Voyez pages 7, 15, 90, 107 et
2. A Monsieur en apoplexie on administra onze onci's d'éniétique, deux bouteilles pleines d'eau d'Angleterre, de l'eau de Schafl'ouse, et on lui pratiqua en outre trois saignées. [Lettres de la princesse Puhitinc, ôans \a Revue (lermaiiiqiii- , iwin 186'2,p. 536.) Mme la dauphine ( la i'emme du Grand Daupliin; avait des vapeurs; on prit ces vapeurs pour de grandes maladies, et on lui lit taire tant de remèdes violents, qu'elle succomba (1 690) à ces remèdes bien plus qu'à ses maux. (Mme de Ca\lus). Voyez Appendice, n° V.
au vrai déluge d'horribles formules purgatives, le sang répandu à flots, rien n'y manque. Les hommes vraiment instruits, les praticiens habiles, ce sont les chirurgiens. Comparez Félix à Vallol ou d'Aquin! Avec quelle sûreté Félix opère le roi de la fistule ', avec quelle promptitude il lui remet une luxation du coude! Vallot saigne généreusement cinq fois dans la petite vérole et neuf dans une scarlatine ! Et c'est après cette scarlatine qu'il s'écrie : « Enfin Ton peut aussi assurer que tous les remèdes ont été donnés au roi ù àpropos, que toute la cour a vu et remarqué des effets miraculeux et extraordinaires, particulièrement dans l'extrémité de sa maladie et lorsque la nature était dans le dernier accablement, et qu'elle n'était plus en état de faire aucune chose de soi-même et de sa propre vertu. C'est particulièrement en cette occasion que l'on reconnaît visiblement la nécessité et l'excellence de la médecine.»
Et voyez quelle inconsistance, quelle vanité impatiente et quelles contradictions : Vallot prescrit au hasard des saignées, des purgatifs, des cordiaux dans cette fameuse scarlatine ; il a osé purger le septième jour de la maladie, un jour réservé pour les crises; il a imaginé de mettre des vésicatoires ; il n'y a pas d'éloges qu'il ne se donne à lui-même et à « ces deux remèdes qui méritent la gloire de la guérison du roi ; » cependant « le mal était de telle nature, qu'il ne pouvait être combattu par de si faibles armes; » on resaigne « pour plus grande assurance, » on repurge, on donne un bain
1. Voyez, à la suite du Journal, p. 305, l.i Vo/c de M. Li; lîoi sur l'opération dt> la Jistnie.