73,36), tsai-leou (73,36), kiang-san (113, 04), ho-cheou-ou (73,36); faire bouillir et boire.
§ X. — Tche-pe-tien-fong (taches blanches, rouges, grosses comme une tête d’épingle).
Quelquefois, quinze jours ou un mois après une blennorrhagie ou un chancre, il apparaît sur le corps des plaques de taches grosses comme la tête d’une épingle, ou rouges ou blanches; elles sont généralement précédées de céphalalgie, fièvre et prurit. Les plaques, composées d’abord d’un petit nombre de taches, augmentent peu à peu ; quelquefois prurigineuses , quelquefois douloureuses, excoriées, elles donnent issue à un liquide blanc ou jaune.
Remède : Ouan-ling-tang . — Fang-fong (36^,08), si-sin (363,08), Isao-ou (363,08), tsouan-ou (363,08), Iching-tchou
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(36®,08), ma-houang ( 29®), tsiang-ho (29*), tchuen-hiong (29®), che-kou (30a), Muen-siê (30®), tang-kouei (29®), kan-tsao (29®), tien-ma (293), ho-cheou-ou (293), hiong-liouang (293), tchou-cha (113,04); réduire le tout en poudre, faire des pilules et les rouler dans tchou-cha ; en prendre chaque jour 113,04.
Autre remède : Hou-ma-ouan. — Hou-ma (1453), hou-chin (73 3) , fang-fong ( 73®), clie-tchang-pou (73®), ouei-ling-sien (73 %), pe-foutsee (36®), tou-ho (363,08), kan-tsao (183); pulvériser, faire des pilules dont on prendra chaque jour 73,36.
Frotter avec mi-to-seng-san . — Soufre (73,36), hiong-liouang (73,36), che-tclioang-tsee (73,36), muse (3®, 68), kin-fen (13,84), mi-to-seng (3 3,68); pulvériser; huile, faire un onguent.
§ XI. — Pe-po-fong (plaques de taches blanches).
Il apparaît quelquefois subitement, à la suite d’un accident vénérien, des plaques de taches blanches répandues sous le cou; peu de temps après, tout le corps est couvert de plaques de taches violacées, rouges ou jaunes; douleur et lassitude dans tous les membres, oppression, prurit, quelquefois vomissements, constipation, soif, tels sont les accidents qui accompagnent cette affection.
Remède : Fen-ping-ouàn. — Tsee-pe-fou-ping (293), he-teou (4003); réduire en poudre, et avec du vin en faire des pilules dont on prendra chaque jour 113,36 ; lotionner en même temps avec tsang-eul-lang et tsang-eul-tsee (30®) dans de l’eau; dans le cas où elles s’excorient, les frotter avec mi-to-seng pulvérisé.
§ XII. — Ly-yang-fong ( pustules blanches ou rouges, de grosseur moyenne).
Il arrive souvent, comme accident consécutif d’un chancre, que le corps ressent des démangeaisons très-vives; autour du cou, sur la poitrine, au coté et sur les bras apparaissent ensuite de petites pustules blanches ou rouges, grosses comme un petit pois, et qui s’étendent peu à peu; prurit, soif, lassitude, douleurs, diarrhée, urine rouge et peu abondante, sont les symptômes qui accompagnent généralement cette syphilidc.
Remède: Ou-che-san. — Ou-che ( 1 103), tsiang-ho (Ws), fangfong (36 3), hoang-tsin (36 3), kou-seng (363) , jin-seng ( 193), chaseng (193), tan-seng ( 1 9» ) , yuen-seng ( 1 9 3 ) , tche-tsee ( 1 9 3 ) , lioey-sin ( 1 9 3) , tsin-Mo (193), mou-tong (193), si-kiao ( 1 9 3) , peky-ly (193), seng-ma (II3, 04), tsee-tsiao (193), pe-sien-py ( 1 9 3) , tchuen-hiong ( 1 93) ; réduire en poudre, en faire des pilules dont on prendra chaque jour 193; frotter avec racine de yang-ty-tsao , soufre, rouille; pulvériser, et avec huile faire un onguent.
