‹ La médicine chez les ChinoisChapitre 43 sur 89 · BOUTONS, PUSTULES ET GALE · texte numérisé non relu

BOUTONS, PUSTULES ET GALE

un temps plus ou moins long, ces tumeurs s’ulcèrent; le malade ne ressent alors aucune douleur aux points attaqués; il perd peu à peu l’usage des principaux sens et finit par succomber.

La durée de la maladie est très-variable : le malade peut vivre plusieurs années ou être enlevé après quelques mois.

Cette maladie est très-contagieuse et communicable surtout par le contact vénérien ; elle atteint plus particulièrement les femmes que les hommes, et les adultes que les vieillards et les enfants. La classe pauvre y est plus sujette que la classe riche. Elle se transmet souvent de famille en famille par le sang.

L’habitation dans des lieux humides, une mauvaise nourriture, des maladies vénériennes mal soignées, telles sont les principales causes de cette maladie, qui est très-grave. La mortalité est de sept sur dix.

Traitement : Prendre, le premier jour, ching-yn-siao-fong-san . — Tchuen-tsee y pe-tsee , jin-seng (33,68 chacun); pulvériser et prendre dans du vin.

Le deuxième jour : tchoui-fong-san . — Ta-houang (2503], yukin (453), tsao-kio-lsee (40s); pulvériser et en boire (203) dans huile de ta-fong-tsee (1®,80), auquel on ajoutera salpêtre (4® ) et du vin. Ne manger que du miel; avoir soin de se coucher après avoir pris ce remède.

Le troisième jour : mo-fong-ouan. — Hy-tsien-tsao, nieou-pang tsee, ma-houang , tchang-eul-tsee , sy-sin, tchuen-hiong , tang-kouei, kin-kiai, man-kin-tsee, fang-fong, tche-tsiang-lsao, ouei-ling-sien, tien-ma, ho-cheou-ou , tsiang-ho, fou-ko (36®, 08 chacun) ; pulvériser, y ajouter un peu de vin et en faire des pilules très-petites ; en prendre matin et soir soixante à soixante-dix. Manger peu et seulement du riz.

Le quatrième jour reprendre la médecine du premier jour, le cinquième celle du deuxième, et ainsi de suite, jusqu’à ce que la guérison soit complète.

§111. — Yu-ky-lchouang (ichtliy ose) .

Cette maladie est caractérisée par les épaississements de la peau recouverte d’écailles dorées , grisâtres , ou nacrées , ou

jaunes oü noires; ces écailles sont appliquées les unes sur les autres comme les écailles de poisson; d’autres fois la peau est comme la peau de serpent. Quelquefois tout le corps présente ce phénomène extraordinaire. La peau, toujours sèche, n’est jamais le siège de la moindre transpiration, les écailles peuvent s’enlever sans douleur et donnent quelquefois issue à une matière liquide. Cette maladie est commune aux enfants et aux adultes. Lorsque l’enfant en est infecté en naissant, prendre my-to-seng , pulvériser, mettre sur les parties attaquées pendant plusieurs jours ; les écailles disparaîtront. Si l’affection est accidentelle et locale, frotter avec tchin-ki ue-mi ao-ta-san . — Kiao-me (5 livres), siao-me (5 livres), soufre (10 livres); pulvériser, mettre la poudre dans l’eau, en faire un onguent et frotter; prendre en même temps nuei-pou-che-siuen-sari. — Jin-seng , houang-tsin , tang-kouei (73 3 chacun), kiè-keng (36 3), ho-po, tcliuen-hiong y pe-lsee, jou-kouey, kan-tsao (363 chacun) ; pulvériser, prendre II3 de cette poudre dans un peu de vin ou d’eau de mou-Jiiang . Continuer ce traitement pendant un mois. Guéfison certaine.

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