Schâffer, A il g. Zeitschr. f. Psych., 1879, H. 2 et
ÉTIOLOGIE
ling 1 , M me Tarnovsky 2 3 et Kovalevsky 8 . Ces différents auteurs ne sont d’ailleurs nullement d’accord sur la valeur nosologique de cette forme morbide. Les uns, comme Tilling, voudraient la considérer comme une entité pathologique, alors que Krafft-Ebing ne voit en elle qu’une sorte de variété de la mélancolie hypocondriaque; cette opinion nous semble la plus acceptable.
Le mode d’origine n’est pas toujours le même. Si dans certains cas la névralgie est le phénomène initial et semble donner naissance à la douleur morale, dans d’autres cas — les plus nombreux — la névralgie est un accident concomitant qui ne fait qu’exagérer un état psychique morbide déjà parfaitement constitué. Dans la plupart des observations publiées sur la dysthymia, ou, comme dit encore Schüle, la dysphrenia neuralgica, il s’agit de sujets entachés d’une lourde hérédité psychopathique et présentant souvent eux-mêmes les symptômes non douteux d’une névrose constitutionnelle, comme l’hystérie par exemple.
La symptomatologie psychique est des plus simples. A propos d’une névralgie quelconque le malade, déjà fortement hypocondriaque par nature, devient triste, perd le sommeil, pleure jour et nuit, ne cesse de se plaindre de sa douleur que rien ne calme.