Schüle, Aligem. Zeitsc/ir. Psychiatrie, B. XXXII, H
Meynert 1 a cru remarquer que, dans presque tous les cas, il s’agissait d’une anémie cérébrale plus ou moins intense, observée par Douty 2 3 . A côté de l’anémie, Meynert a remarqué une autre particularité excessivement importante : il a trouvé notamment que le poids du cerveau d’un mélancolique est toujours considérablement inférieur au poids d’un homme normal. La plupart des cerveaux de mélancoliques pesaient à peine 4200 grammes; quelques-uns entre 1200 et 1300 grammes; et enfin, deux ou trois seulement (sur 300), entre 13 et 1400 grammes.
Les recherches de Wiglesworth 3 sur l’anatomie pathologique de la mélancolie avec stupeur ont donné les résultats microscopiques suivants : les cellules des différentes couches de la substance corticale ont perdu complètement leur forme pyramidale ; le contour de ces cellules est devenu dans certains endroits presque sphérique ; les cellules semblent remplies d’une substance granuleuse ; elles contiennent du pigment jaune; le noyau, au lieu d’être au centre, tend de plus en plus à s'approcher de la périphérie; enfin, ce noyau présente souvent dans sa partie centrale une tache blanchâtre.
Quant à la mélancolie active, les faits anatomopathologiques sont encore moins nombreux, mo ins