XV iglesworth, Journal of mental Science, 1883, t. IV
ANATOMIE PATHOLOGIQUE
concluants. L’anémie, l’hyperêmie, l’œdème ont été tour à tour accusés. Kovalevsky 1 , qui a beaucoup étudié cette question, suppose que dans la mélancolie active c’est l’anémie qui est le premier phénomène morbide. Mais plus tarcU’accuinulation du sang veineux irrite les éléments nobles du cerveau et détermine cet état d’anxiété avec agitation caractéristique de la mélancolie active. A cette irritation par accumulation du sang non oxygéné s’ajoute à la longue la pression produite par le liquide œdémateux qui s’accumule petit à petit par suite de la stase veineuse.
D’après Huguenin on observerait dans certains cas de mélancolie active de la pachyméningite.
Il n’y a donc pas de lésion anatomo-pathologique - de la mélancolie. Y a-t-il du moins un centre émotionnel, dont l'altération produirait la tristesse et la dépression lypémaniaque? M. Luys 2 , qui avait observé que les hémiplégiques gauches manifestaient une émotivité morbide, a proposé de localiser la lésion anatomique de cet état affectif dans la partie supérieure de la circonvolution temporale droite. Pour M. Mairet 3 le siège des émotions dépressives se trouverait dans les parties de l’encéphale placée au-dessous de la scissure de Sylvius.
d. Kovalevsky, op. cil., p. 41.
2. Luys, Recherches sur les hémiplégies émotives, Encéphale, 1881, I, p. 379.