INTRODUCTION
Un médecin distingué, professeur agrégé de notre Faculté, et qui tente de concilier l'esprit doctrinaire de Montpellier avec Tesprit plus positif de Paris, m'écrivait dernièrement : « L'état actuel de la médecine est digne de la plus sérieuse attention. D'un côté, la trn lition est mieux étudiée et mieux comprise ; la pathologie , sortant du lit de Procuste , que lui avait donné Vorganicisme, s'enquiert de la nature de? affections morbides générales, et lui subordonne la multitude des états locaux, que nos devanciers observaient avec soin , mais sans remonter plus haut que les phénomènes apparents. — D'un autre côté, on voudrait faire table rase du passé ; on nous jette à la face que la médecine n'est pas une science constituée, qu'elle n'a ni principes assurés, ni méthode régulière, et on nous annonce une médecine de l'avenir, une médecine expérimentale qui doit bientôt remplacer l'ancienne. L'expérimentation ne serait plus alors un moyen d'analyse, et le fait expérimental aurait la prétention d'être le commencement et la fin de toute connaissance. Nos élèves subissent alternativement