‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 18 sur 109 · DANS LES POÈTES I.ATFXS · texte numérisé non relu

DANS LES POÈTES I.ATFXS

morbosifs), vendcz-lc avec les vieux l)œnfs, la vieillo ferraille et les vieux cliario(s. « La raison, c'est que le propriétaire, ce propriétaire « asprc et ardent à acquérir » qui marchandait même avec les dieux, doit être vendeur et non pas acheteur [vendacem et non emacem esse oportct) : vendeur d'esclaves malades et non pas acheteur de drogues pour les guérir ; ce qui paraît à Plularque (dans Amyot) « procéder d'une trop rude et trop dure austérité de nature '. » — Si le fermier, obéissant au précepte du même Caton, « ne cherchait pas à en savoir plus long que son maître, » sur quelle miséricorde et sur quels soulagements pouvaient compter les malheureux esclaves? En revanche, il est fort recommandé à ce fermier d'avoir soin des bœufs malades, et je trouve un assez grand nombre de recettes à leur usage, même pour prévenir les maladies, (ant est grande la sollicitude du père de famille.... pour les bestiaux. Et voilà que par une inexplicable distraction , au milieu d'une de ces receltes, je surprends Caton invoquant l'autorité d'un médecin, et encore d'un médecin grec! Mais aussi il s'agit d'un bœuf ou d'un autre quadrupède mordu par un serpent, et vraiment le cas était grave.

1. Au temps de Claiule , tl'nprès Siu'Ione (§?.')), on rxpoftnil, on plutôt on abandonnait les esclaves iniilatles ou languissants dans le temple d'Esculape, et même on les tuait pour les délivrer plus vite de leurs souffrances. Voici le passage' de Suélone dont j'emprunte la traduction à M. Pcssonneaux : « Vovanl quelques citoyens abandonner leurs esclaves luilades ou souffrants dans l'île d'Ksculape, pour n'avoir pas l'cnniii de les soigner, Claude décréta que tous ceux qu'on abandonnait étaient libres, et n'apparlicndi aient plus à iour ninîl:-c en cas de guérison, et que si quelqu'im aimait mieux tuer son esclave qiu' de l'abandonnor, il sorait accusé de nicurlre. »

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La fièvre, les coliques et leurs suites, les vers, la sciatique, la difficulté de digérer, le point de côté, les ulcères, quelques maladies d'yeux, les fistules, les polypes, tel est à peu près, en y ajoutant les plaies, les fractures et les luxations, le cadre de la pathologie humaine, sans distinction d'hommes libres ou esclaves, dans le Traité d'agriculture. Ce même père de famille qui défendait à son fermier de consulter les augures, les aruspices et les charlatans, traitait par des incantations les os démis ou brisés, et prévenait les écorchures que produit la marche en mettant un morceau de tige d'absinthe sous son anneau. Le vieux Gaton, « qui aimait, au dire d'Horace, à réchauffer sa vertu dans le vin pur, )> n'oublie presque jamais, en ses recettes, une assez ample quantité de ce liquide bienfaisant.

Avec le vin et les paroles magiques, il n'y a rien dans la matière médicale qui lui inspire plus de confiance que le chou, surtout le chou frisé. Les médecins Ghrysippe et Dieuchés avaient fait tout un volume sur le chou; Pythagore, si l'on en croit Pline, n'aurait pas été moins prolixe. Galon, qui se contentait « d'une teinture des connaissances des Grecs, » a consacré un seul chapitre à célébrer les mérites de ce légume classique ; mais ce chapitre vaUt bien un volume par toutes les louanges qu'il renferme, par toutes les propriétés merveilleuses qu'il signale. Quel que soit le siège du mal, des pieds à la tête; quelle que soit la nature de la maladie, depuis la simple migraine jusqu'aux blessures les plus graves, le chou cuit ou cru n'est jamais en défaut. Son efficacité est même si irrésistible, (jue sa

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