‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 37 sur 109 · De form. fœtus, caii. (1, I. IV, p. «87 et 68S · texte numérisé non relu

De form. fœtus, caii. (1, I. IV, p. «87 et 68S

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tous nature, sans savoir quelle esl sa substance ; mais comme j'ai montré que la construction de notre corps indique la sagesse et la puissance sublime de son créateur, je prie les philosophes de m'indiquer si celui qui Ta fait est un Dieu puissant et sage qui délibère d'abord comment il convient de construire le corps de chaque animal, et qui détermine ensuite la force par laquelle il pourra construire ce qu'il se proposait, ou si c'est une autre âme ('|j/;fi s-épa) différente de celle de Dieu. Ils diront que la substance de ce qu'on appelle nature, qu'elle soit corporelle ou incorporelle, n'atteint pas cette sagesse sublime, puisque^ selon eux, il est impossible de prouver qu'elle puisse agir avec tant d'art dans la formation du fœtus. Mais lorsque nous entendons dire cela à Épicure et à ceux qui croient que tout se fait sans providence, nous ne les croyons pas. ))

Quant à la manière téléologique (théorie des causes finales) de considérer la nature, elle est commune à Platon, à Aristote et à Galien ; il faut cependant remarquer que Platon n'a énoncé de vues semblable? qu'en générai, tandis qu'Aristote et Galien les ont appliquées aux détails. Voilà pourquoi la maxime aristotélicienne «/« /i«^z«'e/2e/ir/i7 rien envain^ » revient si souvent dans les œuvres du médecin de Pergame '^. Il faut avouer cependant que, dans ses vues générales sur la nature, il règne une très-grande indécision. Il admet bien un but dans la nature, mais il ne paraît pas

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