‹ La médicine chez les ChinoisChapitre 42 sur 89 · BOUTONS, PUSTULES ET GALE · texte numérisé non relu

BOUTONS, PUSTULES ET GALE

Traitement : Lieou-liouang-ping . — Soufre (363,08); réduire en poudre, avec un peu d’eau en former uné pâte , mettre cette pâte sur le fond d’une tasse retournée, y ajouter un peu d’armoise, mettre le feu , laisser dégager une partie des gaz , faire sécher, pulvériser le tout et mettre sur les vésicules.

Autre remède : Sy-yeou-kieou-ouan. — Tchuen-kie (7 9,36), kin-fen (sublimé) (79,36), tchong-lou (7 s, 36), hiong-houang (7^,36), pe-fan (7», 36), choui-yn (mercure) (7 s, 36), ta-fong-tsee (10051) ; réduire le tout en poudre et mélanger avec l’huile qu’on retirera de ta-fong-tsee ; frotter les vésicules.

Autre remède : Ou-tchou-iyu-san . — Choui-tche (kah) (113), alun ( 7 9, 36 ) , ou-tchou-yu ( 7 9, 36 ) , houang-pë (39,68), rhubarbe (39,68), soufre (35,68), kin-fen (39,68), tchong-lou (l3,80), ping-lang (33,68); pulvériser, ajouter un peu d’huile et frotter.

Autre remède : Yeou-tia o-l y-sia o-san. — Kin-fen, he-fan, houangpë, soufre (119,04 chacun); pulvériser, et avec un peu d’huile en faire un onguent; frotter.

Autre remède : Chaux, soufre, eau; laver.

Autre remède : Graisse de porc avec soufre pulvérisé ; frotter.

Autre remède : Graisse de porc avec sublimé de mercure ; frotter.

Kan-kiai. — Boutons rosés provenant d’une inflammation du sang, au début apparaissant aux extrémités des membres et se fixant quelquefois sur certaines parties du corps; prurit léger; le déchirement des vésicules fait qu’il en sort un liquide jaunâtre.

Traitement : Si le malade ne jouit pas d’un tempérament robuste et si le pouls est faible, lui donner kin-fang-pe-lou-san. — Kin-kiai, tsiang-ko, tou-ko, tsien-liou, Isa y -hou, fang-fong, kie-keng, tchuen-hiong, tsee-kiao, jin-seng, fou-ling, kan-tsao (39,68 chacun), gingembre; faire bouillir.

Si le malade est robuste, constipé, avec le pouls élevé, lui donner fang-fong -tong-chang-san . — Rhubarbe ( 1 1 9,0-4) , mangsiao (79,36), kin-kiai (11«, 0-4), ma-houang (79,36), houei-tche (113), iclie-clio (79,36), lien-kio (119,04), lang-kouei (79,36), tchuen-hiong ( 7 ® , 36 ) , men the ( 1 5 3) , che-kao (7 9,36), hoa-che

(5s), houang-kin (7s,36), pe-tcliou (1»), kan-tsao ( 5s); faire bouillir.

Che-kiai. — Diffère du précédent par la couleur blanche des vésicules et par un prurit très-incommode; leur déchirement laisse échapper un liquide jaune noirâtre , avec enflure des parties avoisinantes et douleurs très-vives.

Mêmes remèdes que pour les cas précédents.

Cette maladie est fréquente au printemps, surtout au commencement de l’automne.

Clia-kiai. — Doutons plus petits que les précédents, très-nombreux et rouges; prurit sans douleur; lorsque les boutons sont déchirés, écoulement de liquide jaunâtre.

Mêmes remèdes que précédemment.

Hong-kiai. — Pustules très-larges et en petit nombre; prurit au moment de l’émission de l’urine ou après une selle ; leur déchirement a lieu sans douleur; écoulement de liquide blanc.

Mêmes remèdes que pour les cas précédents.

§ II. — Ta -ma-fong (lèpre).

Prodromes : fièvre, céphalalgie, abattement, prostration, visage très-rouge, douleur au bas des reins ; la peau du ventre se couvre ensuite de taches jaunes, rouges, plus ou moins larges; ces taches ne tardent pas à gagner les autres parties du corps , en commençant par la poitrine, les mains, les bras, gagnant peu à peu les autres membres et finissant par la figure. Généralement sensibles à la pression, elles occasionnent souvent, la nuit, un prurit et une douleur insupportables. Ensuite près d’elles se forment des tumeurs violacées, quelquefois rougeâtres, et dont le volume est très-variable; quelques-unes sont grosses comme le fruit ou-mey, auquel elles ressemblent.

Les premières tumeurs apparaissent généralement sur la face et sur le ventre. Le nez devient alors très-gros, les oreilles sont affreusement déformées, les lèvres bouffies et pendantes, la peau prend une teinte livide et huileuse. Ces tumeurs peu à peu gagnent les autres parties du corps ; les mains sont tuméfiées et les doigts ne présentent plus qu’une masse de chair dégoûtante. Après

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