§ XIII . — Tcm-tou (venin rouge), ou Tien-ho-tclioang (ulcère, feu du ciel).
Cet accident , qui apparaît après la guérison imparfaite du chancre, est ainsi caractérisé : peau sèche, plaques rouges, prurigineuses et douloureuses; peu de temps après leur apparition, ces plaques se couvrent de pustules grosses comme un petit pois , de couleur rouge, et qui, excoriées, laissent couler un liquide jaune. Cette affection, qui est très-grave, est généralement accompagnée de vertiges, douleur aux yeux, à l’épigastre et à l’abdomen; lassitude extrême, soif intense, langue rouge; quelquefois somnolence, quelquefois vomissements, constipation, urine rare et rouge.
Remède : Lan-ye-san. — Lan-yê ( 73, 36) , tchuen-hiong (73,36), tche-chô (II3, 04), tcho-mou (II3, 04), seng-ty (113, 04), pe-lsee (73, 36) , seng-ma (23,50), tsay-kou (43,50), ko-ken ( 3 3, 68 ) , hing-jin (43,50), kan-tsao (33,68), che-kao (113, 04), tche-tsee (113, 04), houang-tsin (113, 04), yuen-seng { 113, 04); faire bouillir et boire.
Autre remède : Fang-ki-tang . — Fang-ky (113, 04), salpêtre (73, 3 6) , sy-tsiao (73,36), tchuen-hiong (83), houang-tsin (73,36), ching-ma (23,50), tchou-ye (43,50); faire bouillir et boire.
Autre remède : Ou-yo-siuen-ki-san. — Ou-yo (1 13,04), kin-hiong (73,36), tsee-kio (73,36), pe-tsee (7»,36), kiai-kang ( 1 1 3 , 0 4 ) , fang-fong (73, 36) , kiang-san (73,36), tou-ho (73,36), tchuen-hiong (43,50), kan-tsao (33,68), gingembre; faire bouillir et boire.
Frotter avec tsao-yo-san. — Ta-fong-je (33,68) , kin-fen (3 s, 68) , hiong-houang (33,68), hou-fen (43,50), hing-jin (33,68), Mai-
MALADIES VÉNÉRIENNES
c/ioui (7^,36), tang-kouei (113,04), rhubarbe (113,04); pulvériser avec huile et faire un onguent.
Autre onguent : Pe-ye-san. — Tche-pe-ye (113,04), kieou-ynfou (43,50), hoang-pe (113, 04), rhubarbe (113,04), hiong-houang (43,50), tche-siao-teou (43,50), kin-fen (43,50); pulvériser et avec huile faire un onguent.
Cette affection est quelquefois transmissible aux enfants nouveau-nés; seulement ils ne ressentent ni prurit ni douleur. Même traitement que pour les adultes.
§ XIV. — Sou-tchong (graine de sorgho).
Il arrive quelquefois, à la suite d’accidents consécutifs à un chancre, que tout le corps se couvre de-petites pustules, grosses comme une graine de sorgho, rouge cuivré, très-prurigineuses, et qui, excoriées, laissent couler un peu de liquide mêlé de sang; la peau ressemble, après peu de temps, à une peau de serpent. Céphalalgie, éblouissements, lassitude, le soir prurit très-incommode, insomnie, douleur à l’estomac, constipation, urine rouge et rare, tels sont les symptômes accompagnant cette affection.
Remède : Fang-fong-tong-seng-san. — Rhubarbe (1 13,04), salpêtre (73,36), kin-kiai ( 1 1 3 , 04 ) , ma-houang ( 3 3 , 68 ) , Iclie-tsee (113,04), tclie-chô (113, 04), lien-tsio (113, 04), kan-tsao (113, 04), Ichuen-hiong (43,50), lang-kouei (73,36), che-kao (73,36), hoache ( 7 3,36 ) , po-ho (43,50), houang-lsin (113,04), pe-tcliou (33,68); faire bouillir et boire.
