Cf. Pranll, Histoire de la loijique, p. 370 et
2,. Sopli. elenclt., i, 3.
3. Insoph. elench., i p. 29&1', t. IV, éd. de tierlin. —Ou doute de rautheulicilé de ce commentaire; mais ce doute n'infirme en rien noire conclusion, pui.<que l'autiur serait eu tous cas postérieur ;ï Galien.
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La dociiine de Galien sur la nature est assez confuse : ici il en fait une force, et là un être; tantôt il entend ce mot dans le sens universel, tantôt dans le sens particulier; aussi est-il très-difficile, pour ne pas dire impossible, de tirer quelques notions générales des diverses définitions que nous trouvons dans ses nombreux ouvrages, où les opinions de ses devanciers sont presque toujours placées à côté de celles qui lui sont propres.
Ainsi Galien admet, dans plusieurs passages, la définition que l'on retrouve le plus souvent dans les écrits liippocraliques, c'est-à-dire que la nature est la substance universelle formée parle mélange des quatre éléments, quelquefois des quatre humeurs '. Ailleurs-, on lit : (( La nature est la substance première qui forme la base de tous les corps nés et périssables, » ou bien encore « la nature est une force, une faculté mise en nous, qui gouverne le corps avec ou sans notre volonté ^. » Dans le livre Sur le tremblement^ lespalpi-
1. Cf. parliciil. : De leiup,, m, i; 1. 1, p. 675; Coin, in Ai)'i., i!i, 34, t. XVII'', )). 5:29; Com. ii, in lih. de ml. hnm., §31, t. XV, \>. 57 0 et passiiii.
2. Cn)n. m in lib. Du hum., § 17, l. XVI, p. 423 ; Com. ], in lih. De nul. Iiom., proœm., t. XV, ji. 1-5. Voyez aussi Co)ii, in Apli., ili,> 34, t. XVlli., p. 532.
3. Dr si/mpt. causis, il, 1 initia, t. Vil, p. liS; Com. v, i)i Ejnd. VI, t; 1, initia, t. XVll'', p. 223; il dil, dans ce passage, rin'il csl inutile de s'encpiérir de l'essence de la nature «m de l'Ame. \Vi\. aussi De criiilnis, m, 5, 8, t. IX; p. 724 cl 73.0.
talions^ etc., il est dit en parlant de la chaleur innée : (( la nature et l'âme ne sont rien que cela, de sorte que vous ne vous tromperez pas en les regardant comme une substance qui se meut elle-même et se meut toujours ^ )) Sans nous arrêter à la singulière synonymie que Galien établit ici entre àmeti nature, il est évident qu'il se rapproche dans cet endroit de la définition d'Aristote, suivant qui « la nature est un principe ou une cause première de mouvement ou de repos, qui existe par elle-même et non par accident dans l'objet où elle existe'-^. »
Mais ce n'est pas tout encore ; dans le livre Sur les forces naturelles ^, en parlant de la formation du fo'tus, Galien reproche à Érasistrate son inconséquence (ît expose comment toutes les parties du fœtus se foi'menl du sang que fournit le corps de la mère ; puis il ajoute : « Je demanderais volontiersà Érasistrate dem'appvendre qui a changé le sang, qui l'a figé, qui lui a donné une autre forme ; il répondrait certainement : ou la nature ou la semence (il dirait la même chose dans les deux cas) ; car ce qui était auparavant la semence devient la nature quand elle commence à faire croître et à former l'ani mal. » — « Personne, dit-il dans un autre endroit ^ n'est assez stupide pour ne pas comprendre qu'il existe une cause de la formation du fœtus; nous la nommons
1. Cap. fi, t. VII, p. (ilG. Vojez aussi Coin, in Aph., i, iô, I. XVII'', p. Mil sqc}'. Consultez encore l'opuscule De innrusnio, cap. 3, t. VII, p. 675.