IV INTRODUCTION
ces deux directions sans savoir à laquelle s'attacher. 11 faudrait cependant que quelqu'un intervînt dans ce conflit avec assez d'autorité pour faire une juste part aux deux prétentions opposées. »
Le savant auteur des Principes de Pathologie générale, M. Chauffard, ne me désavouera pas, si je prétends que mon correspondant a posé le problème tel à peu près qu'il l'aurait posé lui-même. M. Chauffard est évidemment du côté de ceux qui croient à la tradition, et qui mettent l'étude des affections générales beaucoup au-deseus de l'étude des manifestations locales. C'est dans son livre que se produit avec le plus de talent, et sous la forme la plus dogmatique, la doctrine qui donne à l'organisme la prééminence sur les organes. Comme si l'organisme ne résullail pas de l'assemblage des organes reliés ensemble par la vie; comme si les organes sains ou malades pouvaient être conçus dans un état complet d'isolement. Poser ainsi le problème, c'est, si je ne m'abuse, le résoudre d'avance.
Remarquons aussi que ce problème n'est pas nouveau : il est né, pour ainsi dire, avec la médecine; on le retrouve, se transformant aux diverses périodes de l'histoire, dans la rivahté des écoles de Cos et de Cnide, dans les querelles du dogmatisme, de l'empirisme et du méthodisme, dans les controverses de Galien contre ses prédécesseurs ou ses contemporains, au temps des premiers réformateurs de la médecine comme au temps