Frotter avec eul-ouei-pa-teou-san, et hiong - houang - tan -fan ; pulvériser, mélanger avec vinaigre.
Si la maladie persiste, prendre •tsao-kio-kou-chin-ouan . — Kouchin (293), kin-kiai (I93), pe-lsee (113, 04), ta-fong-jè (113, 04), fang-fong (113, 04), tsao-kio (903), tchuen-liiong ( 903), tang-kouei (903), ho-cheou-ou (903), hou-ma (903), ho-ky (903), nieou-pang tsee (903), ouei-ling-tsee (1003), tsuen-sie (903), pe-fou-tsee (903), ky-ly (903), tou-ho ( 90 3) , nieou-sy (903), tsao-ou (363,08), tchintchou (363), lien-lsao ( 36 3) , tien-ma (363), man-kin-tsee (363), tsiang-ho (363)., hai-fang-tong (363), kan-tsao (363), tou-tchong
(3 jin-seng (30»), hoa-che (30s), clia-jin (36s); pulvériser et faire des pilules dont ou prendra chaque jour 14s,72.
Frotter avec kou-seng-kao. — Kou-seng (363), hing-jin (30s), kin-fen (Ils, 04), et avec huile faire onguent.
§ XV. — Kou-kin-kien ou y eou-tsee (tac lies de virus,
1)1 es su res, nerf sec).
Il arrive quelquefois, à la suite d’un accident syphilitique, que, sur la poitrine, les seins, les pieds et les mains, apparaissent de très-petites pustules rouge cuivré, devenant ensuite jaunes ; peu à peu elles atteignent le volume d’un gros pois, et après un certain temps celui d’une balle ordinaire de fusil. En s’excoriant, elles mettent à nu une espèce de nerf ayant la forme d’un bouton de fleur, avec une racine très-petite. Céphalalgie, lassitude, fièvre continuelle, vomissements, douleur à l’estomac, soif, constipation, diarrhée, urine peu abondante, rouge, quelquefois comme de l’eau de riz, tels sont les symptômes communs à cette affection.
Traitement : Couper la racine des pustules avec un fil et prendre sien-fang-ho-ming-yn. — Kin-yn-lioa (Ils, 04)., fang-fong (7s, 36), pe-tsee (7 s, 36), tang-kouei (7s, 36), tchin-py (7 s , 36) , kan-tsao (Mai) (Ils, 06), tchuen-pe-mou (7 s, 36), lien-hoa-fen (7s, 36), jin-hiang (Ils, 04), mo-yo (Ils, 04), chan-kiang (4s), jujubes (113, 04) ; faire bouillir et boire.
En cas d’excoriation , mettre dessus y ue-pe-tchin-t chou-sa n. — King-kang-kou ( 43), kin-fen (3s, 68), perles (3); pulvériser.
§ XVI. — Chancre au nez .
1° Py-ting. — 11 arrive quelquefois, après la guérison imparfaite d’un chancre, que dans le nez se forme une ulcération tantôt apparente, tantôt cachée. Le nez ne tarde pas à enfler et l’air a de la difficulté à sortir par les narines; le malade mouche des mucosités épaisses, jaunes et fétides; douleur très-vive au front, enflure des joues et des lèvres, lassitude extrême, envies continuelles de vomir; souvent l’ulcération attaque les os et détermine un écoulement d’une odeur insupportable; on voit même parfois une partie du nez, ou le nez tout entier, rongé par le chancre.
MALADIES VÉNÉRIENNES
Traitement : Tchin-lchou-ouan. — Ou-tchin-tchou (perle) (7*, 36)'* tchou-cha (113,04), hiong-houang (33,68), kin-fen (33,68), tong~ lui (33,68), liou-fen (3s, 68), kan-choui-che (3 s, 68), tan-fan (3s,68), jou-hiang (3®, 68), mo-yo (3®, 68), musc (3®, 68), ouo lieou (20 s) ; pulvériser, et, avec miel, en faire des pilules grosses comme un pois, dont on prendra une chaque matin.
