‹ La mélancolieChapitre 129 sur 153 · Esquirol, ouv. cité, p · texte numérisé non relu

Esquirol, ouv. cité, p

reux. Cependant, la crainte et la terreur ont pu modifier favorablement un délire mélancolique. Une femme, qui se croyait damnée et avoir le diable dans le corps, fut guérie par la crainte des bains frais dont on la menaçait chaque fois que son délire réapparaissait L « Les guérisons que l’on rapporte, dit Esquirol, et que l’on attribue à. l’influence, religieuse méritent d’être constatées. J’ai fait bien des tentatives, j’ai appelé à mon aide beaucoup et de bien respectables ecclésiastiques, mais rarement ai-je obtenu du succès s . »

Les émotions agissent par substitution un peu comme les convulsions dont Lorry disait : Spasmo spasmus solvitur. Il semble qu’une forte excitation du système nerveux le mette, comme le muscle dans le cas de l’excitation de son nerf, dans un état opposé à celui où il se trouvait primitivement.

L 'hypnotisme est un moyen thérapeutique qui participe des deux méthodes étudiées plus haut. Déjà au commencement du siècle on employait le magnétisme pour guérir la folie. Esquirol 3 , poussé par quelques enthousiastes, essaya le procédé et n’obtint aucune guérison. Dans ces dernières années, un certain nombre d’auteurs, parmi lesquels nous citerons M. Auguste Voisin 4 , ont déclaré avoir

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