‹ La médicine chez les ChinoisChapitre 6 sur 89 · DES KING OU VOIES DE TRANSMISSION · texte numérisé non relu

DES KING OU VOIES DE TRANSMISSION

avons dit également que ces douze sources étaient liées entre elles par des canaux de communication , à travers lesquels circulaient le sang et les esprits vitaux. Ces canaux, qui servent aussi à la transmission de la chaleur vitale et de l'humide radical dans toutes les parties du corps, ont vingt-trois petits rameaux placés obliquement ou transversalement, par où la vie et la vigueur se distribuent dans tout le corps.

Les douze canaux principaux se nomment king. Ainsi fey-king est le vaisseau du poumon; ouei-king, vaisseau de l'estomac, etc. On les a également désignés en indiquant les points extrêmes où ils aboutissent, tels que mains, pieds, sièges de chaleur vitale, sièges d’humide radical, et en faisant connaître la qualité de la chaleur ou de l'humide radical transmis par chacun d’eux. Ainsi le vaisseau du poumon fey-king s’appelle aussi cheou-tai-yn, c’est-à-dire vaisseau du grand humide radical aboutissant à la main. Ce vaisseau commence au-dessus du sein, se rend par un affluent au gros intestin (avec lequel il est lié), revient à l’orifice de l’estomac, monte au diaphragme, gagne le poumon, ensuite contourne l’aisselle sur une longueur d’environ 7 tsun, traverse l’ arrière-bras, le coude, du côté du corps, fait une sorte de détour pour gagner l’avant-bras, entre dans le tsun-keou (premier endroit) ou l’on tàte le pouls, monte le long du pouce et finit à l’extrémité de ce doigt, aboutissant au coin de l’ongle (partie interne, semblable à une feuille de poireau) ; son rameau part du point où la main est attachée au bras, pénètre dans l’index et se relie avec le yang-ming de la main ou canal du gros intestin.

Le vaisseau du gros intestin ( ta-lchcing-king ou cheou-yang-ming , ou vaisseau de la chaleur brillante commençant à la main) prend son origine au coin de l’ongle de l’index de la main, dévie un peu en traversant l’os appelé tclie-keou, traverse la jointure du pouce et de l’index, monte entre les deux nerfs principaux, le long de l’avant-bras du côté opposé au corps, gagne le coude, l’arrièrehras , parvient à l’extrémité du dos , au commencement de l’épine dorsale, et enfin arrive au sommet de la tête, au point où les six espèces de chaleur vitale viennent se réunir dans le canal nommé to-mc. Du sommet de la tête, le canal du gros intestin descend et

vient finir au-dessous du nez, près des narines. Là il trouve un petit vaisseau qui traverse le cou , descend au poumon , ensuite au diaphragme, et enfin arrive au gros intestin. Le rameau du taie hang-king part du point nommé kue-pan (point de jonction du cou avec les épaules), monte vers les joues, traverse la bouche entre les dents, et enfin finit au point appelé hie-keou , entre les narines et la lèvre supérieure, où il se réunit au canal de l’estomac, tso-yang-ming .

Le canal de l’estomac [oey-king ou tso-yang-ming , canal de la chaleur brillante aboutissant au pied) commence au-dessous des yeux près des narines, pénètre dans la bouche, en traversant le milieu des dents supérieures; de là remonte par les joues vers les oreilles, et arrive au point où finissent presque les cheveux. Là le canal rencontre un de ses affluents qui descend vers le gosier, traverse le kue-pan, le diaphragme, et arrive à l’estomac en communiquant par une autre petite voie à la rate, avec laquelle l’estomac est lié. Le canal de l’estomac, à partir du point où finissent presque les cheveux vers les oreilles, descend en passant sur les tempes, gagne le kue-pan , dévie un peu, passe au milieu des seins et arrive un peu au-dessous du nombril; de là il fait une nouvelle déviation au moyen d’un de ses affluents, qui commence à l’orifice inférieur de l’estomac, traverse le bas-ventre, se réunit à son affluent au point de jonction de la cuisse et du ventre, descend ensuite le long de la cuisse et vient finir dans le pied au doigt du milieu, près de l’ongle, où il se termine en prenant la forme de la feuille de poireau. Il a trois rameaux. Nous en avons déjà décrit deux. Le troisième commence au pied, partie convexe, arrive à l’ extrémité du pouce, et là se réunit au canal de la rate [tso-tai-yn) .

Le canal de la rate (py-king ou tso-tai-yn , vaisseau de la grande humeur radicale commençant au pied) part de l’extrémité du pouce du pied (partie interne), traverse sur le côté la seconde articulation du pouce, gagne la jambe, la cuisse, le ventre et arrive à la rate elle-même, où, par un affluent, il communique avec l’estomac. De la rate, il monte vers le diaphragme, traverse le fiel, contourne le sein et finit à un point sur le côté de la poitrine nommé hy-tsee ou ta-pao. Son rameau part de l’estomac, où

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