Insuffler en même temps une partie de la poudre dans les narines; y ajouter également un peu d’eau et en injecter les narines.
2° Py-yuen. — Mêmes symptômes que py-ting, seulement écoulement continuel de mucosités fétides et purulentes, et peu de temps après de matières mêlées de sang. L’os ne tarde pas à être attaqué, et la séparation des deux narines se trouve rongée par l’ulcère; le malade éprouve constamment des vertiges.
Traitement : Ki-so-ho-siang-ouan — Ho-siang (racines, fleurs et feuilles (30®), réduire en poudre et en faire des pilules, dont on prendra chaque jour 19®, 40 dans un peu d’eau saturée de Isang ou tsee.
A l’apparition des matières mêlées de sang, prendre tien-lo-sansse-koua-tang pulvérisé (113,04) dans un peu de vin.
Dans le cas où la cloison du nez tombe, employer pou-tchongy-ki-iang (vu).
3° Py-ny. — Cette ulcération attaque principalement le nez des enfants, et plus rarement celui des adultes. Les symptômes sont les suivants : enflures des narines, qui sont violacées ; rupture des deux ailes , écoulement de mucosités purulentes et mêlées de sang, démangeaisons insupportables.
Traitement : Tso-sie-san . — Tso-sie, yu-kin, san-tsee, kan-tsao (chacun 33,68); faire bouillir et boire.
Dans le cas où il y a rupture, employer kin-ko-san. — Ko-fen (193), tsin-tê (4®), che-kao (19®), kin-fen (7®, 36), houang-pê (7®, 36) ; réduire en poudre, humecter avec de l’huile et frotter.
4° Py-tchouang . — Nez d’abord sec avec prurit continuel dans l’intérieur des narines; petites tumeurs grosses comme une graine de sorgho; le nez enfle énormément et devient très-douloureux; dans le cas où on n’arrête pas les progrès du mal , un abcès avec
rupture se produit, accompagné d’un écoulement de mucosités purulentes et fétides.
Traitement : Houang-tsin-tang . — Houang-tsin (7 s, 36), kan-tsao (3», 68), me-tong (4»), san-pe-py (4s), tche-tsee (78,36), lien-tsio (Ils, 04), tche-chô (3 s, 68), kie-kang (7s, 36), po-ho ( 4s), kin-kiaichoui (7 s, 36); faire bouillir et boire; insuffler dans les narines tchou-cha-ting-fong-san. — Tchou-cha (1 ! s , 04) , ping-pien (7s, 36), houang-lien (3s, 68), che-kao (3 s, 68) ; réduire en poudre.
Dans le cas où la douleur au nez est très-vive, frotter avec l’onguent liouang-lien-kao . — Houang-lien (lls,04), tang-koueiouei (19s, 40), seng-ty (33,68), houang-pè (Ils, 04), kiang-hoang (Ils, 04); faire bouillir ces substances dans 500s d’huile; ne garder que l’huile, à laquelle on ajoutera houang-lâ (14s).
5° Py-lche. — Petites taches dans le nez, augmentant peu à peu et finissant par devenir des tumeurs très-grosses, violacées; nez bouché, frissons, vertiges, somnolence et lassitude.
Traitement : Hing-y-lsin-fey-y . — Hing-jin (3 s, 68), kan-tsao (3s, 68), che-kao (7s, 36), Iclie-mou (4s), tche-tsee (Ils, 04), houang-tsin ( 1 1 s, 04 ) , pi-pa-yc (3 3 ) , ching-ma ( 0 s , 45 ) , po-ho (4s), me-tong (7s, 36) ; faire bouillir et boire.
