‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 4 sur 109 · INTRODUCTION. V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. V

de Broussais. Cet antagonisme tient à l'essence même des choses : un fait se présente toujours de deux façons, par ses apparences extérieures et particulières , et par ses causes plus profondes et plus générales ; l'esprit, suivant qu'il a plus d'aptitude ou plus de préparation, saisit soit surtout Tune, soit surtout l'autre de ces deux faces, soit toutes les deux ensemble.

Il ne serait pas malaisé, en prenant quelques-uns des ouvrages les plus saillants de notre époque, de démontrer qu'en ce moment, contrairement à l'assertion un peu trop absolue de M. Chauffard, il n'y a pas, même à Montpellier, un médecin sérieux, si ami des généralités, qu'il ne tienne grand compte de l'état local lorsqu'il se trouve auprès du lit d'un malade, ni, même à Paris, un médecin si aveuglément attaché aux unités morbides, qu'il ne se laisse guider dans le traitement non-seulement par la considération de l'état général, mais aussi par certaines notions sur la nature intime des maladies. Ces associations d'idées se font aujourd'hui à notre insu, lors même que les nécessités urgentes de la pratique laissent trop peu de temps ou trop peu de place pour qu'une théorie arrêtée et réfléchie puisse intervenir ; ce n'est donc guère qu'une question de plus ou de moins qui reste à débattre, soit avec M. Chauffard, soit entre Paris et Montpellier; cependant il vaut la peine, sous d'autres rapports, d'y regarder d'un peu près, afin de déterminer quelques-uns des points présentement en litige.

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