‹ La médicine, histoire et doctrinesChapitre 52 sur 109 · IJb, Slip, cit., viH, 1, I. V, 1). C · texte numérisé non relu

IJb, Slip, cit., viH, 1, I. V, 1). C

î)2 DE GALIKN

On sait que, selon les stoïciens, la règle suprême de la morale, celle qui résumait en elle toutes les autres, c'était de vivre selon la nature. Eh bien! Galien nous a conservé un endroit de Posidonius où ce dernier se vante que lui seul peut donner une explication satisfaisante de ce précepte: «L'homme, dit-il, vit d'accord avec les règles de la nature, qui suit en tout les commandements du démon intérieur, et qui n'a aucune indulgence pour l'autre démon, celui de la nature animale '. ))

Nous voyons de même, dans un autre passage -, que Posidonius, en professant cette opinion, croyait se conformer de nouveau aux stoïciens les plus anciens, à Zenon et à Cléanthe. Cependant Galien ne nous dit pas quels étaient les arguments dont il se servait pour prouver cette thèse; peut-être profitait-ll de ce que Zenon n'appelait pas encore les passions des jugements faux, mais des contractions, des abaissements, des morsures, des élévations et des élargissements de l'âme , qui étaient la suite de ces jugements ^

Pour s'expliquer ces définitions, il faut se rappeler que, pour les stoïciens, tout ce qui agit est un corps, que par conséquent, ils ne savaient concevoir l'âme que comme un corps. Ainsi Chrysippe définit l'âme un air (z7£j;xx) continu, né avec nous, qui se répand par tout le corps aussi longtemps que l'harmonie (crj;j.;j.e-:p(a) de la vie est dans le corps '.

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