Ces tumeurs, par l’effet du remède, sont déplacées et portées en dehors des narines; les frotter alors avec nao-cha-san. — Naocha (3 s, 68), kin-fen (113, 04) , hiong-houang ( 1 1 s, 04) , ping-pien ( 1 9 3 ) ; réduire en poudre, ajouter un peu d’eau.
6° Py-tchou. — Nez enflé, peau violacée, douleurs très-fortes, narines dures, quelquefois très-flasques, avec suintement de matières séreuses jaunes ; peu de temps après crevasse, avec écoulement de liquide jaune purulent d’une odeur fétide; prurit continuel, douleur au front; en toussant écoulement plus abondant de mucosités purulentes, joues enflées, quelquefois pus coulant par la bouche.
Traitement : Tsien-kin-lo-lon-tang . — Lo-lo (7 s, 36), tsee-tsiao (113, 04), po-siao ( 73,36), rhubarbe (30s), ^ kan-tsao ( 43), mahouang (33,68), houang-tsin (7 s, 36) , pe-lien (7s, 36), lien-tsio (1 13,04) , seng-ma (33), gingembre, po-ho (33,68); faire bouillir et boire quatre ou cinq tasses de suite.
Prendre ensuite sie-fong-ko-ming-yn (vu), auquel on ajoutera
MALADIES VÉNÉRIENNES
isee-tsee (113, 04), mou-long (113, 04), po-ho (33), kiei-kang
(33.68) . En cas de crevasse, to-ly-teou-long-tang . — Jin-seng
(33.68) , pe-tchou (43.05), tchuen-chan-kia (33,68), pe-lsee ( 73,36 ), ching-ma ( 3 3 ) , kan-tsao (kiai) (113, 04 ) , tang-kouei (113, 04), houang-tsin (7 3 ,36) , tmo-kiue-Uee (33,68), tsin-py (33); faire bouillir et boire; mettre sur la crevasse tien-lo-san (vu).
§ XVII. — Yang-mey-tchoang (ulcère en forme de framboise).
On distingue sous ce nom divers accidents vénériens caractérisés par l’éruption de pustules de forme semblable à celle de la framboise (yang-mei) . Cette affection est très-contagieuse et peut se communiquer sans qu’il y ait coït infectant. Elle apparaît quelquefois en même temps qu’un chancre se montre sur la verge ou dans le vagin. Les prodromes sont : fièvre, douleur dans tous les membres, urine coulant goutte à goutte. Ces prodromes sont suivis de l’éruption de petits boutons rouge obscur aux aines; ces boutons gagnent peu à peu les cuisses, les aisselles, l’anus, le bas des reins, et enfin envahissent tout le corps. D’abord d’une dimension assez petite, ils augmentent insensiblement et se couvrent soit d’écailles, soit de croûtes noirâtres; réunis par groupes à peu de distance l’un de l’autre, ils prennent la forme d’une framboise; la peau est dure entre ces deux tumeurs; dans chaque groupe on distingue une tumeur plus grosse que les autres, d’où coule souvent unematière séreuse et fétide, formantdes croûtes.
Quelquefois cette affection se déclare après la guérison imparfaite d’un accident vénérien : elle s’annonce par un prurit général, des douleurs dans les os , de petites taches rouge cuivré disséminées par groupes de quatre, cinq ou six, et séparées par un petit intervalle. Ces taches augmentent progressivement de largeur et d’élévation et finissent par se réunir; chacune d’elles est entourée d’une aréole rouge qui disparaît lorsque les taches sont réunies; un autre cercle entoure alors le groupe; dans chaque groupe une des pustules domine les autres; en cas d’ulcération, il coule un fluide jaune, séreux et fétide, et le malade ressent une douleur très-vive.
Dans le cas où cette affection sera communiquée par un contact autre que celui d’un coït infectant, elle se déclarera par des démangeaisons, de petites taches blanches sur tout le corps, et en plus grande quantité sur le front; au bout de quelques jours les taches augmentent et se couvrent de croûtes noirâtres ; quelquefois des ulcérations se forment.
