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ET DE SES DOCTRINES PJllLOSUl'HlQUES. 'J3
Galieii nous fournit encore, sur le stoïcisme, quelques autres détails qu'on ne trouve pas ailleurs, et qui jettent un nouveau jour sur cette école célèbre. Ainsi nous savons par lui que, selon Diogène de Babylone, l'âme n'est qu'une évaporation de l'aliment, c'est-àdire du sang. Gomme Galien le remarque, ce philosophe se rapprochait évidemment, par cette définition, de la doctrine d'Empédocle et de Gritias, suivant qui l'âme était le sang '.
Ge n'est pas seulement le traité Des Opinions d'Hippocrate et de Platon qui contient des données intéressantes pour l'histoire de la philosophie. Dans son premier commentaire sur le livre hippocratique Des humeurs (t. XV, p. 37;, Galien nous a conservé une evplication curieuse de la manière dont Thaïes entendait que l'eau était le seul élément; il prétend même que cette explication a été tirée d'un livre authentique de Thaïes lui-même. Quoiqu'il y ait de bonnes raisons pour douter de l'authenticité d'un livre (le Thaïes arrivé jusqu'à Galien, le fait par lui-même ne nous semble pas dénué d'intérêt.
De même, àans son Ditrodiiction dialectique (p. 17- 20 et p. 36-45), Galien nous a conservé quelques fragments de la théorie des anciens sur les syllogismes hypothétiques qui peuvent servir à compléter ce que nous savions déjà sur ce sujet par Jean Philopone '\ Dans le dernier chapitre du traité Su?- les sophismes qui tiennent à la diction (t. XIV, p. 95-98), on