INFLUENCE DE GALIEN SUR LA LOGIQUE
Autant que nous pouvons en juger par ses ouvrages
médicaux, Galien suivait ordinairement la dialectique
1. Voyez Zeller, Pliilo.s. der Griechen, 2® édit., t. III, p. 324-325.
2. Nous devons avertir que dans ce travail nous avons pris les mots dialectique, ou logique, physique, et éthique ou morale, dans le sens large qu'ils avaient pour les philosophes anciens; ces trois grandes divisions embrassaient tout le cercle des connaissances humaines considérées au point de vue ilc la philosophie.
(lis 1>K GALIEN
OU la logique d'Arislole. Ainsi'nous lisons dans le onzième livre Sur la différence du pouls' : k La ditîérence du pouls selon la grandeur et la pelilesse n'esl pas nue qualité, à moins qu'on ne veuille également donner ce nom à la propriété d'être long de trois brasses; je penserais volontiers que c'est une quantité; mais je sais aussi qu'il y a eu des discussions sur la question de savoir si le pouls gi^and et petit signifie une quantité (un quantiun), ou, ce qui est- plus exact, une relation dans la catégorie de la quantité, mais nullement dans celle de la qualité; il en est de même pour le rhythme, l'ordre et le désordre, l'égalité et l'inégalité ; car il est clair que toutes ces différences tombent sous la relation. » Il n'est pas difficile de reconnaître ici les catégories d'Aristote.
Galien- ne s'écarte que très-peu de la manière dont Aristote distinguait les 'diverses espèces de causes; il admet la cause principale, puis le but, la cause formelle (c'est-à-dire la cause qui fait cjuune chose est bie7i ce quelle est),- la cause matérielle et la cause or- ^«r«zç'?/eoudumoyen. Galien en ajoute une cinquième, y exemplaire ^, ce qui semble être une réminiscence de la doctrine des idées de Platon '.
Il admet également la distinction ])éripalélicicnne ,de l'être en puissance et dej'être en acte. C'est ainsi,