Traitement : Teou-hou-cheou-fong-san . — Chan-lsee-ma (7s, 36), lie-teou (7s, 36), tsiang-ho (lis, 04), tou-ho (Ils, 04), to-hou-tsao (Ils, 04), tsee-pou-iao (15s), lou-han-che (19°) , houei-tsee (Ils, 04), sucre ( 1 9 s) , Jio-to-jo (19s), gingembre, jujubes; faire bouillir, boire tous les jours - éviter tout refroidissement.
Si le malade est robuste, lui donner yang-mei-y-ki-san. — Maîiouang (3s,68), ouei-ling-tsien (29 s), rhubarbe (25 s), tsiang-lio (19s), pe-tsee ( 1 9 s) , tchuen-chan-hia (19s), hin-yn-hoa (19s), tsao-tsee ( 1 1 s , 04) , tsan-teou ( 1 9 s) , fang-fong (11°, 04) ; faire bouillir et boire.
Autre remède : Kieou-long -tang . — Mou-hiang , joü-hiang (Ils, 04), mo-yo (Ils, 04), eul-tcha (Ils, 04), hine-kiai (Ils, 04), pa-teou (10s); pulvériser avec miel, faire des pilules comme un petit pois, en prendre neuf chaque jour.
Autre remède : Seng-ma-hieou-tan-tang . — Seng-ma (7s, 36), tsao-tsee (3s, 68), ioii-fon-ling (1 livre), pe-tsee (36s), Mai-h ang (Ils, 04), pe-chao (113, 04), tsiang-ho (Ils, 04), nieou-sy (I95), faire bouillir et boire; mettre sur les pustules isoui-y un-sa n . — Kin-fen (36 s), ehe-hao (72s), tan-fan (193), tong-leu (19s); pulvériser avec huile et*faire onguent.
Autre onguent : Tchuen-siao, hing-jin, pe-fan, hi-ngai, hin-ynhoa, fang-fong (chacun Ifs, 04); pulvériser et humecter avec huile.
Autre onguent : Fang-fong, tchang-eul-tsee , ty-hou-py, hin-hiai, hou-seng , si-sy (chacun 110s) ; pulvériser et humecter avec huile.
Autre remède pour le traitement du yang-mei-tchoang : Pingpien (ls,84), hin-fen (3s, 68), mercure (3s, 68), ou-hong (3s), pan-mao (3s)? yn-tchou (3s, 68): pulvériser avec huile, faire un onguent ; mettre en même temps de cette poudre dans du papier, l’exposer au feu et placer la tête du malade au-dessus des vapeurs.
MALADIES VÉNÉRIENNES. 265
Autre remède : Tong-liu (vert de gris) , alun, même quantité; pulvériser, frotter.
Moyen pour se préserver de la maladie précédente, dans le cas où l’on est forcé d’avoir des rapports avec un individu qui en est atteint : Kou-tcZong-ouan. — Hiong-houang ( 193) , tchueri-kiao ( 193), hing-jin (1003) ; réduire en poudre, et avec de la farine en faire des pilules dont on prendra quinze chaque jour.
§ XVII I. — De V impuissance de V homme et des moyens d’y remédier ,
Différentes causes s’opposent à la génération : les unes sont particulières à l'homme, les autres appartiennent à la constitution de la femme. L’homme peut être impuissant , soit parce qu’il est privé des organes ou d’une partie des organes de la génération, soit parce que les testicules sont trop petits, soit parce que les parties génitales n’ont plus la force nécessaire pour remplir leurs fonctions reproductrices. L’homme arrive directement à cette dernière impuissance par l’abus du coït ou de la masturbation, par l’àge ou par suite d’une maladie appelée tsin-han (semence froide), maladie assez commune en Chine, et qui provient d’un refroidissement subit des parties génitales à l’àge de quinze ou seize ans, immédiatement après le premier coït.
