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2. En l(i58 Martinet {Portrait du roi dans la rjalcrie de M"'' de Slonipcnsicr, p. G, édil. de tiarthélemy) trouve encore à Louis XIV » celle couleur de la vertu que la pudeur a conservée tout entièrei » Dans cette même année, Mademoiselle écril que w le roi est fort propre h lire galant, mais qu'il ne trouve i)oinf de belle tournée à son point. » (lbid.,p. 'iUG.)
plicatiori à ces vertiges el toiirnofemenls de tête, que \ affection et l'assiduité avec lesquelles S. M. continuait ses soins aux affaires de l'Etat. Vallot ne manque jamais non plus une occasion de faire de la politique dans le Journal, Il traite fort mal la Fronde, célèbre rentrée du roi à Paris en 1652, se raille de Fouquet qu'on vient d'arrêter, et admoneste sévèrement la Provence sur son audacieuse révolte.
Le métier de médecin et celui de courtisan ne sufK-, sant pas à Vallot, il prend encore le rôle d'un impudent astrologue; il lit dans les constellations, connaît « les dispositions favorables en l'air et en la terre, » censure les mauvais principes, combat les faux prophètes, et, jusqu'à ce que les vents « lui tournent le dos, » fait des prédictions ridicules à tort et à travers, assure le roi que ses sujets pourront bien être décimés par toutes sortes de maladies populaires, mais que S. M. sera épargnée, car il ne meurt «personne de marque '. »
Le cynisme avec lequel les premiers médecins parlent des calamités qui ravagent la France et de la bonne santé du roi, a quelque chose de révoltant ; dans tout le Journal ]Q ne trouve qu'un seul passage où il semble que le roi el ses médecins aient songé qu'il y avait quelqu'un dans le monde à cùté de Louis XIV; ce passage même, où Vallot célèbre à la fois sa candeur, son dévouement pour les pauvres et l'extrême charité du roi, semble presque grotesque à force d'être boursouflé de flatterie et de vanité.