Dans le cas où l’impuissance est due aux dernières causes que nous venons de donner, il est facile d’y remédier au moyen des remèdes suivants : Fou-lsee-kouei-yang-tang. — Fou-tsee (36 3, 08) , fou-houei (363,08), h an- la a ng (193,40), lou-jong (13,50), ho-ki (73 », 0G) , hou-tche { 363,08), tou-tchong (363,08), siao-Ttouei-siang ( 45») , chou-ty (733,06), ou-oey-tsee (363 ,08) ,fou-pen-tsee (363,08), tche-han-tsao (45s) • pulvériser, avec miel faire des pilules dont on prendra 113, 04 chaque jour, pendant un mois ou quarante jours.
Kou-pen-hien-yang-tan. — Chou-ty, clian-tchou-yu (1403), pahy (733,06), tou-sse-tsee , hiu-touan, yuen-tche, che-tchoang-tsee (4 5 3 ) , pe-fou-chin, chan-yo, mieou-sy, tou-tchong, tang-houei-chin, jou-tchong-jong , ou-oey-tsee, y-tche-jin, lon-jong (363,08), keoutsi-tsee ( 1 10»), jin-seng (73 ») ; pulvériser, et avec miel faire des pilules dont on prendra chaque jour soixante-dix dans un peu de vin avant de se coucher, un mois ou quarante jours.
Ju-sse-tan . — Clian-yu, tien-men-tong , me-men-iong ( 1 00 3 ) , poli ou-tsee (1453), tou-sse-tsee, ho-ki-tsee, fou-pen-tsee, che-tclioaingtsee, pa-ky-chou-ty , kieou-Uee (45 3), long-kou, hoang-tsin, mou-ly, chan-yo , tang-kouei, so-yang (363,08 ), jin-seng, tou-lchong (2 93), tcliin-py , pe-tchou (193,40), prendre les reins d’un chien, placenta , pulvériser, faire des pilules grosses comme un pois, dont on prendra chaque jour cent avant de se coucher, trente ou quarante jours.
Ouen-chin-ouan . — Chan-tchou-yu ( 1 1 03), chou-ty ( 1 1 03) , pa ki-tien (73s), lou-tsee-tsee (363,08), tang-kouei (363,08), loujong (363,08), y-tclie (363,08), tou-lchong (363,08), seng-ty (363,08), fou-chin (363,08), chan-yo (363,08), yüen-tche (363,08), hiu-touan (363,08), che-lchoang-tsee (363,08) ; pulvériser, et avec miel faire des pilules dont on prendra chaque jour cinquante ou soixante, trente ou quarante jours.
Ou-tsee-kien-tsong-ouan. — Ho-ky (3313), tou-ssee ( 29 3 ) , foupen-tsee (13,04), tche-hien (Il O3), ou-oey-lsee ( 363); pulvériser, avec miel faire des pilules; quatre-vingt-dix ou cent chaque jour, trente ou quarante jours.
Yang -ki-che-ouan. — Yang-ki-che (363,08), tou-sse-tsee (363,08), lon-jong (363,08), tien-hiong (363,08), kieou-tsee (363,08), jou-tcliong-jong (38 %), fou-pen-tsee (193,40), che-kou (193,40), seng-ki-chang (193,40), tchin-hiang (193,40), tsanngo (193,40), ou-oey-tsee (19 3, 40) ; pulvériser, avec miel faire des pilules; chaque jour soixante-dix à quatre-vingts, pendant trente ou quarante jours.
Kouan-cheou-tan . — Kan-ko-ky (une demi-livre), pa-ky-lien (une demi-livre), jou-tcliong-jong (une demi-livre), fou-fou-tsee (733), kia-kieou-tsie (183), siao-kouei-siang (une demi-livre), hang-pe-cheou ( 1 44 s) , yang-yao-tsee (123); mettre toutes ces matières dans de l’eau, faire bouillir ; quand l’eau est très-épaisse, retirer du feu, rejeter les matières et garder l’eau; y ajouter hioneghe-teou (4 livres) ; faire bouillir jusqu’à obtenir une pâte ; retirer, avec un peu de miel en faire des pilules de II3, 04; en prendre quatre par jour en deux fois le premier mois, et seulement deux par jour le deuxième mois. Ce remède est excellent comme aphrodisiaque.
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Autre remède : Yen-lien-y-cheou-pou-lao-tan. — Ho-cheou-ou blanc, rouge (144 5 chacun), ty-kou-py (190 3), pe-fou-ling (190s), seng-ty (1903), chou-ty (1903), tien-mei-tong (1803), men-men-tong (1803), jin-seng (1803), kan-tsao (36 3), he-teou (pois noirs) (453); pulvériser, en faire des pilules dont on prendra cinquante chaque jour pendant un mois ou deux.
Aphrodisiaque employé par l’empereur Tsien-fong : Yang-keoutan. — Hiong-hai-ma ( 1 3) , lang-men-Uee (03,08), che-yen (23), yang-tsi-che (7 3,36), tchang-lao (113,04), deux petites cornes de cerf ( lou-jong), moelle de l’épine dorsale d’un chien, reins d’un chien, testicules de poulet (10), six petits poulets; pulvériser le tout ensemble, et avec du miel en faire des pilules, les rouler dans tcliou-cha, en prendre une ou deux par jour, et en même temps boucher la narine droite et introduire la poudre dans la narine gauche.
Contre-aphrodisiaque : Tchong-lou-fen (113,04), ping-pien (113,04), tcliin-hiang (113, 04), musc (03, 08), tsee-pie-teou (193,40), tsee-ko-kiai (l3); pulvériser, avec miel faire des pilules, rouler dans un peu d’encre de Chine; une ou deux chaque jour; introduire en même temps un peu de cette même poudre dans la narine droite.
Recettes tirées du Kou-kin-py-yuen.
Ut virga stet et rigida fiat.
Hong-tou-kao ( 1 3) , tien-long, ma-che-tcliong ( 1 3) , ly-long ( 1 3) , tsao-mao (3 3,68), ou-kong (l3), tchin-tchou ( 30 3); pulvériser, en faire une petite bougie, introduire dans le méat urinaire.
Autre : Che-tehoang-tsee, ly-kou-py, tsee-kin-py , tsee-tsao-lioa , kan-seng, fang-fong, ou-mey, ho-siang (chacun 113, 04); faire bouillir dans de l’eau et laver la verge.
Quomodo mulier per se, sine hominis coitu , voluptatem experiri possit.
Tsee-tsao-hoa (03,8), kouei-sin (73,36), mou-tong-hiang (113,04); réduire en poudre, et avec un peu de salive en former une petite boule que la femme s’introduira dans le vagin.
Ut voluptas, dum coeunt vir et femina, major fiat et acrior.
Che-tclioang-lsee, yuen-lche, ou-oey-tsee, si-sin, fang-fong , tylong (7s, 36 chacun); réduire en poudre, humecter avec un peu de salive et mettre sur la verge avant le coït.
Autre : Clie-tchoang-tsee, yuen-tclie, ou-pey-tsee (11®, 04 chacun); réduire en poudre, humecter avec un peu de salive et mettre sur le nombril de l’homme et de la femme.
Ut os ingainis muliebris minus pateat et minuatur.
Che-lieou-py (363), écorce de grenadier, kin-hoa (36s); réduire en poudre, faire bouillir, et avec l’eau se laver la matrice.
Excellente précaution à prendre avant un coït suspect, trèsemployée en Chine par les personnes riches. — San-tsee (363), houang-pê (363), houang-Jiin (369), houang-lien (36s), liouei-hoa (36s), Jt in-yn-hoa (36 s), kin-hoa (29s), tche-cliao (19s), moutong (113, 04), tcho-sie (Ils, 04), hou-pè (3 s, 68), hai-tsin-lsa (2s, 80), kan-tsao (363,08); pulvériser, et avec miel faire des pilules dont on prendra chaque fois 79,36 ; deux fois suffisent.